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Élections régionales de 2016 en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale
71 sièges du Landtag
(Majorité absolue : 36 sièges)
le
Type d’élection Élection parlementaire
Corps électoral et résultats
Inscrits 1 333 298
Votants 821 645
61,63 %  +10,1
Votes exprimés 806 396
Votes nuls 15 249
13-06-20-erwin-sellering-07.jpg SPD – Erwin Sellering
Voix 246 393
30,68 %
 −5
Députés élus 26  −1
18-05-2017-Leif-Erik Holm-JonasR.jpg AfD – Leif-Erik Holm
Voix 167 453
20,85 %
Députés élus 18  +18
Lorenz Caffier CDU Parteitag 2014 by Olaf Kosinsky-9.jpg CDU – Lorenz Caffier
Voix 153 101
19,06 %
 −4
Députés élus 16  −2
Helmut Holter, DIE LINKE 03.jpg Linke – Helmut Holter
Voix 106 259
13,23 %
 −5,2
Députés élus 11  −3
Résultats du vote uninominal.
Carte
7e législature du Landtag
Diagramme
Ministre-président
Sortant Élu
Erwin Sellering
SPD
Erwin Sellering
SPD

Les élections régionales de 2016 en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (en allemand : Landtagswahl in Mecklenburg-Vorpommern 2016) se tiennent le dans le Land allemand de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, afin d'élire les députés de la septième législature du Landtag pour un mandat de cinq ans.

Sommaire

ContexteModifier

Depuis 1998, le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale est gouverné par un ministre-président social-démocrate.

À la suite des élections régionales du 4 septembre 2011, Erwin Sellering, au pouvoir depuis 2008, décide de reconduire la grande coalition que forment depuis 2006 le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) et l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU). Il renonce à rétablir la coalition rouge-rouge avec Die Linke, au pouvoir entre 1998 et 2006, et clairement majoritaire avec 41 députés sur 71, soit quatre sièges de moins que la majorité sortante.

En outre, pour la seconde fois après la Saxe en 2009, le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD) parvient à maintenir sa représentation parlementaire dans un Landtag.

Mode de scrutinModifier

Le Landtag de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (en allemand : Landtag Mecklenburg-Vorpommern) compte en principe 71 députés, élus à la proportionnelle de Hare suivant un mode de scrutin mixte.

Le jour du vote, chaque électeur dispose de deux voix. Avec la première (en allemand : Erststimme), il vote en faveur de l'un des candidats qui se présente dans sa circonscription, le Land en comptant trente-six, selon les modalités du scrutin uninominal majoritaire à un tour. Avec la seconde (en allemand : Zweitstimme), il vote en faveur d'une liste de candidats présentée par un parti au niveau du Land.

À l'issue du scrutin, l'ensemble des 71 sièges est réparti en proportion des secondes voix obtenus par chaque liste. Si un parti a des élus au scrutin uninominal (en allemand : Direktmandat), ceux-ci pourvoient en priorité les sièges alloués. Dans le cas où un parti remporte plus de députés de circonscription que la proportionnelle ne lui en attribue, il conserve ces mandats supplémentaires (en allemand : Überhangmandat) et les autres formations se voient attribuer des mandats complémentaires (en allemand : Ausgleichsmandat) afin de rétablir la proportionnalité du Landtag.

CampagneModifier

Principales forcesModifier

Parti Idéologie Chef de file Score en 2011
Parti social-démocrate d'Allemagne
Sozialdemokratische Partei Deutschlands
Centre gauche
Social-démocratie, troisième voie, progressisme
Erwin Sellering
(Ministre-président)
35,6 % des voix
27 députés
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
Christlich Demokratische Union Deutschlands
Centre droit
Démocratie chrétienne, libéral-conservatisme
Lorenz Caffier
(Ministre de l'Intérieur)
23,0 % des voix
18 députés
Die Linke Gauche
Socialisme démocratique, anticapitalisme
Helmut Holter 18,4 % des voix
14 députés
Alliance 90 / Les Verts
Bündnis 90/Die Grünen
Centre gauche
Écologie, progressisme
Silke Gajek 8,7 % des voix
7 députés
Parti national-démocrate d'Allemagne
Nationaldemokratische Partei Deutschlands
Extrême droite
Ultranationalisme, néonazisme, populisme
Udo Pastörs 6,0 % des voix
5 députés
Alternative pour l'Allemagne
Alternative für Deutschland
Droite
National-conservatisme, libéralisme économique
Leif-Erik Holm Inexistant

SondagesModifier

RésultatsModifier

Élections régionales de 2016 en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale[2]
Inscrits 1 333 298
Abstentions 511 653 38,37 %
Votants 821 645 61,63 %
Bulletins enregistrés 821 645
Bulletins blancs ou nuls 18 497 2,25 %
Suffrages exprimés 803 148 97,75 % 71 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) Erwin Sellering 246 393 30,68 %
26 / 71
  1
Alternative pour l'Allemagne (AfD) Leif-Erik Holm 167 453 20,85 %
18 / 71
  18
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) Lorenz Caffier 153 101 19,06 %
16 / 71
  2
Die Linke Helmut Holter 106 259 13,23 %
11 / 71
  3
Alliance 90 / Les Verts Silke Gajek 38 834 4,84 %
0 / 71
  7
Parti libéral-démocrate (FDP) Cécile Bonnet-Weidhofer 24 475 3,05 %
0 / 71
 
Parti national-démocrate d'Allemagne (NDP) Udo Pastörs 24 365 3,03 %
0 / 71
  5
Parti de protection des animaux (Tierschutzpartei) Robert Gabel 9 653 1,2 %
0 / 71
 
Parti des familles d'Allemagne (Familie) Dirk Martin 6 991 0,87 %
0 / 71
 
Freier Horizont Norbert Schumacher 6 592 0,82 %
0 / 71
 
Die PARTEI Björn Wieland 5 087 0,63 %
0 / 71
 
Électeurs libres (FW) Gustav Graf von Westarp 4 775 0,59 %
0 / 71
 
Parti des pirates (Piraten) Dennis Klüver 3 962 0,49 %
0 / 71
 
Autres listes Néant 5 208 0,65 %
0 / 71

AnalyseModifier

Les analystes mettent en avant la forte progression de la formation Alternative pour l'Allemagne (AfD) qui obtient 20,8 % des voix et les mauvais résultats de la CDU d'Angela Merkel qui est reléguée en troisième position, son pire résultat en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale depuis la réunification. Bien qu'arrivé en tête, le SPD subit un recul de 5,3 points et Die Linke un recul encore plus important de 5,8 points[3].

Pour The Telegraph, les électeurs allemands ont rejeté la « politique d'immigration porte ouverte » d'Angela Merkel[4]. Les reculs notables des partis de gauche et des Verts montrent que le vote AfD et anti-immigration possède une composante venant de la gauche[5].

Bien qu'étant arrivée à la deuxième place, l'AfD ne peut, comme en Saxe-Anhalt, influer sur la composition de la majorité parlementaire. En effet, les 26 députés du SPD et l'absence des écologistes permettent aux sociaux-démocrates de se maintenir au pouvoir et de choisir leur partenaire de coalition.

Passés sous le seuil électoral des 5 %, l'Alliance 90 / Les Verts (Grünen) et le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD) sont exclus du Landtag.

ConséquencesModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier