Élections législatives maliennes de 2020

Élections législatives maliennes de 2020
147 sièges de l'Assemblée nationale
(1er tour)
(2d tour)
Corps électoral et résultats
Inscrits 7 663 464
Votants 2 726 292
35,58 %  −3
Votes blancs et nuls 113 801
Ibrahim Boubacar Keïta par Claude Truong-Ngoc décembre 2013 (cropped).jpg Rassemblement pour le Mali – Ibrahim Boubacar Keïta
Sièges obtenus 51  −15
Logo Adéma-PASJ Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice.jpg Alliance pour la démocratie au Mali – Tiémoko Sangaré
Sièges obtenus 24  +8
Soumaïla Cissé 2013 Portrait.jpg Union pour la république et la démocratie – Soumaïla Cissé
Sièges obtenus 19  +2
Premier ministre
Sortant Élu
Boubou Cissé
Indépendant
Boubou Cissé
Indépendant

Les élections législatives maliennes de 2020 se déroulent les 29 mars et 19 avril 2020 après plusieurs années de reports afin de renouveler les 147 membres de l'Assemblée nationale du Mali. Elles sont perturbées par l'enlèvement du chef de file du parti d'opposition Union pour la république et la démocratie, Soumaïla Cissé par un groupe armé dans la région de Tombouctou le 25 mars.

ContexteModifier

L'élection doit initialement avoir lieu peu après la présidentielle de 2018 ayant vu la victoire du président sortant Ibrahim Boubacar Keïta. Son parti, le Rassemblement pour le Mali, avait remporté 66 sièges sur 147 aux précédentes législatives en 2013. D'abord prévues les 28 octobre et 18 novembre 2018, les élections sont reportées d'un mois à la suite d'une grève des magistrats ayant entrainé des délais supplémentaires dans le dépôt des candidatures[1]. Le 15 octobre, la Cour constitutionnelle reporte finalement le scrutin à avril 2019 en prorogeant de six mois le mandat des députés. Cette décision, qui a lieu peu de temps après la présidentielle, est alors officiellement justifiée par l'objectif d'une meilleure organisation du scrutin dans un climat politique plus serein et afin de donner plus de temps au gouvernement pour l'application des réformes institutionnelles prévues dans l'accord de paix de 2015. La décision de la cour ainsi que le silence de l'opposition sont cependant très critiqués au sein de l'opinion publique, qui y voit le signe de négociations en coulisse entre les deux camps[2].

Outre le renouvellement du Parlement élu en 2013 - qui devait l'être en 2018 -, les enjeux de ce scrutin sont jugés particulièrement importants[3] car il doit permettre de faire avancer l'application des accords d'Alger entre les groupes armés indépendantistes et le gouvernement central[3].

Le 22 avril 2019, le président nomme pour nouveau Premier ministre Boubou Cissé. Le 2 mai suivant, un gouvernement d'ouverture est finalement formé auquel participe une grande partie de l'opposition. Malgré l'échec de la formation d'un gouvernement d'« union nationale » regroupant l'ensemble des partis du pouvoir et de l'opposition, le principe d'une application des accords d'Alger et de la mise en œuvre de réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales est acté[4],[5].

Le gouvernement malien fait voter le 7 juin 2019 la prorogation du mandat des députés jusqu'au 2 mai 2020, afin de permettre de mettre en œuvre son projet de révision constitutionnelle. La prorogation est ensuite votée au deux tiers des membres de l'assemblée, puis présentée pour avis à la Cour constitutionnelle qui l'approuve[6]. Après un dialogue national avec l'ensemble de la classe politique ainsi que des ex-rebelles, achevé le 22 décembre, le gouvernement finit par annoncer le nouveau calendrier électoral le 22 janvier 2020[7]. Les élections sont finalement convoquées pour le 29 mars suivant, avec des seconds tours éventuels le 19 avril dans les circonscriptions mise en ballotage. Les candidats ont jusqu'au 13 février pour présenter leurs candidatures, avant une période de campagne électorale à partir du 8 mars[8],[9].

Les élections ont lieu dans un contexte de violences indépendantistes et djihadistes dans le nord et le centre du pays depuis 2012[3]. Autour de Tombouctou, des djihadistes mènent des raids d'intimidation à moto pour menacer les habitants et les dissuader de voter[3]. Le 25 mars 2020, le convoi de Soumaïla Cissé, le chef de file de l'Union pour la république et la démocratie, est attaqué par des hommes à moto[10]. Son garde du corps est tué, deux de ses proches sont blessés, Cissé et onze membres de son équipe de campagne sont enlevés[10]. Cinq des otages seront ensuite libérés pour aller annoncer aux autorités maliennes que Cissé était gardé vivant[10]. La piste de djihadistes liés à Al-Qaïda est privilégiée sans être confirmée au vu du contexte sécuritaire et politique du Mali[10]. Le 3 avril, entre les deux tours, des négociations permettent de libérer tous les otages sauf Cissé lui-même[11].

Peu de temps avant le premier tour, le Mali est atteint à son tour par la pandémie de covid-19, ce qui amène à déclarer le couvre-feu, à fermer les écoles et à imposer des restrictions aux activités[3].

Mode de scrutinModifier

 
Intérieur de l'assemblée, à Bamako.

L'Assemblée nationale est l'unique chambre du parlement monocaméral du Mali. Elle est composée de 147 sièges pourvus pour cinq ans selon un mode de scrutin mêlant scrutin uninominal majoritaire à deux tours et scrutin majoritaire plurinominal.

Sont ainsi à pourvoir 147 sièges dans 125 circonscriptions électorales correspondant à un siège par tranche de 60 000 habitants, avec un député minimum et un autre supplémentaire pour une éventuelle tranche restante de 40 000 habitants. Ces circonscriptions sont pourvues pour celles d'un seul siège au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, et pour celles de plusieurs sièges au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours via des listes bloquées.

Dans la pratique, les électeurs votent pour un candidat ou une liste de candidats, et celui ou celle qui arrive en tête avec plus de 50 % des voix au premier tour est élu. À défaut, un second tour est organisé entre les deux candidats ou listes arrivés en tête, et celui ou celle recueillant le plus de voix est élu[12],[13].

RésultatsModifier

Les partis maliens forment traditionnellement de larges coalitions hétéroclites dont la composition change d'une circonscription plurinominale à une autre, rendant impossible la compilation de résultats en voix pour chacun des partis au niveau national[14].

Résultats des législatives maliennes de 2020[15],[16],[17],[18],[19],[20],[14]
Partis Sièges
Premier
tour
Second
tour
Total +/-
Rassemblement pour le Mali (RPM) 10 41 51   15
Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma-PASJ) 2 22 24   8
Union pour la république et la démocratie (URD) 4 15 19   2
Mouvement pour le Mali (MPM) 0 10 10 Nv
Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba) 3 3 6   4
Convergence pour le développement du Mali (Codem) 0 5 5  
Alliance pour la solidarité au Mali (Asma) 0 4 4   1
Union pour la démocratie et le développement (UDD) 0 4 4   3
Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi) 1 2 3   2
Yéléma 1 1 2   2
Parti pour la renaissance nationale (Paréna) 0 2 2   1
Convention sociale démocrate (CDS-Mogotiguiya) 0 2 2  
Parti pour la restauration des valeurs du Mali (PRVM) 0 1 1  
Union malienne du Rassemblement démocratique africain (UMRDA) 1 0 1   1
Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES) 0 1 1   2
Alliance pour la république (APR) 0 1 1 Nv
Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) 0 1 1   2
Union des forces démocratiques pour le progrès (UFDP) 0 1 1   1
Parti Mali kanu (PMK) 0 1 1 Nv
Parti socialiste Yelen Kura (PS Yelen Kura) 0 1 1 Nv
Autres partis 0 5 5 -
Indépendants[21] 0 2 2   2
Total 22 125 147  
Données chiffrées Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Suffrages exprimés 2 603 157 95,48 2 186 077 92,67
Votes blancs et nuls 113 801 4,17 51 989 2,21
Votes invalidés 9 334 0,35 120 843 5,12
Total 2 726 292 100 2 358 909 100
Abstentions 4 937 172 64,42 4 332 396 64,75
Inscrits / participation 7 663 464 35,58 6 691 305 35,25

Par régionModifier

Premier tourModifier

Votes par région au premier tour[15]
Région
ou district
Votes Inscrits Partici-
pation
Valides Nuls Invalidés Total
Kayes 357 592 20 056 0 377 648 972 188 38,85
Koulikoro 399 580 20 902 0 420 482 1 179 404 35,65
Sikasso 474 393 20 276 0 494 669 1 318 312 37,52
Ségou 150 639 19 714 9 212 470 353 1 171 595 40,15
Mopti 348 806 13 940 0 371 958 1 033 152 36,00
Tombouctou 190 409 4 687 0 195 096 381 199 51,18
Gao 196 348 4 270 0 200 618 303 805 66,04
Kidal 32 539 365 0 32 904 38 325 85,86
Bamako 152 851 9 591 122 162 564 1 265 484 12,85
Total national 2 603 157 113 801 9 334 2 723 292 7 663 464 35,58

Second tourModifier

L'ensemble des sièges de la région de Kidal ayant été pourvus au premier tour, aucun vote ne s'y tient au second.

Votes par région au second tour[19]
Région
ou district
Votes Inscrits Partici-
pation
Valides Nuls Invalidés Total
Kayes 241 297 6 410 0 247 707 610 036 40,61
Koulikoro 390 330 10 315 6 025 406 670 1 179 404 34,48
Sikasso 430 837 9 806 65 828 506 471 1 318 312 38,42
Ségou 368 526 9 033 0 377 559 982 507 38,43
Mopti 375 260 6 027 13 870 395 157 920 807 42,91
Tombouctou 134 398 1 267 0 135 665 221 419 61,27
Gao 121 699 1 365 0 123 064 193 336 63,65
Bamako 123 730 7 766 35 120 166 616 1 265 305 13,17
Total national 2 186 077 51 989 120 843 2 358 909 6 691 305 35,25

ViolencesModifier

Le premier tour organisé le 29 mars est marqué par l'enlèvement de plusieurs présidents de bureau de vote tandis que des urnes sont volées et détruites[3]. Autour de Tombouctou, des raids d'intimidation à moto sont menés par des djihadistes pour menacer les habitants et les dissuader d'aller voter. En tout, environ un millier de bureaux de vote n'ont pas pu ouvrir, sur un peu plus de 22 000 bureaux dans le pays[3].

Lors du deuxième tour le 19 avril, un autre président de bureau de vote est enlevé et les représentants de la commission électorale chassés par des hommes armés à Ouro-Mody (région de Mopti au centre)[22]. Dans les communes de Sosobé et Togorougoumbé (Centre), le vote n'a pas eu lieu à cause des djihadistes qui ont menacé de s'en prendre aux électeurs[22]. Des inconnus saccagent le matériel électoral à Gossi (nord). Les électeurs ne peuvent pas non plus aller voter à Talataye et Ouattagouna (Cercle d'Ansongo), Gabéro et plusieurs communes autour de Tombouctou (nord)[22].

Analyse et conséquencesModifier

Premier tourModifier

Un total de 1 417 candidats répartis dans 547 listes s'affrontent au premier tours - dont 430 femmes[23]. Selon les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle le 9 avril, la participation s'élève à 35,58 % pour le premier tour, avec des taux plus élevé dans les campagnes que dans les grandes villes, dont la capitale Bamako. L'insécurité régnant dans le nord du pays empêche l'ouverture de 797 bureaux de vote sur 22 147, totalisant 208 508 inscrits, tandis que la tenue des deux tours de scrutin malgré la progression de la pandémie de Covid-19 sur le continent fait l'objet d'une polémique, une partie de la population souhaitant un report. Le gouvernement refuse cependant de repousser à nouveau le scrutin après deux ans de report successifs, jugeant essentiel de relégitimiser l'assemblée dans le cadre du processus de paix dans le nord du pays[24],[25]. Le scrutin a ainsi lieu dans le contexte d'une accélération du retour dans le Nord des réfugiés, cinq ans après l'accord de paix d'Alger[23],[26],[27]. Le faible taux de participation aux législatives est par ailleurs largement relativisé, celui ci n'ayant jamais dépassé plus de 40 % depuis l'avènement du multipartisme au Mali[28].

Vingt deux candidats sont élus dès le premier tour, dont notamment le chef de l'opposition et dirigeant de l'Union pour la république et la démocratie Soumaïla Cissé - enlevé par de présumés djihadistes peu avant avant le scrutin -, ainsi que le président de l'Alliance démocratique pour la paix-Maliba, Aliou Boubacar Diallo. Ceux-ci confirment leur statut de poids lourd de la classe politique malienne, deux ans après leur arrivée respectivement en deuxième et troisième place de l'élection présidentielle[29]. Malgré l'arrivée largement en tête du Rassemblement pour le Mali avec au moins huit députés élus sans ballottage, plusieurs autres partis de la mouvance présidentielle ou de l'opposition parviennent également à décrocher des sièges dès le premier tour[30]. Pour la première fois depuis 2002, aucun candidat du Rassemblement pour le Mali ne parvient ainsi à obtenir d'emblée la majorité absolue dans la commune IV de Bamako, fief du président Ibrahim Boubacar Keïta[31].

Dans certaines régions du nord, le large taux de participation atteint plus de 85 % notamment à Kidal pour une moyenne nationale de 35,6 %, avec des députés élus avec 91 % ou 97 % des suffrages, ce qui amène des observateurs à envisager une possibilité de fraude[3].

Deuxième tourModifier

Les 5 et 19 juin, à l'appel de l'imam Mahmoud Dicko, des dizaines de milliers de manifestants sortent dans les rues pour réclamer la démission du président Keïta[32]. Cinq membres de la Cour constitutionnelle démissionnent[33]. Le 10 juillet, lors de la troisième journée de mobilisation, des heurts se produisent, provoquant plusieurs morts ; des dirigeants de la coalition de l'opposition sont arrêtés puis relâchés[34]. Le président décide alors de dissoudre la Cour constitutionnelle[35]. Sa composition est intégralement renouvelée le 7 août[36].

SuitesModifier

Le 18 août 2020, le président Keïta et son Premier ministre, Boubou Cissé, sont arrêtés par une garnison de militaires en révolte[37],[38]. La nuit suivant son arrestation, le président de la République, toujours détenu par l'armée et les putschistes dans le camp militaire Soundiata-Keïta de Kati, annonce au cours d'une allocution vers minuit, masque sur la bouche, sur la télévision publique ORTM, la dissolution du parlement et du gouvernement, ainsi que sa démission de ses fonctions de chef de l'État[39],[40].

Notes et référencesModifier

  1. « Mali: les élections législatives reportées d'un mois », sur Le Figaro (consulté le 13 septembre 2018)
  2. Welle (www.dw.com), « Mali: les vraies raisons du report des législatives - DW - 16.10.2018 », sur DW.COM (consulté le 5 août 2020)
  3. a b c d e f g et h « Mali : les élections législatives sont maintenues malgré les violences jihadistes et le Covid-19 », sur france24.com, (consulté le 19 avril 2020)
  4. « Dialogue politique inclusif au Mali: Le bout du tunnel? », sur mali24.info (consulté le 5 août 2020)
  5. « Mali : un cabinet de large ouverture, à défaut d’un gouvernement d’union nationale », sur La Tribune (consulté le 5 août 2020)
  6. « Mali : adoption d’un projet de loi prolongeant le mandat des députés jusqu’en 2020 », sur jeuneafrique.com, (consulté le 5 août 2020)
  7. https://www.facebook.com/RFI, « Mali: le dialogue national inclusif s’achève sur quatre résolutions », sur RFI, (consulté le 26 janvier 2020).
  8. « Mali : le premier tour des élections législatives fixé au 29 mars prochain », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 26 janvier 2020).
  9. https://www.facebook.com/RFI, « Mali: la date des élections législatives est fixée au 29 mars », sur RFI, (consulté le 26 janvier 2020).
  10. a b c et d « Mali : le chef de l'opposition Soumaïla Cissé a été enlevé », sur france24.com, (consulté le 27 mars 2020)
  11. « Le chef de l'opposition malienne Soumaïla Cissé, enlevé le 25 mars, va "bien" », sur france24.com, (consulté le 4 avril 2020)
  12. Mali Assemblée nationale Union Interparlementaire
  13. Mali Election Passport
  14. a et b (en) « Republic of Mali legislative election of march-april 2020 », sur psephos.adam-carr.net (consulté le 1er juin 2020).
  15. a et b Résultats définitifs premier tour
  16. Résultats complets du premier tour par circonscriptions
  17. « maliweb.net - Mali : La Cour Constitutionnelle valide l’élection de 22 députés dès le 1er premier tour », sur www.maliweb.net, (consulté le 10 avril 2020).
  18. Résultats définitifs second tour
  19. a et b Résultats détaillés second tour
  20. « Proclamation définitive du 2e tour des législatives : Le RPM sort vainqueur mais ne peut s’imposer - Bamada.net », sur bamada.net (consulté le 5 mai 2020).
  21. Deux sièges de la Liste indépendante Mali qui bouge « Alliance Amakene »
  22. a b et c « Au Mali, le second tour des législatives perturbé dans le Centre et le Nord », sur france24.com, (consulté le 20 avril 2020)
  23. a et b (en) « Proclamation des résultats provisoires des législatives par l’administration : / Un taux de participation de 35.73% : / Au moins 17 candidats élus dès le 1er tour • Malijet.co * Mali », sur Malijet.co, (consulté le 4 avril 2020).
  24. « Elections législatives au Mali : l'insécurité et le coronavirus ont refroidi les électeurs », sur Franceinfo, (consulté le 4 avril 2020).
  25. « Au Mali, faible participation aux législatives, marquées par des violences djihadistes et le coronavirus », sur Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 5 avril 2020).
  26. Oumou Traoré, « Mali: Élections législatives du 29 mars 2020 : Un dimanche pas comme les autres », sur Mali Actu (consulté le 4 avril 2020).
  27. « Gao : Retour massif des réfugiés », sur L'ESSOR, (consulté le 4 avril 2020).
  28. « Législatives 2020: Une participation en deçà des élections de 2013 », sur www.maliweb.net, (consulté le 4 avril 2020).
  29. « Législatives mars-avril 2020 : La quasi-totalité des ténors au second tour ! », sur www.maliweb.net, (consulté le 4 avril 2020).
  30. « Mali: dix-sept députés élus au premier tour, une participation de 35,7% », sur RFI, (consulté le 4 avril 2020).
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  32. « Mali : une coalition d’opposants réclame la démission du président IBK sur fond de crise sociale », sur Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 21 juin 2020).
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  36. « Mali: les neuf membres de la Cour constitutionnelle nommés », sur Le Figaro.fr, lefigaro, (ISSN 0182-5852, consulté le 19 août 2020).
  37. « Mali : Ibrahim Boubacar Keïta a été arrêté par des militaires – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 18 août 2020)
  38. « Le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, arrêté avec son premier ministre par des militaires en révolte », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 18 août 2020)
  39. « Mali-Démission du président Keita après la mutinerie militaire », sur www.zonebourse.com, (consulté le 19 août 2020).
  40. AFP, « Le président du Mali annonce sa démission », sur Le Journal de Montréal (consulté le 19 août 2020)