Élections législatives lituaniennes de 2020

Élections des députés du Seimas (Parlement lituanien)

Élections législatives lituaniennes de 2020
141 sièges du Seimas
(Majorité absolue : 71 sièges)
11 et
Corps électoral et résultats
Inscrits 2 457 722
Votants 1 168 607
47,55 % en diminution 3,1

Votes blancs et nuls 41 246
Ingrida Simonyte 2019.jpg TS-LKD – Ingrida Šimonytė
Voix 290 012
24,82 %
en augmentation 3,1
Sièges obtenus 50 en augmentation 19
Saulius Skvernelis.jpg LVŽS – Saulius Skvernelis
Voix 204 473
17,50 %
en diminution 4
Sièges obtenus 32 en diminution 22
Antanas G.jpg DP – Antanas Guoga
Voix 110 566
9,46 %
en augmentation 4,8
Sièges obtenus 10 en augmentation 8
Gintautas Paluckas.png LSDP – Gintautas Paluckas (lt)
Voix 108 236
9,26 %
en diminution 5,2
Sièges obtenus 13 en diminution 4
Aušrinė Armonaitė.png LP (lt) – Aušrinė Armonaitė (lt)
Voix 105 455
9,02 %
Sièges obtenus 11 en augmentation 11
Fondation Neva Women's Grand Prix Geneva 11-05-2013 - Viktorija Cmilyte.jpg LRLS – Viktorija Čmilytė
Voix 79 308
6,79 %
en diminution 2,3
Sièges obtenus 13 en diminution 1
Premier ministre
Sortant Élue
Saulius Skvernelis
LVŽS
Ingrida Šimonytė
TS-LKD

Les élections législatives lituaniennes de 2020 (en lituanien : 2020 m. Lietuvos Respublikos Seimo rinkimai) ont lieu les dimanches et , afin d'élire pour quatre ans les 141 députés de la 8e législature du Seimas.

Le parti d'opposition Union de la patrie - Chrétiens-démocrates (TS-LKD) arrive en tête avec plus d'un tiers des sièges devant l'Union agraire et des verts du Premier ministre Saulius Skvernelis, qui enregistre un fort recul.

La cheffe de file de la TS-LKD, Ingrida Šimonytė, forme un gouvernement de coalition avec le Parti de la liberté et le Mouvement libéral, et devient Première ministre.

ContexteModifier

Les élections législatives d'octobre 2016 voient la victoire surprise de l'Union lituanienne agraire et des verts (LVŽS) qui, bien que manquant de peu la première place au niveau national au premier tour en arrivant derrière l'Union de la patrie, remporte de loin le scrutin au second tour. Quasi inexistant avant le scrutin, la LVZS profite du mécontentement des électeurs envers les partis traditionnels et totalise ainsi 54 sièges sur 141. Le Parti social-démocrate (LSDP) du Premier ministre sortant Algirdas Butkevičius, grand perdant des élections législatives, arrive en troisième place et perd plus de la moitié de ses sièges, tandis que ses partenaires de coalition s'effondrent[1],[2].

Le chef de l'union agraire, Ramūnas Karbauskis, se voit confier le la tâche de former une majorité gouvernementale par la présidente de la République Dalia Grybauskaitė[3]. Le suivant, le parti signe un accord en vue de la formation d'un gouvernement de coalition avec le Parti social-démocrate, les deux formations disposant ensemble d’une fragile majorité absolue d'un seul siège. Sur proposition de Karbauskis, Saulius Skvernelis devient Premier ministre[4].

La décision de former une coalition avec l'Union agraire aboutit cependant à une scission au sein du Parti social-démocrate lorsqu'un vote de ses militants appelle à y mettre fin l'année suivante. Une partie de ses députés favorables à la poursuite de la coalition le quittent pour former le Parti social-démocrate travailliste qui, fort de 11 députés, reforme un gouvernement minoritaire avec l'Union agraire tandis que le Parti social-démocrate rejoint l'opposition[5]. La perte du soutien d'une partie des députés de son partenaire force le gouvernement à conclure un accord avec le parti Ordre et justice, qui fournit dès lors au Gouvernement Skvernelis un soutien sans participation[6].

À la suite de son échec à se qualifier pour le second tour de l'élection présidentielle de mai 2019, Saulius Skvernelis annonce qu'il démissionnera de ses fonctions le , soit le jour de la prise de serment du président élu. Il déclare ainsi « Mon échec à parvenir au second tour reflète l’estimation portée sur moi en tant qu’homme politique. J’accepte cette estimation et me dois de prendre cette décision. »[7]. Skvernelis revient cependant par la suite sur cette décision en décidant de rester en poste jusqu'aux législatives de 2020[8].

Système électoralModifier

 
Le palais du Seimas à Vilnius.

Le Seimas est un parlement unicaméral doté de 141 sièges pourvus pour quatre ans selon un mode de scrutin parallèle. Sont ainsi à pourvoir 71 sièges selon une version modifiée du scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans autant de circonscriptions électorales. Les candidats arrivés en tête au premier tour sont élus s'ils obtiennent la majorité absolue de l'ensemble des voix, y compris les votes blancs et nuls, et si la participation franchit le quorum de 40 % des inscrits sur les listes électorales dans leurs circonscriptions. À défaut, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête, et celui recueillant le plus de voix est élu. Cependant, si la participation est là aussi inférieure à 40 %, l'ensemble du processus électoral est recommencé dans la circonscription concernée[9],[10].

À ces sièges majoritaires se rajoutent 70 sièges pourvus au scrutin proportionnel plurinominal avec listes ouvertes, vote préférentiel et seuil électoral de 5 % dans une unique circonscription nationale. Les électeurs ont la possibilité d'exprimer un vote préférentiel pour l'un des candidats de la liste qu'ils choisissent afin de faire monter sa place dans celle-ci. Après décompte des suffrages, les sièges sont répartis selon la méthode de la plus forte moyenne à toutes les listes ayant franchi le seuil électoral. Ce dernier est fixé à 5 % de l'ensemble des votes valides, blancs et nuls, mais passe à 7 % pour les coalitions de plusieurs partis. Une fois que les listes se sont vu allouer leurs sièges, ceux-ci sont répartis en priorité aux candidats ayant recueilli le plus de votes préférentiels[9],[10].

Un référendum constitutionnel d'origine populaire organisé en prévoyait une réduction de 141 à 121 du nombre de parlementaires, mais son résultat n'a pas été validé du fait d'une participation insuffisante.

Forces en présenceModifier

Principaux partis
Parti Idéologie Tête de liste Résultats en 2016[a]
Union de la patrie - Chrétiens-démocrates
Tėvynės sąjunga - Lietuvos krikščionys demokratai (TS-LKD)
Centre droit
Conservatisme, démocratie chrétienne, libéralisme
Ingrida Šimonytė 21,70 %
31 sièges
Union agraire et des verts
Lietuvos valstiečių ir žaliųjų sąjunga (LVŽS)
Centre à centre droit
Agrarisme, technocratie, conservatisme
Saulius Skvernelis
(Premier ministre)
21,53 %
54 sièges
Parti social-démocrate
Lietuvos socialdemokratų partija (LSDP)
Centre gauche
Social-démocratie, progressisme
Gintautas Paluckas 14,42 %
17 sièges
Parti social-démocrate travailliste
Lietuvos socialdemokratų darbo partija (LSDDP)
Centre à centre gauche
Social-démocratie, europhilie, troisième voie
Gediminas Kirkilas Scission du LSDP
Mouvement libéral
Lietuvos Respublikos Liberalų sąjūdis (LRLS)
Centre droit
Libéralisme, europhilie
Viktorija Čmilytė 9,06 %
14 sièges
Action électorale polonaise
Lietuvos lenkų rinkimų akcija (LLRA)
Centre droit
Défense des Polonais en Lituanie, démocratie chrétienne, russophilie
Valdemar Tomaševski 5,48 %
8 sièges
Parti du travail
Darbo partija (DP)
Centre
Social-libéralisme, populisme
Antanas Guoga 4,68 %
2 sièges
Parti de la liberté (LP)
Laisvės partija (LP)
Centre
Social-libéralisme, droits LGBT, féminisme, europhilie
Aušrinė Armonaitė Scission du LRLS

SondagesModifier

Intentions de vote depuis les élections législatives de 2016.

RésultatsModifier

Résultats préliminaires des législatives lituaniennes de 2020[11]
 
Parti Proportionnelle[12] Circonscriptions Total +/-
Premier tour[13] Second tour[14]
Votes % +/- Sièges Votes % Sièges Votes % Sièges
Union de la patrie - Chrétiens-démocrates (TS-LKD) 290 036 24,82   3,12 23 267 976 22,94 1 352 566 38,42 26 50   19
Union agraire et des verts (LVŽS) 204 482 17,50   4,03 16 169 551 14,51 0 209 714 22,85 16 32   22
Parti du travail (DP) 110 547 9,46   4,78 9 88 083 7,54 0 8 077 0,88 1 10   8
Parti social-démocrate (LSDP) 108 244 9,26   5,16 8 130 559 11,17 0 75 560 8,23 5 13   4
Parti de la liberté (LP) 105 474 9,03 Nv 8 69 740 5,97 0 68 630 7,48 3 11   11
Mouvement libéral (LRLS) 79 310 6,79   2,27 6 102 586 8,78 0 57 671 6,28 7 13   1
Action électorale polonaise (LLRA) 56 353 4,82   0,66 0 52 905 4,53 2 14 835 1,62 1 3   5
Parti social-démocrate travailliste (LSDDP) 37 043 3,17 Nv 0 51 229 4,41 0 26 198 2,85 3 3   3
Parti du centre (CPT) 26 686 2,28 N/a 0 20 474 1,75 0 5 405 0,59 0 0   1
Alliance nationale (NS) 24 921 2,13 Nv 0 14 938 1,28 0 0  
Union de la liberté (PLT) 23 266 1,99 N/a 0 28 568 2,44 0 9 631 1,05 1 1   7
Parti vert (LŽP) 19 156 1,64   0,30 0 35 174 3,01 0 6 648 0,72 1 1  
La Voie du courage (DK) 13 187 1,13   0,86 0 2 573 0,22 0 0  
La Lituanie pour tout le monde (PLV) 11 221 0,96 N/a 0 7 692 0,66 0 0  
Union chrétienne (KS) 8 791 0,75 Nv 0 17 360 1,49 0 0  
Union de la solidarité intergénérationnelle (KSSSL) 5 770 0,49 N/a 0 2 753 0,24 0 0  
Parti populaire (LLP) 2 936 0,25   0,76 0 1 087 0,09 0 0  
Indépendants 43 756 3,74 0 41 936 4,57 4 4  
Votes blancs et invalides[b] 41 261 3,53   0,59 61 615 5,27 36 526 3,98
Votes valides 1 127 423 96,47 1 107 003 94,73 881 148 96,02
Votes blancs et invalides 41 261 3,53 61 615 5,27 36 526 3,98
Total 1 168 684 100 - 70 1 168 618 100 3 917 674 100 68 141  
Abstentions 1 289 038 52,45 1 289 104 52,45 1 438 052 61,04
Inscrits / participation 2 457 722 47,55 2 457 722 47,55 2 355 726 38,96

CartesModifier

Premier tourModifier

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Second tourModifier

AnalyseModifier

Comme en 2016, le premier tour de scrutin voit l'Union de la patrie - Chrétiens-démocrates (TS-LKD) arriver en tête suivie de l'Union agraire et des verts (LVŽS). Des deux formations conservatrices, seule la première est cependant en hausse, la LVŽS enregistrant quant à elle une baisse de sa part des voix. Le Parti social-démocrate lituanien subit lui aussi un fort recul, victime de la scission d'une partie de ses membres ayant formé le Parti social-démocrate travailliste. Le scrutin à la proportionnelle voit également la progression du Parti du travail — qui double sa part des voix et se pose en faiseur de rois du fait de son idéologie centriste —, et l'entrée au parlement du Parti de la liberté, une formation progressiste qui crée la surprise en réunissant près d'un électeur sur dix pour sa première participation à une élection nationale[15],[16].

Le scrutin enregistre le second plus faible taux de participation depuis le retour de la démocratie après celui enregistré en 2004, où seuls 46 % des électeurs s'étaient rendus aux urnes. Les résultats dans les circonscriptions au scrutin majoritaire sont très similaires au premier tour à ceux des précédentes élections, avec à peine 3 sièges sur 71 remportés dès le premier tour, et une position de favori de la TS-LKD dans la majorité des circonscriptions en ballotage[16]. Contrairement aux précédentes élections, cependant, la TS-LKD s'impose au second tour, la LVŽS ne parvenant pas à reproduire sa victoire surprise de 2016.

Parmi les candidats battus au scrutin uninominal figurent le ministre des Affaires étrangères Linas Linkevičius, candidat du LSDDP dans la circonscription des expatriés où il arrive troisième, ainsi que le président du LSDP Gintautas Paluckas, devancé de seulement cinq voix dans la circonscription d'Utenos par son concurrent chrétien-démocrate au second tour[17],[18].

SuitesModifier

ContestationModifier

L'Action électorale polonaise de Lituanie annonce le avoir saisi la Commission électorale pour faire annuler les résultats de l'élection, arguant d'une violation de la loi électorale par le programme télévisé du journaliste Andrius Tapinas sur Laisvės TV, qui mettait directement et personnellement en cause le président du parti, Valdemar Tomaševski. Ce dernier accuse le milliardaire américain George Soros d'avoir financé la chaîne de télévision pour « attaquer les forces politiques qui défendent fortement les valeurs chrétiennes et traditionnelles »[19]. Trois jours après le second tour, le président de l'Union lituanienne agraire et des verts Ramūnas Karbauskis appelle le Seimas à saisir la Cour constitutionnelle pour qu'elle se prononce sur l'émission de Laisvės TV et ses incidences sur la campagne électorale[20].

Formation du gouvernementModifier

Cheffe de file de la TS-LKD, à laquelle elle n'appartient pas, l'ancienne ministre des Finances Ingrida Šimonytė est pressentie pour succéder à Saulius Skvernelis au poste de Premier ministre, à la tête d'une coalition entre les chrétiens-démocrates, le Mouvement libéral et le Parti de la liberté[21],[22]. Les trois partis font une déclaration commune en ce sens dès le lendemain du second tour[23].

Parallèlement, le président de la République Gitanas Nausėda reçoit l'ensemble des chefs de file et chefs de parti. À l'issue de ses consultations, il déclare « souhaiter plein succès » à Ingrida Šimonytė dans ses futures responsabilités de Première ministre, soulignant néanmoins que « du travail reste à accomplir pour former une coalition et répartir les portefeuilles ministériels »[24]. Le , le chef de l'État détaille sa vision personnelle du prochain gouvernement, appelant à la formation d'une équipe « durable, disposant d'un fort soutien politique et capable d'appliquer de véritables réformes » composées de personne remplissant les critères de « protection de toute la société, non de petits groupes d'intérêt, de détermination à produire des changements dans les secteurs-clés, d'authentique attention au peuple, de compétence, de responsabilité et d'honnêteté ». À l'inverse de sa prédécesseure Dalia Grybauskaitė, il n'entend pas mener une sorte d'entretien d'embauche avec chaque ministre mais de discuter avec eux sur leurs principaux objectifs et leur aspiration à soutenir l'État providence, ce qui était un engagement de sa campagne de 2019[25].

Le , Gabrielius Landsbergis, Viktorija Čmilytė-Nielsen et Aušrinė Armonaitė (lt) signent un accord de coalition entre l'Union de la patrie, le Mouvement libéral et le Parti de la liberté qui garantit au futur gouvernement une majorité absolue de 74 députés sur 141. L'accord amène le à l’élection à la présidence du Seimas de Viktorija Čmilytė-Nielsen, du Mouvement libéral, et à la désignation d'Ingrida Šimonytė au poste de Première ministre le [26].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Résultats en pourcentages du scrutin à la proportionnelle au niveau national
  2. Comptabilisés dans le total en accord avec la loi électorale lituanienne.

RéférencesModifier

  1. « Législatives en Lituanie: victoire surprise de l'Union des paysans et Verts », sur ladepeche.fr, (consulté le ).
  2. « Lituanie : les centristes et conservateurs sortent vainqueurs des législatives », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  3. « L'Union des paysans et verts chargée de former une majorite », sur actu.orange.fr, .
  4. Olivier Truc, « En Lituanie, un nouveau gouvernement pour lutter contre l’émigration des jeunes », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
  5. (lt) Paulius Gritėnas, « R.Karbauskio valstiečiai pasirašė sutartį su G.Kirkilo socdarbiečiais: „Kitos politinės alternatyvos nėra“ », sur 15min.lt, (consulté le ).
  6. (lt) « Baigiamos derybos dėl koalicijos: planuojama pasirašyti sutartį », sur www.respublika.lt (consulté le ).
  7. « Présidentielle lituanienne : battu, le premier ministre annonce sa démission », sur Le Monde, (consulté le )
  8. Alexis Vannier, « Virage libéral-conservateur en Lituanie – Le Taurillon », sur Le Taurillon, (consulté le ).
  9. a et b (en) « Elections to the Seimas », sur lrs.lt.
  10. a et b (lt) « I-2721 Lietuvos Respublikos Seimo rinkimų įstatymas », sur www.e-tar.lt (consulté le ).
  11. (en) « Résultats ».
  12. « Résultats scrutin proportionnel ».
  13. « Résultats circonscriptions 1er tour ».
  14. « Résultats circonscriptions 2nd tour ».
  15. « Lituanie : la droite conservatrice en tête des législatives », Libération, (consulté le ).
  16. a et b Justinas Šulioka, « Tout savoir sur les élections législatives en Lituanie », sur www.euractiv.fr, (consulté le ).
  17. (en) Austėja Masiokaitė-Liubinienė, « Lithuanian FM fails to secure seat in parliamentary elections », Lietuvos nacionalinis radijas ir televizija, (consulté le ).
  18. (en) « Social democrat leader loses election by 5 votes after recount », Lietuvos nacionalinis radijas ir televizija, (consulté le ).
  19. (en) « Lithuania's Polish minority party asks to annul election results », Lietuvos nacionalinis radijas ir televizija, (consulté le ).
  20. (en) « Ruling party leader hints at challenging Lithuania's election results », Lietuvos nacionalinis radijas ir televizija, (consulté le ).
  21. « Lituanie : l’opposition de centre droit revendique la victoire aux législatives », Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  22. « Élections. En Lituanie, les législatives annoncent un tournant féminin », Courrier international, (consulté le ).
  23. (lt) « Trijų partijų vadovai paskelbė bendrą deklaraciją », TS-LKD, (consulté le ).
  24. (en) « Lithuanian president wishes Simonyte success in taking on PM's role », The Baltic Times, (consulté le ).
  25. (en) « Lithuanian president presents his demands for would-be government », Lietuvos nacionalinis radijas ir televizija, (consulté le ).
  26. (en) « Lithuania’s liberal and conservative parties sign coalition agreement », Lietuvos nacionalinis radijas ir televizija, (consulté le ).