Élections législatives kirghizes de 2021

Élections législatives kirghizes de 2021
Les 90 sièges du Conseil suprême
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Ishenim – Azamat Doroïev
Sièges en 2020 0
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Yntymak – Chingiz Makeshov
Sièges en 2020 0
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Ata-jourt Kyrgyzstan – Aïbek Matkerimov
Sièges en 2020 0
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El Umutu – Bolot Ibragimov
Sièges en 2020 0
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Sociaux-démocrates – Kadyrbek Atambayev
Sièges en 2020 0
Tekebaev 1.jpg Ata-Meken – Ömürbek Tekebaev
Sièges en 2020 0

Les élections législatives kirghizes de 2021 ont lieu de manière anticipée le afin de renouveler les 90 sièges du Conseil suprême du Kirghizistan. Initialement prévu le , le scrutin est reporté à plusieurs reprises.

ContexteModifier

 
Le président Sooronbay Jeenbekov.

Les résultats du scrutin précédent, entachés d'irrégularités, voient la victoire de trois partis soutenant le président Sooronbay Jeenbekov, qui obtiennent 107 sièges sur 120, dans un contexte d'accusations de fraude électorale et d'achat massif de voix.

Ces résultats débouchent sur des manifestations dans les principales villes du pays au cours desquelles les manifestants prennent le Parlement, les bâtiments de l'administration présidentielle et le siège du gouvernement[1], puis libèrent de sa prison l'ancien président Almazbek Atambaev, accusé de corruption selon des motifs jugés motivés politiquement par ses partisans et lui-même[2]. L'ancien Premier ministre Sapar Isakov et l'ancien chef d'état-major Farid Niyazov sont également libérés dans la foulée[3].

Les manifestants réclament la démission du chef de l'État et la tenue de nouvelles élections. Le , affirmant que la situation est « sous contrôle », ce dernier annonce avoir demandé à la commission électorale d'examiner les plaintes pour irrégularités, voire d'annuler le scrutin, ce qu'elle fait le jour même[4].

 
Sadyr Japarov

L'opposition revendique quant à elle la prise du pouvoir et nomme Sadyr Japarov, lui aussi libéré de prison, au poste de Premier ministre, ainsi que Kursan Asanov à celui de ministre de l'Intérieur[5],[4]. L'opposition affirme également avoir pris le contrôle des forces de sécurité et du parquet[6]. Plus tard dans la journée, un Conseil de coordination est mis en place par sept partis d'opposition : Ata-Meken, Respoublika, Kirghizistan uni, le SDPK, Zamandash et Bir Bol[7]. Dans la soirée, le Premier ministre sortant Koubatbek Boronov démissionne, et Myktybek Abdyldayev est élu président du Conseil suprême[8]. Sadyr Japarov est ensuite élu formellement Premier ministre par intérim par le Parlement[9]. Sa nomination est cependant contestée par le Conseil de coordination[10]. Il annonce des législatives dans les deux à trois mois[10].

Le , alors que le président demeure introuvable[11], une partie des députés lancent une procédure de destitution[12]. Après avoir exclu de démissionner[13], il en accepte le principe à condition qu'un nouveau gouvernement soit approuvé[14].

Le , les partis Respoublika, Ata-Meken, Bir Bol et Réforme désignent Ömürbek Babanov, arrivé second durant la dernière présidentielle, comme candidat au poste de Premier ministre et Toktogaziev comme premier vice-Premier ministre[15]. Cet accord reçoit également le soutien de l'ancien président Atambaev[16]. Peu après, Toktogaziev est blessé lors de heurts entre ses partisans et ceux de Japarov et transporté inconscient à l'hôpital[17]. L'état d'urgence est décrété dans la foulée[16].

Le , Sadyr Japarov est confirmé au poste de Premier ministre par un vote du Conseil suprême[18]. L'élection de Japarov est cependant contestée par une partie des députés[19]. Almazbek Baatyrbekov a été nommé Premier ministre par intérim par le président Jeenbekov[20]. Le décret de nomination de Japarov est envoyé le au président pour signature[21]. Celui-ci le retourne au Parlement[22].

Sa désignation est de nouveau approuvée par le Parlement le [23] et le président signe son décret de nomination dans la foulée[24]. Alors que Japarov réclame sa démission immédiate, le président Jeenbekov annonce démissionner une fois les nouvelles législatives tenues[25],[26]. Il démissionne finalement le lendemain[27]. Dans la soirée du , arguant que le président du Parlement a décliné le poste, Japarov annonce assurer l'intérim à la tête de l'État[28].

Le scrutin doit être convoqué d'ici le [29], et pourrait se tenir le selon la commission électorale[30]. Cette dernière confirme cette date le [31]. Le , le Parlement reporte le scrutin et prolonge son mandat jusqu'à . Le scrutin doit se tenir après une réforme constitutionnelle[32],[33]. Le , le président Japarov annonce la tenue des scrutins législatif et présidentiel avant , après la réforme constitutionnelle[34]. Malgré le report du scrutin, la commission électorale poursuit les préparatifs du scrutin[35]. Le , la Cour suprême suspend la décision de la commission électorale de tenir le scrutin le [36].

En janvier 2021, le président de la commission de rédaction de la nouvelle constitution annonce la tenue des législatives après le référendum constitutionnel[37]. Une tenue en mai est évoquée[38] le président Japarov annonçant la tenue du scrutin à l'automne 2021[39]. Les dates du 31 octobre ou du 7 novembre sont évoquées[40].

La nouvelle constitution approuvée par référendum en avril conduit à un passage à un régime présidentiel avec notamment la suppression du poste de Premier ministre. Un nouveau système électoral mêlant scrutin majoritaire et proportionnelle est adopté le 27 août suivant, rendant effective la réduction de 120 à 90 du nombre de parlementaire approuvée par référendum[41]. Japarov signe deux jours plus tard le décrêt de convocation des élections pour le 28 novembre[42].

Système électoralModifier

 
Bâtiment du parlement à Bishkek.

Le Conseil suprême (Zhogorku Kengesh) est un parlement unicaméral composé de 90 sièges pourvus pour cinq ans selon un mode de scrutin parallèle. Sur ce total, 36 sièges sont ainsi pourvus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions. Les électeurs votent pour un candidat dans leur circonscription, et le candidat arrivé en tête est déclaré élu. Les 54 sièges restants sont pourvus au scrutin proportionnel plurinominal avec listes fermées et seuil électoral de 3 % dans une unique circonscription nationale, auquel s'ajoute un seuil de 0,7 % dans chacune des sept provinces du pays ainsi que dans les deux villes à statut spécial du pays, Bichkek et Och. Après décomptes des voix, les sièges sont répartis entre tous les partis ayant franchi le seuil électoral. La répartition des sièges à la proportionnelle n'est pas faite de manière à compenser le décalage entre les parts des voix des électeurs et celles des sièges obtenus par l'autre moitié, mais s'additionne simplement à celle ci, donnant au scrutin une forte tendance majoritaire[41]. Cependant, seulement neuf des 385 candidats dans les circonscriptions sont officiellement affiliés avec un parti lors de l'élection[43].

Il s'agit d'un nouveau système électoral utilisé pour la première fois lors de ces élections, le Conseil suprême étant auparavant composé de 120 sièges intégralement pourvus au scrutin proportionnel plurinominal dans une unique circonscription nationale. Le vote avait lieu via des listes fermées, avec un seuil électoral de 7 % des suffrages exprimés au niveau national[44],[45].

CampagneModifier

Un total de 25 partis notifient à la commission électorale leur volonté de participer au scrutin[35], dont seulement 21 présentent finalement des listes[46]

La campagne voit s'opposer deux camps axés sur le soutien ou le rejet du président Sadyr Japarov. Les premiers bénéficient cependant d'un financement plus important, quatre des partis ayant le plus dépensé au cours de la campagne — Ishenim, Yntymak, Ata-jourt Kyrgyzstan et El Umutu — étant des proches du président[47].

L'opposition est quand à elle menée par les Sociaux-démocrates du Kirghizistan de Kadyrbek Atambaev, fils de l'ancien président Almazbek Atambaev, et Ata-Meken d'Ömürbek Tekebaev, auquel s'est allié le parti Réforme de Klara Sooronkulova[47]. Bir Bol, un autre parti représenté au parlement au moment de sa dissolution, s'allie quant à lui au parti social-libéral et à Spravedlivy Kyrgyzstan pour former Alliance. Cette formation est dirigé à la fois par Mirlan Jeenchoroyev, ancien président de Respoublika, et Janar Akaïev, journaliste de Radio Free Europe/Radio Liberty et ancien député, mais c'est Jeenchoroyev qui est en tête de liste pour le parti lors des élections. La parti se pose en opposition au gouvernement sortant dont il accuse de manipuler les élections[48]. L'opposition compte aussi dans ses rangs le parti Azattyk dirigé par l'ancien ministre de la Défense Ismail Isakov et comptant dans ses rangs d'anciens alliés de Japarov tels Jyldyzkan Joldoshova et des candidats présidentiels contre Japarov tels Myktybek Arstanbek et Baktybek Kalmamatov[49]. La liste du parti inclue également plusieurs anciens présidents du Conseil suprême tels Medetkan Sherimkulov, Ichenbaï Kadyrbekov et Akhmatbek Keldibekov. Le parti est considéré comme particulièrement proche de Raïymbek Matraimov[50].

La plupart des principaux partis kirghizes lors des élections précédentes perdent fortement en importance, voire ne présentent pas de listes nationales ou ne participent pas du tout au scrutin, tels Birimdik, Mekenim Kyrgyzstan ou Kirghizistan. Leurs candidats rejoignent pour la plupart un nouveau parti ou se présentent comme indépendant, pratique courante au Kirghizistan ou les partis sont le plus souvent liés à l'ambition politique d'un groupe d'individus formant une coalition et rarement sur une idéologie[47].

Forces en présenceModifier

Partis[46] Alignement Chef de file
Kirghizistan uni Adakhan Madumarov
Ata-Meken Opposition Ömürbek Tekebaev
Ishenim Pro-Japarov Azamat Doroïev
Yntymak Pro-Japarov Chingiz Makeshov
Uluttar Birimdigi Melisbek Myrzakmatov
Ata-jourt Kirghizistan Pro-Japarov Aïbek Matkerimov
Yyman Nuru Nourzhigit Kadyrbekov
Alliance Opposition Mirlan Jeenchoroyev
El Umutu Pro-Japarov Bolot Ibragimov
Azattyk Opposition Ismail Isakov
Uluu-jourt Mirlan Orozbayev
Mekenchil El Bakyt Ibrayev
Parti de l'Union patriotique du Kirghizistan Bakyr Osmankulov
Sociaux-démocrates Opposition Kadyrbek Atambaev
Aruuzat Almakan Bakova
ORDO Mirbek Miyarov
Bagyt Belek Esenaliev
Parti vert Emil Yusuvaliev
Légaliser Eldar Madylbekov
Kuchtuu region Aleksandr Savitski
Jashasyn Kyrgyzstan Toktaïym Umetalieva
Kirghizistan Aucun[Note 1]
Ulutman Aucun[Note 2]

RésultatsModifier

Résultats des législatives kirghizes de 2021
Partis Proportionnelle Circonscriptions Total +/-
Voix % +/- Sièges Voix % Sièges
Kirghizistan uni
Ata-Meken
Yyman Nuru
Sociaux-démocrates
Ishenim Nv
Yntymak Nv
Ata-jourt Kyrgyzstan Nv
El Umutu Nv
Autres partis -
Aucun d'entre eux
Suffrages exprimés
Votes blancs et invalides
Total 100 - 54 100 36 90   30
Abstentions
Inscrits / participation 3 523 554 3 523 554

Résultats par circonscriptionModifier

Représentants par circonscription
Circonscription Représentant élu Parti
Leylek Indépendant
Batken
Kadamjay Indépendant
Kök-Jar Indépendant
Nookat
Araban Indépendant
Och Indépendant
Tölöykon Indépendant
Kara-Suu Indépendant
Kurshab Indépendant
Alay Indépendant
Uzgen Indépendant
Suzak Indépendant
Djalalabad Indépendant
Bazar-Korgon Indépendant
Nooken Indépendant
Aksyy Indépendant
Ala-Buka Indépendant
Toktogul
Manas
Talas
Jayyl
Moskov
Sokuluk
Alamüdun
Yssyk-Ata
Chuy-Kemin
Lenin
Pervomayskiy
Oktyabr
Sverdlov
Kochkor
Naryn
Jeti-Ögüz
Ak-Suu
Ysyk-Kul

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Kirghizistan ne présente pas de liste nationale. Le parti présente un seul candidat, l’oligarque Sharshenbek Abdykerimov, dans la circonscription de Naryn.
  2. Ulutman ne présente pas de liste nationale. Le parti présente un seul candidat, Sazykbay Turdumaliyev, dans la circonscription de Talas.

RéférencesModifier

  1. « Kirghizistan: des manifestants envahissent le siège du gouvernement (média) », sur RFI, RFI, (consulté le ).
  2. (en) « Ex-Kyrgyz president Atambayev released from detention center », sur TASS (consulté le ).
  3. (en) « Opposition in Kyrgyzstan claims power after storming government buildings », sur Gulf-Times, gulftimes, (consulté le ).
  4. a et b « Kirghizistan : les résultats des législatives annulés après des affrontements », sur Le Point, lepoint.fr, (consulté le ).
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  6. « Le Kirghizstan secoué par une contestation post-électorale », sur Les Echos, (consulté le ).
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