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Élections législatives guyaniennes de 2019

Élections législatives guyaniennes de 2019
65 sièges de l'Assemblée nationale
Voir et modifier les données sur Wikidata
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Sièges sortants 33
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Parti progressiste du peuple – Irfaan Ali
Sièges sortants 32
Président
Sortant
David Granger
APNU–AFC
http://www.gecom.org.gy/

Les élections législatives guyaniennes de 2019 devraient se dérouler de manière anticipée en novembre 2019 afin d'élire les 65 membres de l'Assemblée nationale du Guyana, qui éliront à leurs tour le Président.

Les élections doivent avoir lieu un an plus tôt que la date prévue suite au vote d'une motion de censure contre le gouvernement de coalition de David Granger, réunissant le parti Partenariat pour l'unité nationale (APNU) et l'Alliance pour le changement (AFC). La validité de cette motion de censure est cependant remise en cause pendant plusieurs mois avant d'être confirmée, ce qui retarde le scrutin.

Sommaire

ContexteModifier

Les élections de 2015 sont remportées par la Coalition APNU-AFC formée du Partenariat pour l'unité nationale et de l'Alliance pour le changement, provoquant une alternance à la tête du pays. Le Parti progressiste du peuple (PPP), représentant généralement les intérêts de la population d'origine indienne, se retrouve dans l'opposition pour la première fois depuis 1992, tandis que le président sortant Donald Ramotar , candidat à sa réélection, doit céder sa place[1],[2]. À la suite des élections, David Granger est élu président le 16 mai 2015[3],[2].

Le nouveau gouvernement repose néanmoins sur une majorité extrêmement ténue, l'alliance entre l'APNU et l'AFC ne détenant que 33 sièges sur 65, contre 32 pour le PPP, soit un seul siège d'avance. Courant 2018, l'opposition accuse le gouvernement de gaspiller les ressources pétrolières du pays, cédées à l'entreprise américaine Exxon Mobil, ainsi que de mener une politique hostile envers le gouvernement duVenezuela voisin[4]. Le 21 décembre 2018, une motion de censure est votée à l'assemblée par 33 voix contre 32, grâce à celle d'un député dissident de l'AFC, provoquant la chute du gouvernement. C'est alors la première fois qu'un gouvernement guyanais se voit mis en minorité par une motion de censure. Accusé par l'alliance au pouvoir d'avoir été rémunéré pour son vote, le député dissident se voit contraint pour des raisons de sécurité de quitter le pays et prendre refuge auprès du gouvernement canadien[5]. La constitution impose au gouvernement sortant ainsi qu'au président de gérer les affaires courantes en attendant la tenue d'élection dans les trois mois suivants le vote de la motion. L'assemblée peut cependant reporter les élections à une date ultérieure par un vote à la majorité des deux tiers[6]. Un nouveau président devra être élu par la nouvelle assemblée[7].

Le 21 janvier, le PPP choisit Arfaan Ali, ancien ministre du logement, pour candidat à la présidence[8].

ControverseModifier

Une controverse s'ensuit rapidement suite au vote de la motion de censure. Les partisans du gouvernement arguent que la majorité absolue s'établissant à 50 % + 1, soit 32,5 + 1, il est nécessaire pour l'obtenir de réunir 34 votes, le 32,5 s'arrondissant selon eux au chiffre supérieur. La Cour d'appel de justice rejette cette interprétation le 31 janvier[9],[10].

Le gouvernement se tourne alors vers la Cour suprême, qui se prononce par deux voix contre une en faveur d'un arrondi au nombre supérieur le 22 mars. La motion de censure n'ayant pas atteint selon elle la majorité absolue, le gouvernement serait toujours de droit en fonction, et les élections n'auraient pas lieu de manière anticipée. Le vice-président Carl Greenidge annonce que le gouvernement continuera par conséquent de fonctionner comme auparavant[9].

L'opposition décide en retour de faire appel à la Cour caribéenne de justice, la plus haute juridiction du pays et d'une douzaine d'autres dans la région[9]. Le 18 juin, celle-ci rend sa décision qui valide la motion de censure[11].

Système électoralModifier

Le Guyana est doté d'un parlement monocaméral appelé Assemblée nationale dont les 65 membres sont élus pour cinq ans au scrutin proportionnel plurinominal. 25 sièges sont ainsi à pourvoir au scrutin proportionnel avec liste fermée dans dix circonscriptions plurinominales, tandis que les quarante autres le sont selon le même système mais au niveau d'une unique circonscription nationale. Après décomptes des voix, les différents sièges sont répartis selon la méthode de Hare sur la base du quotient simple[12]. L'assemblée élit ensuite le président du Guyana pour un mandat de cinq ans. Malgré son élection au scrutin indirect, le rôle de ce dernier est de premier plan dans le cadre d'un système présidentiel.

RésultatsModifier

Résultats des élections législatives guyaniennes de 2019
Parti Voix % Sièges +/-
Coalition APNU-AFC
Parti progressiste du peuple (PPP)
Parti pour un nouveau Guyana uni Nv
Parti fédéral uni Nv
Parti libéral pour la justice Nv
Suffrages exprimés
Votes blancs et invalides
Total 100 65  
Abstentions
Inscrits / participation

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier