Élections législatives françaises de novembre 1946

Élections législatives françaises de novembre 1946
Corps électoral et résultats
Votants 19 578 126
78,1 %  −3,7
USSR stamp M.Thorez 1965 6k.jpg PCF – Maurice Thorez
Voix 5 430 593
28,26 %
 +2,3
Députés élus 182  +31
Georges Bidault.jpg MRP – Georges Bidault
Voix 4 988 609
25,96 %
 −2,3
Députés élus 162  −4
Guy Mollet Archief.PNG SFIO – Guy Mollet
Voix 3 433 901
17,87 %
 −3,3
Députés élus 102  −25
Clemenceau, Michel (cropped).jpg PRL – Michel Clemenceau
Voix 2 487 313
12,94 %
 +0,1
Députés élus 63  +2
Édouard Herriot 02.jpg RAD – Édouard Herriot
Voix 2 136 152
11,12 %
 −0,5
Députés élus 42  −10
Charles de Gaulle-1963.jpg Union Gaulliste – Charles de Gaulle
Voix 585 430
3,05 %
Députés élus 9  +9
Représentation de l'assemblée
Diagramme
Gouvernement
Sortant Élu
Bidault I
Tripartisme (MRP, PCF, SFIO)
Blum III
Tripartisme (PCF, MRP, SFIO)
Législature élue
Ire de la IVe République

Les élections législatives se déroulent le et sont les premières de la IVe République nouvellement instaurée.

RésultatsModifier

Les élections sont marquées par une victoire sans précédent du Parti communiste : avec 28,3 % des suffrages exprimés, le PCF enregistre le meilleur score de son histoire et emporte 182 sièges, soit près d'un tiers des effectifs de l'Assemblée nationale.

Le MRP perd des électeurs mais reste tout de même le deuxième parti de l'assemblée, loin devant la SFIO qui supporte de moins en moins bien la concurrence communiste : elle perd 26 sièges (et ce malgré l'augmentation du nombre total de sièges à pourvoir) et plus de 750 000 électeurs. Le RGR reste stable, tout comme la droite, et l'Union gaulliste, mal organisée, ne pourra entrer au Parlement, et ce malgré le prestige de son leader, discrédité par la promulgation du nouveau traité constitutionnel qui avait rencontré sa franche opposition.

Malgré une indiscutable prépondérance des 3 partis dominants, les groupes parlementaires ont tendance à se multiplier et l'opposition est de plus en plus hétéroclite.

Le nombre de sièges à pourvoir est de 618.

Il y a 6,8 % de femmes députées[1].

ChiffresModifier

Participation Nombre de personnes % des inscrits +/-
Inscrits 24 999 451 100 % -
Votants 19 590 153 78,4 % -3,3  
Abstentions 5 409 298 21,6 % +3,3  
Suffrages exprimés 19 219 380 76,9 % -3,5  

Résultats (métropole):

Partis Sièges +/- % des sièges suffrages exprimés % des votes
Extrême-gauche 0 0   - 98 033 0,5 %
PCF & apparentés 165 +29   30,3 % 5 453 230 28,4 %
MRP 158 +7   29,0 % 5 044 784 26,2 %
SFIO 91 -26   16,7 % 3 440 904 17,9 %
RGR 58 +17   10,7 % 2 171 309 11,3 %
Républicains indépendants 25 +4   4,6 % 730 022 3,8 %
Paysans 10 +3   1,8 % 304 981 1,6 %
PRL 37 -6   6,8 % 1 289 500 6,7 %
Union gaulliste 0 0   - 665 760 3,5 %
Divers 0 0   - 20 857 0,1 %

Composition de l'Assemblée nationaleModifier

Répartition des députés par groupes au [2]
Groupe parlementaire Députés
Membres Apparentés Total
PCF Communistes 182 0 182
MRP & RAPS Mouvement républicain populaire et Républicain d'action paysanne et sociale 170 3 173
SFIO Section française de l'Internationale ouvrière 101 0 101
RRRS Républicain radical et radical-socialiste 43 0 43
PRL Parti républicain de la liberté 35 3 38
RI Républicains indépendants 27 1 28
UDSR Union démocratique et socialiste de la Résistance 23 3 26
MIDFA Musulman indépendant pour la défense du fédéralisme algérien 8 0 8
Total de députés membre de groupes 598
Députés non-inscrits 20
Total des sièges pourvus 618
Total des sièges vacants et non attribués 1

Notes et référencesModifier

  1. Magazine Le Monde 2 des 18-19 avril 2004, page 89.
  2. « Élections législatives 1951 », sur www.france-politique.fr (consulté le 1er juillet 2018)

AnnexeModifier