Élections législatives estoniennes de 2007

Élections législatives estoniennes de 2007
101 sièges du Parlement d'Estonie
(Majorité absolue : 51 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 897 263
Votants 555 463
61,91 %  +3,7
Portrait Andrus Ansip.jpg Parti de la réforme d'Estonie – Andrus Ansip
Voix 153 044
27,82 %
 +10,1
Sièges obtenus 31  +12
Edgar Savisaar 2005.jpg Parti du centre d'Estonie – Edgar Savisaar
Voix 143 518
26,08 %
 +0,7
Sièges obtenus 29  +1
IRL Tõnis Lukas.jpg Union de la patrie et Res Publica – Tõnis Lukas/Taavi Veskimägi
Voix 98 347
17,87 %
 −14,1
Sièges obtenus 19  −16
Ivari Padar MEP 01.JPG Parti social-démocrate – Ivari Padar
Voix 58 363
10,61 %
 +3,6
Sièges obtenus 10  +4
Composition de l'assemblée élue
Diagramme
Premier ministre
Sortant Élu
Andrus Ansip
Parti de la réforme d'Estonie
Andrus Ansip
Parti de la réforme d'Estonie

Les élections législatives estoniennes de 2007 sont les élections des 101 députés de la onzième législature du Riigikogu, qui ont lieu en Estonie le .

ContexteModifier

Lors des élections précédentes, le nouveau parti Res Publica prend la deuxième place, pas très loin derrière le Parti du Centre, qui reste la première force du pays. Juhan Parts, président de Res Publica, forme un gouvernement avec son parti, le Parti de la réforme, et l'Union populaire. Pourtant, en 2005, le ministre de la Justice fait face à une motion de censure. Parts, ayant lié son sort à celui de son ministre, démissionne. Andrus Ansip, ministre des affaires économiques dans le gouvernement sortant, réussit à former un gouvernement avec le Parti de la réforme (parti qu'il présidait à ce moment), le Parti du centre et l'Union populaire.

En parallèle, en 2006, les partis Res Publica et Union de la patrie fusionnent pour former l'Union Pro Patria et Res Publica.

RésultatsModifier

Résultats des élections législatives estoniennes de 2007
 
Parti Votes % +/- Sièges +/-
Parti de la réforme 153 044 27,82   10,1 31   12
Parti du Centre 143 518 26,08   0,7 29   1
Union Pro Patria et Res Publica 98 347 17,87   14,0 19   16
Parti social-démocrate 58 363 10,61   3,6 10   4
Les Verts 39 279 7,14 Nv. 6   6
Union du peuple 39 215 7,13   5,9 6   7
Parti des démocrates-chrétiens estoniens 9 456 1,72   0,7 0  
Parti de la Constitution 5 464 0,99   1,2 0  
Parti de l'indépendance estonienne 1 273 0,23   0,4 0  
Parti russe d'Estonie 1 084 0,20   0  
Parti de la gauche estonienne 607 0,11   0,3 0  
Indépendants 563 0,10   0,3 0  
Votes valides 550 213 99,05
Votes blancs et nuls 5 250 0,95
Total 555 463 100 - 101  
Abstentions 341 800 38,09
Inscrits / participation 897 263 61,91

AnalyseModifier

La participation a été plus importante que celle prévue : 555 264 électeurs sur 895 760 inscrits ont voté (taux de participation de 61,99 %, + 4 % par rapport à 2003). Pour la 1re fois au monde pour des élections législatives, le vote électronique par Internet était autorisé (30 275 votants, 3 % de l'ensemble des votes). Ces derniers pouvaient revenir sur leur vote autant de fois qu'ils le souhaitaient pendant trois jours, voire, in fine se rendre au bureau de vote, ce qui annule leur vote électronique. Aussi bien Andrus Ansip que Mart Laar ont voté via Internet.

171 317 Estoniens, soit 19,1 % des électeurs, ont voté de façon anticipée (huit jours avant le vote).

L'importante minorité russophone (400 000 habitants) peut voter lorsque ses membres sont citoyens estoniens (25 % environ) : son vote semble s'être concentré sur le Parti du Centre comme le prouvent ses bons résultats dans l'est du pays. Ce phénomène de vote russophone en faveur du Parti du centre s'était déjà produit lors des élections législatives de 2002[1]. Par ailleurs, le système électoral estonien permet d'exprimer la préférence pour un candidat sur une liste, et celle du Parti du centre comptait plusieurs candidats russophones, dont Eldar Efendijev, député sortant, d'origine azérie, ministre de la Population et des Affaires ethniques en 2002-2003 (premier membre issu d'une minorité russophone dans un gouvernement estonien) et ancien maire de la ville de Narva, à majorité russophone[2],[3].

Les deux partis minoritaires (celui de la Constitution et Russe) n'ont recueilli qu'un nombre très limité de voix.

SourcesModifier