Élections générales péruviennes de 2021

Élections générales péruviennes de 2021
Président pour le mandat 2021-2026
130 sièges au Congrès
5 sièges au Parlement andin
(1er tour)
(2d tour)
Corps électoral et résultats
Inscrits 24 142 474
Votants 17 032 933
73,62 %  −0,4
Votes blancs et nuls 2 132 352
Pedro Castillo en La Encerrona.png Pedro Castillo – Pérou libre
Colistier : Dina Boluarte
Voix 2 674 060
19,09 %
Keiko Fujimori em outubro de 2010.jpg Keiko Fujimori – Force populaire
Colistier : Luis Galarreta
Voix 1 870 405
13,36 %
 −26,5
Rafael López Aliaga.jpg Rafael López Aliaga – Rénovation populaire
Colistier : Neldy Mendoza
Voix 1 635 757
11,70 %
Hernando de Soto (cropped).jpg Hernando de Soto Polar – En avant pays
Colistier : Corinne Flores
Voix 1 620 652
11,60 %
Yonhy Lescano 2012 (cropped).jpg Yohny Lescano – Action populaire
Colistier : Gisela Tipe
Voix 1 273 747
9,11 %
Verónika Mendoza Frisch.jpg Verónika Mendoza – Ensemble pour le Pérou
Colistier : José Antonio de Echave
Voix 1 099 769
7,86 %
 −10,9
César Acuña Peralta - CAP.jpg César Acuña Peralta – Alliance pour le progrès
Colistier : Carmen Omonte
Voix 844 449
6,03 %
George Forsyth Sommer.jpg George Forsyth – Victoire nationale
Colistier : Patricia Arévalo
Voix 787 453
5,63 %
Daniel Urresti.jpg Daniel Urresti – Podemos Perú
Colistier : María Teresa Cabrera
Voix 785 259
5,61 %
Président de la République
Sortant
Francisco Sagasti
Parti violet

Les élections générales péruviennes de 2021 ont lieu les et afin d'élire pour cinq ans le président de la République, ses vice-présidents ainsi que les 130 députés du Congrès de la République du Pérou.

ContexteModifier

 
Pedro Pablo Kuczynski, vainqueur de justesse de la présidentielle de 2016 face à Keiko Fujimori ; président jusqu’en .
 
Martín Vizcarra, président de à .

Les élections législatives de ont lieu de manière anticipée du fait d'une importante crise politique ayant mené à la dissolution du Congrès sortant. Le scrutin intervient dans le contexte d'un conflit très marqué entre le Parlement sortant, dominé par le parti fujimoriste Force populaire et le président Martín Vizcarra qui, arrivé au pouvoir à la suite de la démission de Pedro Pablo Kuczynski, s'est lancé dans un vaste programme de réforme des institutions et de lutte contre la corruption.

Le scrutin donne lieu à un fort recul des fujimoristes, dont le parti Force populaire perd la majorité absolue, en faveur de plusieurs partis principalement centristes qui composent un parlement sans majorité mais avec lesquels Vizcarra est jugé plus à même de composer pour poursuivre ses réformes[1],[2].

Le congrès élu en 2020 ne l'est cependant que pour un an, les élections ayant été convoquées de manière anticipée. La constitution péruvienne tend en effet vers l'organisation simultanée des élections législatives et présidentielles. De même qu'un président ne pouvant terminer son mandat est remplacé par son vice-président jusqu'au terme de son mandat, un congrès dissout de manière anticipée voit celui suivant assurer la durée restante du mandat de la législature initiale. Des élections générales réunissant présidentielle et législatives sont ainsi organisées comme prévu en 2021, cinq ans après les précédentes[3].

Le , Pedro Cateriano est nommé président du Conseil des ministres[4]. Le , son gouvernement n'obtient pas la confiance du Congrès[5], ce dernier lui reprochant sa mauvaise gestion de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19[6]. Il est remplacé le par le général Walter Martos[7].

La classe politique péruvienne souffre d'un large discrédit auprès de l'opinion publique en raison des affaires de corruption impliquant un grand nombre de personnalités, dont six anciens présidents et quatre candidats à l'élection présidentielle[8]. D'après le Washington Post, ce ne serait pas uniquement la classe politique mais l’ensemble des élites qui seraient déconsidérées. L'étude de l'Institut National de Statistique et d'Informatique (INEI) pour l'année 2020 montre que l’Église, les partis politiques, le Parlement, les milieux d'affaires et les médias suscitent tous la défiance de la population[9].

Sur le plan économique, le Pérou est confronté à un ralentissement depuis plusieurs années, entrainant une légère hausse de la pauvreté en 2017 et en 2019 et une hausse plus marquée en 2020 en raison de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19[10].

Crise de novembre 2020Modifier

 
Manuel Merino, président du 10 au 15 novembre 2020.

Accusant Vizcarra de manipulation de témoins dans une enquête pour des soupçons de corruption, le nouveau Congrès ouvre une procédure de destitution à son encontre le , dans ce qui est perçu comme une lutte de pouvoir[11]. Il échappe à la destitution le , la motion recueillant seulement 32 votes favorables[12]. La justice annonce le l’ouverture d'une enquête pour corruption. Celle-ci ne commencera ses travaux qu'après le départ du pouvoir de Martin Vizcarra, celui-ci étant couvert par l'immunité présidentielle[13]. Une nouvelle procédure est enclenchée en novembre suite aux témoignages de plusieurs hommes d’affaires, qui ont affirmé devant la justice avoir versé en 2014 des pots-de-vin à Martín Vizcarra, alors gouverneur de la région de Moquegua, en échange de contrats pour des travaux publics. Le président du Parlement, Manuel Merino, prend la tête du mouvement parlementaire en faveur d'une inculpation de Vizcarra[14]. Il est finalement destitué par le Parlement le avec 105 voix pour, 19 contre et 4 abstentions[15]. Cette décision est dénoncée par des manifestants hostiles au Parlement qu'ils accusent de « coup d'État ». Vizcarra était devenu très populaire auprès de la population en tant que héraut de la lutte contre la corruption. La destitution est également mal accueillie par les organisations patronales, qui attendaient du gouvernement qu'il se concentre sur le redémarrage de l'économie dans le contexte de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19[16].

 
Manifestations contre la destitution de Vizcarra à Lima.
 
Le président sortant, Francisco Sagasti.

Le , la fonction de président de la République revient à Manuel Merino en tant que président du Parlement. Il promet un gouvernement de transition consensuel et appelle à l'unité nationale[17].

L'annonce de la destitution de Vizcarra mène dans les jours qui suivent à des manifestations de grande ampleur — les plus grandes au Pérou depuis deux décennies — dans la capitale et les principales ville du pays[18],[19],[20]. Merino n'est par ailleurs pas reconnu par la majorité des gouvernements voisins, la décision du parlement de destituer Vizcarra sur la base d'accusations couvertes par l’immunité présidentielle étant jugée inconstitutionnelle[21]

Trois personnes sont tuées lors d'une manifestation brutalement réprimée par la police le [22]. Le Congrès appelle Merino à démissionner immédiatement le [23], ce qu'il fait le jour même[24],[25].

Le , au lendemain de la démission de Manuel Merino, Francisco Sagasti est élu président du Congrès[26].

Système électoralModifier

PrésidentModifier

Le président de la République est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans non renouvelable de manière consécutive. Est élu le candidat qui recueille la majorité absolue des votes valides au premier tour. À défaut, les deux candidats arrivés en tête au premier tour s'affrontent lors d'un second, et celui recueillant le plus de voix est déclaré élu.

Chaque candidat à la présidence se présente avec deux colistiers qui deviennent premiers et second vice présidents en cas de victoire, le premier ayant pour seule réelle fonction de mener le mandat du président élu à son terme si celui-ci en est empêché, et le second à remplacer le premier en cas d'incapacité. La passation de pouvoir a lieu le , jour de l'indépendance du Pérou de l'Espagne, devenu depuis fête nationale[27].

CongrèsModifier

 
Salle du Congrès.

Le Congrès de la République est un parlement unicaméral doté de 130 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin proportionnel dans 26 circonscriptions électorales plurinominales correspondant aux 24 départements et 2 provinces du pays. Les sièges sont répartis selon la méthode d'Hondt à tous les partis ayant franchi le seuil électoral de 5 % des suffrages exprimés au niveau national, ou obtenu au moins sept sièges dans une seule circonscription lors de la répartition initiale au quotient simple[28]. Les électeurs ont également la possibilité d'effectuer jusqu'à deux votes préférentiels pour des candidats de la liste choisie afin de faire monter leurs places dans celle-ci[29],[30],[31].

Le vote est obligatoire de 18 à 70 ans. Hormis les cas d'élections législatives anticipées, les élections ont traditionnellement lieu le second dimanche d'avril pour une mise en place de la nouvelle législature en juillet[31]. Depuis le référendum de décembre 2018, les règles sur le financement privé des partis politiques et des campagnes électorales de leurs candidats ont été considérablement durcies, dans le but de lutter contre la corruption des élus[32]. De même, les parlementaires n'ont depuis plus le droit d'effectuer un second mandat consécutif, une disposition qui s'appliquait déjà au président de la République[32]. L'une des propositions du référendum prévoyait également le passage à un parlement bicaméral, mais celle-ci a été rejetée par les électeurs[33].

Campagne présidentielleModifier

Dix-huit candidats prennent part à l'élection présidentielle. Parmi eux, 10 sont orientés à droite ou au centre-droit de l’échiquier politique, quatre à gauche ou au centre gauche, un au centre et trois sont nationalistes. Les positionnements idéologiques importent généralement moins que la personnalité des candidats[34].

Le scrutin est très imprévisible, six candidats étant donnés au coude-à-coude dans les sondages dans les semaines précédant le premier tour et une forte proportion d'électeurs se déclarant indécise[8].

George ForsythModifier

George Forsyth, ancien footballeur professionnel, est candidat avec le soutien du parti conservateur Restauration nationale.

Il domine les intentions de vote pendant plusieurs mois avant de chuter lors des premiers débats télévisés[8]. Il est considéré comme « pro-business » et fait de la lutte contre la criminalité son thème de prédilection[35]. Concernant les questions économiques et sociales, il propose en particulier de favoriser les intérêts de l'industrie minière et d'étendre le système de protection sociale en direction des personnes âgées[36].

Yonhy LescanoModifier

Yonhy Lescano représente le parti de centre droit Action populaire.

Contre la direction de son parti, il a au cours de la campagne remis en cause le modèle néolibéral péruvien et défendu un programme économique de centre gauche[8], proposant de négocier une répartition plus équitable des profits issus du secteur minier, de baisser les prix du gaz, de créer une compagnie aérienne d'État ou encore de pousser les banques privées à baisser les taux d'intérêt[36]. Il défend des positions conservatrices sur les questions sociétales[8].

Keiko FujimoriModifier

Keiko Fujimori est la fille de l'ancien président Alberto Fujimori, au pouvoir de 1990 à 2000. Elle dirige le parti Force populaire qui se réclame de l'héritage politique de son père.

Engagée en faveur du libre-échange et de l'économie libérale, elle s'est engagée à défendre le secteur minier et à créer deux millions d'emplois. Elle propose également le rétablissement de la peine de mort tout en s'opposant à la légalisation de l’avortement et du mariage homosexuel. Elle suggère d'assouplir les restrictions adoptées dans le cadre de la crise sanitaire[36].

Elle a été candidate à l'élection présidentielle de 2011 (23 % des voix au premier tour, 48 % au second) et de 2016 (39 %, puis 49 %).

Elle fait l'objet d'une enquête depuis fin 2018, étant accusée de blanchiment d'argent pour avoir reçu 1,2 million de dollars de la multinationale brésilienne Odebrecht. Le procureur spécial anticorruption a requis 30 ans et 10 mois de prison, en mars 2021, à son encontre[36]'[37].

Hernando de SotoModifier

Hernando de Soto est un économiste libéral.

Il s'est engagé à empêcher les étrangers « criminels ou pauvres » d'entrer au Pérou[38]. Il propose de confier une partie du programme de vaccination au secteur privé[36]. Il a également avancé l'idée de réformer le système éducatif du Pérou pour moins dépendre de l'étranger et d'augmenter le budget de la santé[39].

Il a été membre de l'équipe de campagne de Keiko Fujimori lors des élections de 2011 et de 2016 après avoir été un proche conseiller d'Alberto Fujimori au cours de sa présidence.

Verónika MendozaModifier

Verónika Mendoza, anthropologue d'origine française, est la seule des six principaux candidats à s'identifier à la gauche.

Elle propose d’adopter par référendum une nouvelle Constitution donnant à l’État un rôle plus actif sur les questions économiques. Elle souhaite suspendre les exonérations fiscales bénéficiant aux grandes entreprises, créer un impôt sur la fortune et augmenter les investissements publics[36]. Elle met l'accent sur l'intégration régionale latino-américaine notamment en relançant l'Unasur, la Celac et la Communauté andine[40].

Elle est considérée avec méfiance par les marchés financiers[36] et les médias, qui l'associent au Venezuela et soutiennent que le Pérou connaitrait une crise économique semblable à ce pays si elle venait à être élue[8]. Candidate à l'élection présidentielle de 2016, elle avait pris la troisième place avec 18 % des voix.

Rafael López AliagaModifier

Rafael López Aliaga est un homme d'affaires membre de l'Opus Dei et dirigeant du parti d'extrême droite Rénovation populaire.

Souvent considéré comme le « Bolsonaro péruvien », il défend un programme néolibéral et conservateur. Il réclame l'interdiction de l'éducation sexuelle dans les collèges, qu'il perçoit comme une forme de « marxisme culturel » favorisant l'homosexualité, l'interdiction de l'avortement, y compris en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère, ainsi que l'interdiction du mariage homosexuel, considérant l'homosexualité comme « un problème qu'il faut soigner. ». Il souhaite favoriser l'investissement privé et limiter la présence de l’État, proposant de supprimer certains programmes sociaux, l'aide sociale devant selon lui être prise en charge par des associations privées et non par les pouvoirs publics. Concernant la pandémie de Covid-19, il s'oppose aux restrictions de déplacement et au port du masque. Il se prononce pour que la campagne de vaccination soit confiée au secteur privé et pour que les individus payent pour avoir accès à la vaccination[41].

Pendant la campagne électorale, il met en avant son profil d'homme d'affaires compétant, expliquant ne pas être un homme politique. Il se montre souvent vindicatif, voire injurieux, à l'égard de ses adversaires politiques, tout en accusant la classe politique traditionnelle d’être infiltrée par les marxistes[41].

Forces en présencesModifier

Principales forces politiques
Parti Idéologie Chef de file Résultat en 2020
Action populaire
Acción Popular (AP)
Centre à centre droit
Humanisme, réformisme, nationalisme civique, libéralisme
Javier Alva Orlandini 10,26 % des voix
25 députés
Podemos Perú (PP) Droite
Libéralisme économique, conservatisme sociétal
José Luna 8,38 % des voix
11 députés
Front populaire agricole
Frente Popular Agrícola del Perú (Frepap)
Droite chrétienne
Fondamentalisme chrétien, catholicisme social, nationalisme, écologisme, agrarisme, conservatisme sociétal
Ezequiel Ataucusi 8,38 % des voix
15 députés
Alliance pour le progrès
Alianza para el Progreso (APP)
Centre droit à droite
Libéralisme économique, conservatisme sociétal, populisme
César Acuña 7,96 % des voix
22 députés
Parti violet
Partido Morado (M)
Centre
Troisième voie, républicanisme, réformisme
Julio Guzmán 7,40 % des voix
9 députés
Force populaire
Fuerza Popular (FP)
Droite à extrême droite
National-conservatisme, libéralisme économique, anticommunisme
Keiko Fujimori 7,31 % des voix
15 députés
Union pour le Pérou
Unión por el Perú (UPP)
Extrême gauche à extrême droite
Ethnocacérisme, populisme
Esther Capuñay 6,77 % des voix
13 députés
Front large
Frente Amplio (FA)
Gauche
Démocratie directe, écosocialisme, anticapitalisme, bolivarisme, féminisme
Marco Arana Zegarra 6,16 % des voix
9 députés
Nous sommes le Pérou
Somos Perú (SP)
Centre droit
Démocratie chrétienne, conservatisme sociétal
Patricia Li Sotelo 6,05 % des voix
11 députés
Pérou libre
Perú Libre (PL)
Gauche à extrême gauche
Marxisme-léninisme, anti-impérialisme, conservatisme sociétal
Pedro Castillo 3,40 % des voix
0 député

RésultatsModifier

PrésidentielleModifier

Résultats préliminaires de la présidentielle péruvienne de 2021 (99,98 % dépouillés)[42]
Candidats
et 1er colistiers
Partis Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Pedro Castillo
Dina Boluarte
Pérou libre 2 674 060 19,11
Keiko Fujimori
Luis Galarreta
Force populaire 1 870 405 13,37
Rafael López Aliaga
Neldy Mendoza
Rénovation populaire 1 635 757 11,69
Hernando de Soto Polar
Corinne Flores
En avant pays 1 620 652 11,58
Yohny Lescano
Gisela Tipe
Action populaire 1 273 747 9,10
Verónika Mendoza
José Antonio de Echave
Ensemble pour le Pérou 1 099 769 7,86
César Acuña Peralta
Carmen Omonte
Alliance pour le progrès 844 449 6,04
George Forsyth
Patricia Arévalo
Victoire nationale 787 453 5,63
Daniel Urresti
María Teresa Cabrera
Podemos Perú 785 259 5,61
Julio Guzmán (es)
Flor Pablo
Parti violet 314 468 2,25
Alberto Beingolea
Lucía Ledesma
Parti populaire chrétien 275 657 1,97
Daniel Salaverry
Matilde Fernández
Nous sommes le Pérou 232 586 1,66
Ollanta Humala
Ana María Salinas
Parti nationaliste péruvien 224 136 1,60
José Vega
Haydeé Andrade
Union pour le Pérou 98 784 0,71
Ciro Gálvez
Sonia García
Renaissance nationale unie 87 204 0,62
Marco Arana
Leyla Berrocal
Front large 63 501 0,45
Rafael Santos
Victoria Paredes
Pérou patrie sûre 53 777 0,38
Andrés Alcántara
Elena Ascarza
Démocratie directe 49 405 0,35
Votes valides 13 991 069 67,21
Votes blancs 2 132 352 17,61
Votes nuls 909 512 15,18
Total 17 032 933 100 100
Abstention
Inscrits / participation 24 142 474 73,62

LégislativesModifier

Résultats préliminaires des législatives péruviennes de 2021
(99,87 % dépouillés)[43]
Partis Voix % +/- Sièges +/-
Pérou libre 1 514 336 14,06
Force populaire 1 197 712 11,12
Action populaire 993 442 9,22
Rénovation populaire 978 012 9,08
Alliance pour le progrès 819 182 7,61
En avant pays 798 094 7,41
Ensemble pour le Pérou 714 107 6,63
Nous sommes le Pérou 650 650 6,04
Podemos Perú 619 827 5,75
Parti violet 570 349 5,29
Victoire nationale 528 713 4,91 Nv 0  
Front populaire agricole 499 098 4,63 0   15
Union pour le Pérou 226 890 2,11 0   13
Parti populaire chrétien 169 936 1,58 0  
Parti nationaliste péruvien 162 854 1,51 N/a 0  
Front large 115 494 1,07 0  
Démocratie directe 84 232 0,78 0  
Renaissance nationale unie 81 519 0,76 0  
Pérou patrie sûre 43 408 0,40 0  
Avec vous 3 666 0,03 0  
Votes valides 10 771 521 75,69
Votes blancs 1 715 136 12,05
Votes nuls 1 745 177 12,26
Total 14 231 834 100 - 130  
Abstention
Inscrits/participation 24 142 474

Notes et référencesModifier

  1. « Législatives au Pérou: claque pour le fujimorisme, vers un Parlement éclaté », sur lepoint.fr, (consulté le 27 janvier 2020).
  2. « Au Pérou, Martin Vizcarra a désormais les mains libres pour mener sa politique », sur www.lesechos.fr (consulté le 31 janvier 2020).
  3. (es) Redacción El Comercio Perú, « Martín Vizcarra firma decreto convocando a elecciones generales para abril del 2021 », sur El Comercio Perú, elcomercio.pe, (consulté le 18 août 2020).
  4. (es) « Pedro Cateriano: conoce la hoja de vida del nuevo jefe del Gabinete Ministerial », sur andina.pe,
  5. (en) Empresa Peruana de Servicios Editoriales S. A. Editora Perú, « Peru: Cateriano calls for national unity after Cabinet fails confidence vote », sur andina.pe (consulté le 6 août 2020).
  6. « Le Pérou, durement touché par l’épidémie, doit faire face également à une crise politique », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  7. (es) Carlos Noriega (Perú), « Vizcarra juramenta un nuevo gabinete ministerial y llama a la unidad », sur RFI, rfienespanol, (consulté le 7 août 2020).
  8. a b c d e et f Carlos Noriega, « Perú: se avecinan unas elecciones reñidas e impredecibles », sur Pagina12,
  9. (en-US) Diego Salazar, « Elecciones en Perú, un país que no espera nada de sus élites », Washington Post,‎ (lire en ligne)
  10. Arthur Morenas, « À la veille des élections présidentielles, un Pérou fragmenté », sur lvsl.fr,
  11. « Au Pérou, le Parlement déclenche une procédure de destitution du président Vizcarra », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 13 septembre 2020).
  12. « Pérou: le président Martin Vizcarra échappe à une procédure de destitution », sur RFI, RFI, (consulté le 20 septembre 2020).
  13. « Pérou : la justice annonce une enquête pour corruption contre le président Martin Vizcarra », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  14. « Au Pérou, le Parlement tente à nouveau de destituer Martin Vizcarra », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  15. « Au Pérou, le Parlement approuve la destitution du président Martin Vizcarra », sur France 24, france24.com, (consulté le 10 novembre 2020).
  16. « Pérou : le président destitué par le Parlement à la suite d’accusations de corruption », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 10 novembre 2020).
  17. (es) « Manuel Merino anuncia gabinete de “consenso y unidad nacional” », sur www.elcomercio.pe, (consulté le 10 novembre 2020).
  18. (en) [{@type:Person, « 'All of Peru is fired up': protesters fill streets after ousting of president », sur the Guardian, (consulté le 14 novembre 2020).
  19. « Le Pérou, ce pays qui dévore ses présidents », sur Libération.fr, Libération, (consulté le 14 novembre 2020).
  20. « Pérou : le président destitué par le Parlement à la suite d’accusations de corruption », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 14 novembre 2020).
  21. (es) Redacción El Comercio Perú, « Mario Vargas Llosa: “Clarísimamente el flamante Congreso ha violado la Constitución” », sur El Comercio Perú, elcomercio.pe, (consulté le 14 novembre 2020).
  22. « Trois morts lors de manifestations appelant à la démission du nouveau président », sur L'Orient-Le Jour,
  23. (es) https://www.facebook.com/FRANCE24.Espanol, « El Congreso peruano pide la "renuncia inmediata" de Manuel Merino a la presidencia », sur France 24, france24.com, (consulté le 15 novembre 2020).
  24. (pt) « Presidente interino do Peru, Manuel Merino renuncia após série de protestos », sur www.cnnbrasil.com.br (consulté le 15 novembre 2020).
  25. (es) « Manuel Merino renuncia como presidente de Perú tras menos de una semana en el poder », BBC News Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le 15 novembre 2020)
  26. « Le Pérou se trouve un président par intérim », sur Les Echos, (consulté le 16 novembre 2020).
  27. (es) « Constitution », sur www.constituteproject.org (consulté le 18 août 2020).
  28. (es) « ResoluciónN.°015-2011-JNE », sur cdn.www.gob.pe (consulté le 1er février 2020).
  29. Inter-Parliamentary Union, « IPU PARLINE database: PEROU (Congreso de la República), Texte intégral » (consulté le 5 octobre 2019)
  30. « Peru: Leyes Electorales / Electoral Laws » (consulté le 5 octobre 2019)
  31. a et b « Decreto Ley » (consulté le 5 octobre 2019)
  32. a et b (en) Holly K. Sonnel, « Update: Peru Prepares to Vote on Anti-Corruption Reform », sur as-coa.org (consulté le 17 février 2020)
  33. Empresa Peruana de Servicios Editoriales S. A. EDITORA PERÚ, « Publican resolución del JNE sobre elecciones al Congreso del 26 de enero del 2020 » (consulté le 5 octobre 2019)
  34. « Présidentielle au Pérou: dix-huit candidats et aucun favori », sur Le Journal de Montréal,
  35. (en-US) Brendan O’Boyle | August 19 et 2020, « This Soccer Star Could Be Peru’s Next President », sur Americas Quarterly
  36. a b c d e f et g Marco Aquino et Maria Cervantes, « Opus Dei, leftist, former goalie: who's who in Peru election race? », sur Reuters,
  37. « Au Pérou, trente ans de prison requis contre Keiko Fujimori », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  38. (es) « Un candidato peruano prometió no dejar entrar a pobres extranjeros: “Que se ocupen sus países” », sur infobae,
  39. « Hernando de Soto: conozca las principales propuestas del candidato presidencial de Avanza País », sur Diario Expreso,
  40. « Verónika Mendoza, la candidata de la izquierda peruana »,
  41. a et b Carlos Noriega, « "Porky", el Bolsonaro de Perú que disputa el segundo lugar », sur Pagina12,
  42. Résultats Présidentielle - ONPE
  43. Résultats Congrès - ONPE