Élections générales péruviennes de 2001

Élections générales péruviennes de 2001
Président pour le mandat 2001-2006
120 sièges au Congrès
et
Corps électoral et résultats
Votants au 1er tour 12 264 349
82,28 %
Votants au 2d tour 12 128 969
81,37 %
Alejandro Toledo (8682).jpg Alejandro Toledo – Pérou possible
Voix au 1er tour 3 871 167
36,51 %
Voix au 2e tour 5 548 556
53,08 %
Députés élus 45 en augmentation 16
Alan García presidente del Perú.jpg Alan García – APRA
Voix au 1er tour 2 732 857
25,77 %
Voix au 2e tour 4 904 929
46,92 %
Députés élus 28 en augmentation 22
Medalla de Honor del Congreso a Lourdes Flores (cropped).jpg Lourdes Flores – PPC
Voix au 1er tour 2 576 653
24,30 %
Députés élus 17 en augmentation 13
Transparent - replace this image male on Infobox lightgrey background.svg
Fernando Olivera – FIM
Voix au 1er tour 1 044 207
9,85 %
Députés élus 11 en augmentation 2
Résultats par province
Carte
Congrès élu
Diagramme
Président de la République du Pérou
Sortant Élu
Valentín Paniagua
AP
Alejandro Toledo
Pérou possible

Les élections générales du Pérou pour la période 2001-2006 se déroulèrent le 8 avril et le pour renouveler le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Les élections furent remportées par Alejandro Toledo.

Système électoral des législativesModifier

Le Congrès de la République est un parlement unicaméral doté de 130 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin proportionnel plurinominal dans 25 circonscription électoraleplurinominales. Les sièges sont répartis selon la méthode d'Hondt au quotient simple, sans seuil électoral. Les électeurs ont également la possibilité d'effectuer jusqu'à deux vote préférentiels pour des candidats de la liste choisie afin de faire monter leurs place dans celle-ci[1],[2],[3].

Le vote est obligatoire de 18 à 70 ans. Les élections ont traditionnellement lieu en avril pour une mise en place de la nouvelle législature en juillet[3].

ContexteModifier

Après la démission et la destitution du président Alberto Fujimori en 2000, la présidence de la République devait être assumée par le vice-président Francisco Tudela. Mais le chaos politique qui régnait dans le pays empêcha une transition tranquille et Tudela se désista. Le deuxième vice-président ne fut pas reconnu par l’opposition. La présidence devait donc échoir à la présidente du congrès Martha Hildebrandt, mais celle-ci fut destituée elle aussi car proche de Fujimori.

Lors d’une session extraordinaire, le Congrès élit un congressiste de l’opposition, Valentín Paniagua Corazao comme président du Congrès, ce qui fit de lui le président de Transition du Pérou. La principale mission du président Paniagua était de créer les conditions politiques pour tranquilliser le pays. Il convoqua des élections pour le .

Donné largement favori dans les sondages du fait de son statut d'opposant au régime d'Alberto Fujimori, Alejandro Toledo multiplie les faux-pas pendant sa campagne. Les photos de son séjour dans un hôtel de luxe sur une plage des Caraïbes font scandale dans un pays où plus d'un tiers de la population misérablement. Il est également attaqué sur son supposé penchant pour la cocaïne et sa présumée fille illégitime. Son plus proche conseiller, Alvaro Vargas Llosa (fils de l'écrivain Mario Vargas Llosa), quitte son équipe électorale entre les deux tours, déclarant : « Je ne veux pas continuer à tromper les électeurs » et se disant « profondément déçu » par Alejandro Toledo[4].

CandidatsModifier

Résultats du premier tourModifier

Aucun candidat n’ayant atteint les 50 % plus une voix requis, les deux participants qui ont obtenu le plus de votes s’opposèrent au cours d’un second tour le .

Participants au second tourModifier

Résultats du second tourModifier

Le , Toledo devient officiellement président du Pérou avec 44 sièges au Congrès. Son mandat dure jusqu’au . Les prochaines élections ont lieu le .

Lien externeModifier

Notes et référencesModifier

  1. Inter-Parliamentary Union, « IPU PARLINE database: PEROU (Congreso de la República), Texte intégral » (consulté le )
  2. « Peru: Leyes Electorales / Electoral Laws » (consulté le )
  3. a et b « Decreto Ley » (consulté le )
  4. Jean-Hébert Armengaud, « Pérou: Toledo tourne la page Fujimori. », sur Libération,