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Élections cantonales françaises de 1976

Élections cantonales françaises de 1976
Premier tour :
Deuxième tour :
Type d’élection Cantonales
Corps électoral et résultats
Votants au 1er tour 10 671 521
65,38 %
Votants au 2d tour 6 522 054
67,63 %
French party Gauche.svg Gauche parlementaire
Voix au 1er tour 5 795 348
55,80 %
 +1,9
Voix au 2e tour 3 526 135
55,73 %
French party Droite.svg Droite parlementaire
Voix au 1er tour 4 450 841
42,86 %
 −3,2
Voix au 2e tour 2 772 206
43,81 %
French party PSU.svg Parti socialiste unifié
Voix au 1er tour 75 631
0,73 %
 −0,3
Voix au 2e tour 14 688
0,23 %
French party EXD.svg Extrême droite
Voix au 1er tour 63 511
0,61 %
Voix au 2e tour 14 642
0,23 %

Les élections cantonales ont lieu les et et concernent la moitié des cantons de France, excluant la région parisienne.

Sommaire

RésultatsModifier

Les élections se soldent par une « très nette victoire de la gauche »[1]. On assiste à une forte poussée socialiste, qui agit comme un coup de semonce pour le gouvernement de droite de Jacques Chirac. Le PS gagne 194 sièges de conseils généraux et le PCF, 75, tandis que, à droite, l'UDR en perd 48 et les RI, 36.

Au total, les partis du Programme commun (PS, PCF et MRG) obtiennent 51,83 % des voix (réparties en 26,59 % pour le PS, 22,80 % pour le PCF et 2,44 % pour le MRG). Les partis de la majorité (UDR, RI, etc.) représentent 42,86 % des exprimés.

À l'issue de ces élections, quinze[réf. nécessaire] conseils généraux passent à gauche : Allier, Côtes-d'Armor, Gers, Gironde, Isère, Puy-de-Dôme, Savoie, Territoire de Belfort, Essonne, Val-de-Marne.

Le rapport de force est cependant toujours favorable à la majorité de droite qui conserve la présidence de 54 conseils contre 41 à la gauche. L'échec de la majorité provoque l'accroissement des divergences entre le président Valéry Giscard d'Estaing et son Premier ministre, qui démissionnera quelques mois plus tard.

ChiffresModifier

Partis politiques
ou coalitions
Premier tour[2] Second tour[2] Total
Voix % Sièges Voix % Sièges
  Parti socialiste 2 761 068 26,59 162 1 949 902 30,81 358 520 ( +194)
  Parti communiste français 2 368 230 22,80 81 1 097 611 17,35 168 249 (+ 75)
  Mouvement des radicaux de gauche 253 158 2,44 44 169 928 2,68 53 97 (+ 6)
  Divers gauche 412 892 3,98 51 308 694 4,88 36 87 (- 45)
  Gauche parlementaire 5 795 348 55,80 338 3 526 135 55,73 615 953 (+ 220)
 
  Union des démocrates pour la République 1 102 127 10,61 108 753 952 11,91 74 182 (- 48)
  Modérés soutenant la majorité 929 573 8,95 119 574 413 9,08 89 208 (- 13)
  Républicains indépendants 886 213 8,53 136 496 420 7,04 46 182 (- 36)
  Centre gauche 520 968 5,02 68 361 078 5,71 48 116 (- 20)
  Centre démocrate 527 309 5,08 67 292 274 4,62 31 98 (- 18)
  Indépendants 306 537 2,95 46 191 089 3,02 23 69 (- 37)
  Centre démocratie et progrès 178 108 1,72 25 102 980 1,63 15 40 (- 12)
  Droite parlementaire 4 450 841 42,86 569 2 772 206 43,81 326 895 (- 184)
 
  Parti socialiste unifié 75 631 0,73 3 14 688 0,23 5 8 (- 2)
  Extrême droite 63 511 0,61 5 14 642 0,23 2 7 (-4)
 
Inscrits 16 321 199 100,00 9 643 904 100,00
Abstentions 5 649 678 34,62 3 121 850 32,37
Votants 10 671 521 65,38 6 522 054 67,63
Blancs et nuls 286 196 1,75 194 383 2,02
Exprimés 10 385 325 98,25 6 327 671 97,98

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Jacques Becker, Crises et alternances, 1974-1995
  2. a et b Le Monde

SourcesModifier

  • Jean-Jacques Becker, Crises et alternances, 1974-1995, Nouvelle histoire de la France contemporaine no 19, Seuil, Paris, 1998