Élections au Parlement d'Andalousie de 2000

Les élections au Parlement d'Andalousie de (en espagnol : Elecciones al Parlamento de Andalucía de 2000) se tiennent le dimanche , afin d'élire les 109 députés de la VIe législature du Parlement d'Andalousie pour un mandat de quatre ans. Le scrutin se tient le même jour que les élections aux Cortes Generales.

Élections au Parlement d'Andalousie de 2000
109 députés du Parlement
(Majorité absolue : 55 députés)
Type d’élection Élections législatives de communauté autonome
Corps électoral et résultats
Inscrits 5 918 722
Votants 4 066 830
68,71 % en diminution 9,2
Votes exprimés 4 039 832
Votes nuls 26 998
PSOE-A – Manuel Chaves
Voix 1 790 653
44,32 %
en augmentation 0,3
Députés élus 52 en stagnation
PP – Teófila Martínez
Voix 1 535 987
38,02 %
en augmentation 4,1
Députés élus 46 en augmentation 6
IULV-CA – Antonio Romero (es)
Voix 327 435
8,11 %
en diminution 5,9
Députés élus 6 en diminution 7
PA – Pedro Pacheco (es)
Voix 300 356
7,43 %
en augmentation 0,8
Députés élus 5 en augmentation 1
Vainqueur et sièges par circonscription.
Carte
Président de la Junte
Sortant Élu
Manuel Chaves
PSOE-A
Manuel Chaves
PSOE-A

Les résultats du scrutin voient le Parti socialiste, au pouvoir depuis 18 ans, arriver de nouveau en tête sans remporter de majorité absolue. Contrairement au souhait du président de la Junte Manuel Chaves, c'est en effet le Parti populaire de Teófila Martínez qui tire profit de la simultanéité des élections en brisant le plafond de verre de 1994. La Gauche unie subit de son côté une défaite en perdant la moitié de ses députés.

Après avoir confirmé sa coalition avec le Partido Andalucista, Manuel Chaves est reconduit au pouvoir six semaines après la tenue du scrutin pour un quatrième mandat.

Contexte

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Le Parti socialiste (PSOE-A) du président de la Junte Manuel Chaves remporte les élections régionales anticipées du 3 mars 1996 avec une majorité relative de 52 députés sur 109. À seulement trois sièges de la majorité absolue, Manuel Chaves est le seul capable de gouverner, mais a besoin de conclure un accord avec Gauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie (IULV-CA), en fort recul, ou le Partido Andalucista (PA). Bien que vainqueur des élections générales anticipées organisées en parallèle, le Parti populaire (PP) de Javier Arenas échoue à provoquer l'alternance[1].

Le , Manuel Chaves signe avec le président du Partido Andalucista, Alejandro Rojas-Marcos (es), un accord de législature qui entérine l'entrée des nationalistes au gouvernement régional[2], bien que le chef de file électoral du PA, Pedro Pacheco (es), s'était initialement dit ouvert à des ententes ponctuelles[3].

Manuel Chaves est investi le pour un troisième mandat par 56 voix pour et 53 contre, le Parti populaire et la Gauche unie lui refusant leur confiance[4]. Il constitue son gouvernement quatre jours plus tard, dans lequel les nationalistes obtiennent deux sièges[5].

Mode de scrutin

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Hémicycle du Parlement, dans l'ancien hôpital de las Cinco Llagas.

Le Parlement d'Andalousie (Parlamento de Andalucía) est une assemblée parlementaire monocamérale constituée de 109 députés (diputados), élue pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct selon les règles du scrutin proportionnel d'Hondt par l'ensemble des personnes résidant dans la communauté autonome où résidant momentanément à l'extérieur de celle-ci, si elles en font la demande.

Convocation du scrutin

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Conformément à l'article 26 du statut d'autonomie, le Parlement est élu pour un mandat de quatre ans[6]. L'article 14 de la loi électorale andalouse du , combiné aux dispositions l'article 42 de la loi électorale nationale, précise que les élections sont convoquées au moyen d'un décret du président de la Junte d'Andalousie, signé 25 jours avant la fin du mandat et publié au Journal officiel, le scrutin devant se tenir le 54e jour suivant la publication du décret mais pas entre le et le [7],[8]. Cette interdiction a été instaurée en , suivant des débats préalables aux élections de , afin d'éviter une chute de la participation causée par la combinaison des vacances et des fortes chaleurs habituelles en Andalousie à cette période[9].

Nombre de députés par circonscription

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Puisque l'article 26 du statut d'autonomie prévoit que « le Parlement d'Andalousie sera constitué d'un nombre de députés compris entre 90 et 110 »[6], l'article 17 de la loi électorale indique que le nombre de parlementaires est fixé à 109 et attribue à chaque circonscription 8 sièges d'office, les 45 mandats restant étant distribués en fonction de la population provinciale[10]. L'article 28 du statut énonce effectivement que « la province constitue la circonscription électorale » et précise qu'aucune circonscription ne peut avoir plus du double de représentants qu'une autre[6].

Le décret de convocation des élections, publié le , dispose que les sièges sont répartis ainsi[11] :

Circonscriptions Députés
Séville 18
Malaga 16
Cadix 15
Cordoue et Grenade 13
Jaén 12
Almería et Huelva 11

Présentation des candidatures

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Peuvent présenter des candidatures[12],[13],[14] :

  • les partis ou fédérations politiques enregistrées auprès du registre des associations politiques du ministère de l'Intérieur ;
  • les coalitions électorales de ces mêmes partis ou fédérations dûment constituées et inscrites auprès de la commission électorale au plus tard 10 jours après la convocation du scrutin ;
  • et les électeurs de la circonscription, en nombre d'au moins 1 % des inscrits.

Répartition des sièges

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Seules les listes ayant recueilli au moins 3 % des suffrages valides — vote blanc inclus[15] — peuvent participer à la répartition des sièges à pourvoir dans une circonscription, qui s'organise en suivant différentes étapes[16] :

  • les listes sont classées en une colonne par ordre décroissant du nombre de suffrages obtenus ;
  • les suffrages de chaque liste sont divisés par 1, 2, 3... jusqu'au nombre de députés à élire afin de former un tableau ;
  • les mandats sont attribués selon l'ordre décroissant des quotients ainsi obtenus.

Lorsque deux listes obtiennent un même quotient, le siège est attribué à celle qui a le plus grand nombre total de voix ; lorsque deux candidatures ont exactement le même nombre total de voix, l'égalité est résolue par tirage au sort et les suivantes de manière alternative.

Campagne

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Principales forces politiques

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Force politique Chef de file Idéologie Résultats en 1996
Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie
(es) Partido Socialista Obrero Español de Andalucía
PSOE-A Manuel Chaves
(Président de la Junte)
Centre gauche
Social-démocratie, progressisme, nationalisme
44,1 % des voix
52 députés
Parti populaire
(es) Partido Popular
PP Teófila Martínez
(Maire de Cadix)
Centre droit à droite
Conservatisme, démocratie chrétienne, libéralisme
34,0 % des voix
40 députés
Gauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie
(es) Izquierda Unida Los Verdes-Convocatoria por Andalucía
IULV-CA Antonio Romero (es) Gauche
Communisme, écologisme, nationalisme
14,0 % des voix
13 députés
Partido Andalucista
(fr) Parti andalouciste
PA Pedro Pacheco (es)
(Maire de Jerez)
Centre gauche
Social-démocratie, fédéralisme, nationalisme
6,7 % des voix
4 députés

Résultats

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Total régional

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Résultats des élections au Parlement d'Andalousie de 2000[17]
 
Parti Voix % +/- Sièges +/-
Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie (PSOE-A) 1 790 653 44,32   0,26 52  
Parti populaire (PP) 1 535 987 38,02   4,06 46   6
Gauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie (IULV-CA) 327 435 8,11   5,86 6   7
Partido Andalucista (PA) 300 356 7,43   0,77 5   1
Gauche andalouse (IA) 10 232 0,25 Nv 0  
Nation andalouse (NA) 5 034 0,12   0,02 0  
Parti humaniste (PH) 4 389 0,11   0,01 0  
Assemblée d’Andalousie (A) 4 380 0,11 Nv 0  
Autres partis[a] 9 445 0,23 - 0 -
Vote blanc 51 921 1,29   0,52
Suffrages exprimés 4 039 832 99,34
Votes nuls 26 998 0,66
Total 4 066 830 100 - 109  
Abstention 1 851 892 31,29
Inscrits / Participation 5 918 722 68,71

Par circonscription

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Circonscription Almería Cadix Cordoue Grenade
Sièges 11   15   13   13  
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
Inscrits 411 162 100,00 885 681 100,00 622 013 100,00 695 030 100,00
Abstentions 131 036 31,87 327 662 37,00 157 446 25,31 211 812 30,48
Votants 280 126 68,13 558 019 63,00 464 567 74,69 483 218 69,52
Nuls 1 737 0,62 3 811 0,68 3 152 0,68 3 520 0,73
Exprimés 278 389 99,38 554 208 99,32 461 415 99,32 479 698 99,27
Partis Voix % Sièges +/− Voix % Sièges +/− Voix % Sièges +/− Voix % Sièges +/−
PSOE-A 119 706 43,00 5   219 035 39,52 6   187 591 40,66 6   214 416 44,70 6   1
PP 129 182 46,40 6   1 207 416 37,43 6   1 176 931 38,35 5   1 195 989 40,86 6   1
IULV-CA 12 471 4,48 0   1 35 083 6,33 1   1 56 661 12,28 1   2 35 335 7,37 1  
PA 10 266 3,69 0   80 378 14,50 2   31 830 6,90 1   1 24 900 5,19 0  
Autres 3 176 1,14 6 426 1,16 2 887 0,63 3 427 0,71
Blanc 3 588 1,29 5 870 1,06 5 515 1,20 5 631 1,17
Circonscription Huelva Jaén Málaga Séville
Sièges 11   12   16   1 18   1
Inscrits 372 272 100,00 524 627 100,00 1 006 297 100,00 1 401 730 100,00
Abstentions 125 006 33,58 122 113 23,28 352 709 35,05 424 108 30,26
Votants 247 266 66,42 402 514 76,72 653 498 64,95 977 622 69,74
Nuls 1 872 0,76 2 762 0,69 4 468 0,68 5 676 0,58
Exprimés 245 394 99,24 399 752 99,31 649 030 99,32 971 946 99,42
Partis Voix % Sièges +/− Voix % Sièges +/− Voix % Sièges +/− Voix % Sièges +/−
PSOE-A 115 467 47,05 6   192 766 48,22 6   260 273 40,10 7   1 481 399 49,53 10  
PP 92 700 37,78 5   1 152 848 38,24 5   266 755 41,10 7   1 314 166 32,32 6  
IULV-CA 17 084 6,96 0   1 29 256 7,32 1   57 885 8,92 1   1 83 660 8,61 1   1
PA 15 991 6,52 0   19 407 4,85 0   47 500 7,32 1   70 084 7,21 1  
Autres 1 505 0,61 1 837 0,46 7 452 1,15 6 770 0,70
Blanc 2 647 1,08 3 638 0,91 9 165 1,41 15 867 1,63

Analyse

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Parti arrivé en tête par circonscription et intensité de son score.

Le Parti socialiste (PSOE-A) remporte une sixième victoire consécutive, après 18 ans passés à la présidence de la Junte d'Andalousie[18]. Il conserve les 52 députés obtenus en 1996 et reste le premier parti de la communauté autonome, profitant de la posture d'opposant de Manuel Chaves au gouvernement national, présidé par José María Aznar, du Parti populaire (PP)[19]. Le PSOE-A échoue toutefois à reconquérir la majorité absolue à laquelle il aspirait, n'étant pas capable de mobiliser les abstentionnistes ou les électeurs du Partido Andalucista (PA) en sa faveur[20].

Le Parti populaire, qui avait désigné Teófila Martínez comme cheffe de file, bénéficie du succès national du parti aux élections générales organisées en parallèle, et brise le plafond de verre des résultats de 1994 en remportant six députés supplémentaires en quatre ans[18]. Alors que le PSOE espérait que la coïncidence entre les élections générales et autonomiques lui serait favorable, elle est au contraire profitable au principal parti d'opposition régionale[20].

Seul parti clairement défait au soir du scrutin[18], la Gauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie (IULV-CA) divise par deux sa représentation parlementaire et recule de plus de dix points de pourcentage en dix ans[20]. La fédération de gauche radicale souffre à la fois de ses divisions internes relatives à l'accord national conclu entre le PSOE et IU, que Manuel Chaves a refusé de soutenir, et de la forte abstention qui atteint les électeurs de gauche[21].

En dépit d'une campagne catastrophique selon El País, le Partido Andalucista parvient à progresser d'un siège, rentabilisant sa participation au gouvernement[18]. Au soir du scrutin, Manuel Chaves laisse d'ailleurs entendre son intention de rééditer leur coalition[20], ayant besoin d'un exécutif stable et majoritaire face à un gouvernement national de droite disposant d'une majorité absolue au Congrès des députés[18].

Le Parti socialiste et le Partido Andalucista concluent le , après à peine deux jours de négociations, un accord pour renouveler leur coalition. À cette occasion, les nationalistes conservent leurs deux sièges au Conseil de gouvernement et les deux départements exécutifs qu'ils détenaient, celui des Relations avec le Parlement étant renommé en « département des Relations institutionnelles » avec des compétences élargies[22].

Le , Manuel Chaves est investi pour un quatrième mandat, par 57 voix favorables sur 109 et 52 contre : il bénéficie comme prévu du soutien des socialistes et des nationalistes, tandis que le Parti populaire et la Gauche unie lui refusent leur confiance[23]. Il présente son nouveau gouvernement trois jours plus tard, composé de dix socialistes, deux nationalistes et deux indépendants proches du PSOE et qui comprend six femmes, conformément à une promesse électorale de Chaves de favoriser la parité[24].

Notes et références

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  1. 10 partis, moins de 0,10 % chacun.

Références

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  1. (es) Lourdes Lucio, « Chaves logra el quinto triunfo consecutivo del PSOE », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. (es) Lourdes Lucio, « Chaves reorganizará el Gobierno andaluz para dar entrada al PA », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. (es) Lourdes Lucio, « Los socialistas andaluces se decantan por un pacto con el PA », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. (es) Isabel Pedrote et Lourdes Lucio, « IU y PP critican que Chaves pida a Aznar mas traspasos que a González en 13 años », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. (es) Lourdes Lucio, « Chaves opta por la continuidad en su Gobierno », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. a b et c (es) Espagne, Andalousie. « Ley Orgánica 6/1981, de 30 de diciembre, de Estatuto de Autonomía para Andalucía. », BOE, art. 26 [lire en ligne (page consultée le 24 avril 2023)].
  7. (es) Espagne, Andalousie. « Ley 1/1986, de 2 de enero, Electoral de Andalucía. », BOE, art. 14. (version en vigueur : 1 juin 1994) [lire en ligne (page consultée le 24 avril 2023)]
  8. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 42. (version en vigueur : 31 mars 1994) [lire en ligne (page consultée le 24 avril 2023)]
  9. (es) « Adelanto electoral en Andalucía: julio y agosto, meses vetados por ley para votar en autonómicas », Newtral,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. (es) Espagne, Andalousie. « Ley 1/1986, de 2 de enero, Electoral de Andalucía. », BOE, art. 17. (version en vigueur : 15 janvier 1986) [lire en ligne (page consultée le 24 avril 2023)].
  11. (es) Espagne, Andalousie. « DECRETO del Presidente 1/2000, de 17 de enero, de disolución del Parlamento de Andalucía y de convocatoria de Elecciones. », BOJA, art. 3. (version en vigueur : 18 janvier 2000) [lire en ligne (page consultée le 7 janvier 2024)].
  12. (es) Espagne, Andalousie. « Ley 1/1986, de 2 de enero, Electoral de Andalucía. », BOE, art. Disposición Final Primera. (version en vigueur : 15 janvier 1986) [lire en ligne (page consultée le 24 avril 2023)]
  13. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 44. (version en vigueur : 21 juin 1985) [lire en ligne (page consultée le 24 avril 2023)]
  14. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 169. (version en vigueur : 21 juin 1985) [lire en ligne (page consultée le 24 avril 2023)]
  15. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 96. (version en vigueur : 31 mars 1994) [lire en ligne (page consultée le 24 avril 2023)]
  16. (es) Espagne, Andalousie. « Ley 1/1986, de 2 de enero, Electoral de Andalucía. », BOE, art. 18. (version en vigueur : 15 janvier 1986) [lire en ligne (page consultée le 24 avril 2023)]
  17. (es) Commission électorale d'Andalousie, « RESOLUCION de 23 de marzo de 2000, de la Presidencia de la Junta Electoral de Andalucía, por la que se hacen públicos los resultados generales y por circunscripciones, y relación de Diputados proclamados electos en las elecciones al Parlamento de Andalucía celebradas el día 12 de marzo de 2000. », Bulletin officiel de la Junte d'Andalousie,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le )
  18. a b c d et e (es) Lourdes Lucio, « Chaves aguanta el empuje del PP La coincidencia electoral perjudicó en esta ocasión a los socialistas », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. (es) José Bejarano, « Chaves no logra la mayoría absoluta », La Vanguardia,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  20. a b c et d (es) « La fuerte subida del PP clava al PSOE en 52 escaños pese a la estrepitosa caída de IU-CA », ABC,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  21. (es) M. Correa, « Los peores resultados en la historia de IU-CA no hacen dimitir a Romero », ABC,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  22. (es) José Bejarano, « Chaves reedita el pacto con los andalucistas para gobernar en coalición en la Junta », La Vanguardia,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  23. (es) Lourdes Lucio, « La oposición pone condiciones a la oferta de diálogo de Chaves durante su investidura », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. (es) Alejandro Bolaños, « Chaves designa a seis consejeras para cumplir su promesa de paridad », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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