Élection présidentielle moldave de 2020

Élection présidentielle moldave de 2020
(1er tour)
(2d tour)
Corps électoral et résultats
Inscrits 2 995 891
Votants au 1er tour 1 348 719
45,68 %  −3,5
Votants au 2d tour 1 650 131
55,78 %  +2,3
Maia Sandu - EPP Summit - June 2017 (35463818515) (cropped).jpg Maia Sandu – PAS
Voix au 1er tour 487 635
36,16 %
 −2,6
Voix au 2e tour 943 006
57,72 %
Igor Dodon MoscowTass 01-2017.jpg Igor Dodon – PSRM
Voix au 1er tour 439 866
32,61 %
 −15,4
Voix au 2e tour 690 614
42,28 %
Renato Usatii (cropped).jpg Renato Usatîi – PN
Voix au 1er tour 227 939
16,90 %
Violeta Ivanov (2014-01-29) (cropped).png Violeta Ivanov – ȘOR
Voix au 1er tour 87 542
6,49 %
Candidat arrivé en tête au 1er tour et au 2d tour par raïon
Carte
Président de la République
Sortant Élu
Igor Dodon
PSRM
Maia Sandu
PAS

L'élection présidentielle moldave de 2020 a lieu les 1er et afin d'élire le président de la république de Moldavie.

Le scrutin prend comme le précédent la forme d'un vote sur les liens internationaux du pays, le second tour voyant s'affronter le président sortant Igor Dodon, pro-russe, à l'ancienne Première ministre Maia Sandu, favorable à un rapprochement avec l'Union européenne. Contrairement à l'élection de 2016, Maia Sandu se qualifie en tête du premier tour, avant de l’emporter au second face au président sortant, avec plus de 57 % des suffrages exprimés.

ContexteModifier

 
Igor Dodon, président sortant.

L'élection présidentielle de 2016 est organisée dans le contexte d'un mouvement protestataire contre l'oligarchie, la corruption et l'ensemble de la classe politique jugée responsable de la situation économique désastreuse de la Moldavie, pays le plus pauvre d'Europe. Le mouvement aboutit à la chute du gouvernement, sans toutefois provoquer de changements plus profonds. Organisée au suffrage direct pour la première fois depuis 1996 en raison de l'incapacité chronique du parlement de s'acquitter de cette tache, l'élection présidentielle de 2016 voit la victoire au second tour d'Igor Dodon — candidat du Parti des socialistes de la république de Moldavie (PSRM), une formation pro-russe — sur Maia Sandu, candidate du Parti action et solidarité (PAS), formation pro-européenne et anti-oligarchique.

Les législatives de février 2019, qui connaissent la plus faible participation depuis l'indépendance du pays, donnent quant à elles lieu à une division du parlement entre trois formations aux vues initialement irréconciliables. Le PSRM obtient en effet la majorité relative avec un tiers des sièges, devançant de peu le Parti démocrate (PDM), parti oligarchique pro-européen au pouvoir. La coalition Parti action et solidarité-Plateforme vérité et dignité, dite ACUM, pro-européenne mais farouchement opposée au PDM qu'elle accuse de corruption, fait son entrée au parlement en arrivant en troisième position. La division du parlement mène ainsi à un blocage institutionnel, qui conduit le président Igor Dodon à menacer de convoquer des élections anticipées avant qu'une coalition entre socialistes et ACUM ne soit formée in extremis le , portant Maia Sandu (PAS) au poste de Premier ministre. Les démocrates saisissent cependant la Cour constitutionnelle, qui invalide sa nomination et tente d'imposer des élections anticipées, conduisant à la crise constitutionnelle moldave de 2019, qui voit finalement Maia Sandu confirmée dans ses fonctions.

 
Maia Sandu, principale dirigeante de l’opposition pro-européenne.

L'alliance gouvernementale conclue entre les « Acum » pro-européens et les socialistes pro-russes est alors largement vue dans chacun des deux camps comme temporaire, le temps de démanteler les réseaux oligarchiques de Plahotniuc installés aux postes clés, et de rétablir l'État de droit dans le pays[1],[2]. Au cours des cinq mois suivant la formation du gouvernement, le Parti démocrate s'effondre dans les sondages, en faveur de la coalition ACUM et surtout des socialistes, qui remportent les élections municipales d'octobre et novembre 2019, notamment dans la capitale Chișinău où Ion Ceban l'emporte au second tour par 52,39 % des voix contre le candidat de l'ACUM Andrei Nastase[3],[4].

Dans les semaines qui suivent les municipales, le Parti des socialistes fait tomber le gouvernement Sandu à la suite d'un désaccord sur une réforme du mode d'élection du procureur de la République portée par la Première ministre. Une motion de censure est votée avec le soutien des démocrates par 63 voix sur 101, et permet au président Igor Dodon de nommer Ion Chicu au poste de Premier ministre[5],[6]. Cet ancien ministre de l'Économie et proche conseiller du président est présenté par ce dernier comme un technocrate indépendant[5],[6]. Son gouvernement, uniquement composé d'indépendants proches du président ou ayant participé à des gouvernements démocrates, obtient les soutiens combinés des socialistes et des démocrates. Ces derniers l’intègrent pleinement par la suite à la faveur d'un remaniement, cimentant l'alliance de circonstance entre les deux formations[7],[8].

Mode de scrutinModifier

Le président de la république de Moldavie est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois de manière consécutive. Est élu le candidat ayant recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, à condition que le quorum de participation de 33 % des inscrits ait été franchit. À défaut, un second tour est organisé deux semaines plus tard entre les deux candidats arrivés en tête, et celui recueillant le plus de voix est déclaré élu, sans condition de participation[9].

En accord avec l'article 78(2) de la Constitution, « peut être élu président de la République le citoyen ayant le droit de vote, qui a atteint l'âge de 40 ans révolus, qui habite ou a habité sur le territoire de la république de Moldavie au moins 10 années et qui parle couramment la langue officielle ».

CampagneModifier

Premier tourModifier

La campagne électorale voit comme à son habitude s'opposer les partisans d'un rapprochement avec la Russie et ceux d'un rapprochement avec l'Union européenne, respectivement regroupés autour du président Igor Dodon et de l'ancienne Première ministre Maia Sandu. À cet affrontement vient cependant s'ajouter un discours populiste et anti système principalement porté par Renato Usatîi.

Igor DodonModifier

 
Logo de campagne de Dodon

La campagne du président sortant, entamée offficiellement le 9 septembre, est marquée par plusieurs promesses de campagne destinées à rallier la part russophile de la population moldave[10]. Igor Dodon met ainsi en avant son intention de légiférer pour donner un rôle officiel à la langue russe et à rendre son apprentissage obligatoire à l'école, tout en renforçant les liens économiques avec la Russie. Son programme est également axé sur la consolidation du système de sécurité sociale, la mise en avant des valeurs chrétiennes et familiales, ainsi que sur la préservation de l'intégrité territoriale du pays[11].

Sa candidature, officiellement indépendante en raison de l'interdiction faite au président d'être membre d'un parti, reçoit le soutien officiel de son ancienne formation politique, le Parti des socialistes de la république de Moldavie[12].

Maia SanduModifier

 
Logo de campagne de Sandu

Maia Sandu déclare dès le 18 juillet 2020 son intention de se porter à nouveau candidate à la présidence. Les premiers mois sont marqués par la déchirure de l'alliance de son parti, le Parti action et solidarité, d'avec la Plateforme vérité et dignité, qui l'avait en 2016 portée comme candidate commune de leur alliance, le Bloc électoral ACUM. S'estimant trop mise à l'écart au sein du bloc électoral, la plateforme présente son propre candidat, Andrei Năstase[13].

Lancée officiellement le 2 octobre par deux discours — l'un en roumain, l'autre en russe —, la campagne de Sandu se concentre sur des promesses de lutte contre la corruption et la pauvreté ainsi que sur une réforme du système judiciaire[14]. Ce dernier point avait menée à la chute du Gouvernement Sandu l'année précédente à la suite du retrait du soutien du PSRM. En tant que candidate, celle-ci réitère au président sortant ses accusations de sabotage délibéré des réformes dans le domaine[15]. Dodon est également accusé d'une mauvaise gestion de la pandémie de Covid-19 et de ses conséquences économiques, de dévoyement des moyens présidentiels en faveur de sa campagne, ainsi que de tentatives de fraude électorale[16],[17],[18].

L'ancienne Première ministre affiche également des objectifs de baisse du chômage et de liens resserrés avec l'Union européenne, tout en promettant une augmentation à 2 000 Leu du minimum vieillesse (environ 100 euros)[19].

Renato UsatîiModifier

 
Logo de campagne d'Usatîi

Après avoir annoncé publiquement songer à se présenter fin juillet 2020, le dirigeant de Notre Parti, Renato Usatîi, annonce sa décision d'entrer en lice le 27 août suivant, avant de l'officialiser par le dépôt d'une candidature le 7 septembre[20].

Renato Usatîi début sa campagne le 2 octobre par un discours au cours duquel il présente ses principaux objectifs : servir et représenter le peuple, lutter contre la corruption et le népotisme, et résoudre tous les problèmes des électeurs[21]. Ces différents élèments ainsi que plusieurs de ses promesses de campagne amène le candidat à être qualifié de populiste et anti système. Usatîi affirme ainsi vouloir éradiquer la corruption par la mise en place d'un équivalent moldave au Mossad, dissoudre immédiatement le parlement et supprimer certains échelons administratifs[22].

Russophone affirmé, mais partisan d'un rapprochement économique avec la Roumanie et l'Ukraine, le candidat se révèle un farouche opposant au président Igor Dodon, contre lequel il organise plusieurs manifestations, et annonce son intention de le poursuivre en justice une fois élu[23],[22]. Utilisant fréquemment des vidéos publiées sur les réseaux sociaux dans lesquelles il s'adresse directement aux électeurs, Usatîi accuse Igor Dodon de corruption, de falsification de sondages, d'espionnage à l'encontre de sa campagne, et de tentative de fraude électorale via l'acheminement d'électeurs pro russes en provenances de la région séparatiste de Transnistrie[24],[25],[26].

Entre-deux-toursModifier

Maia Sandu reçoit le soutien d'Andrei Năstase, ainsi que des candidats Dorin Chirtoacă et Octavian Țîcu, partisans affirmés de l'unification du pays avec la Roumanie[27],[28],[29]. Renato Usatîi appelle a voter contre Igor Dodon au second tour, sans pour autant soutenir directement Maia Sandu[30]. La candidate du très russophile Parti Șor, Violeta Ivanov, ne se prononce quant à elle pour aucun candidat, se contentant de recommander à ses électeurs de voter pour le programme se rapprochant le plus du sien[31].

RésultatsModifier

Résultats préliminaires de la présidentielle moldave de 2020[32],[33],[34]
Candidat Parti 1er tour 2d tour
Voix % Voix %
Maia Sandu PAS 487 635 36,16 943 006 57,72
Igor Dodon PSRM 439 866 32,61 690 614 42,28
Renato Usatîi PN 227 939 16,90
Violeta Ivanov ȘOR 87 542 6,49
Andrei Năstase PPDA 43 924 3,26
Octavian Țîcu PUN 27 170 2,01
Tudor Deliu PLDM 18 486 1,37
Dorin Chirtoacă MPU 16 157 1,20
Suffrages exprimés 1 348 719 98,55 1 633 620 99,00
Votes blancs et nuls 19 797 1,45 16 511 1,00
Total 1 368 516 100 1 650 131 100
Abstentions 1 627 375 54,32 1 362 271 44,22
Inscrits / participation 2 995 891 45,68 2 995 891 55,78

Représentation des résultats du second tour :

Maia
Sandu
(57,72 %)
Igor
Dodon
(42,28 %)
Majorité absolue

AnalysesModifier

 
Candidat arrivé en tête au 1er tour par raïon.
 
Candidat arrivé en tête au 2d tour par raïon.

Premier tourModifier

Comme en 2016, le second tour voit s'affronter le candidat russophile Igor Dodon à la candidate europhile Maia Sandu[35]. Cette dernière arrive cependant en tête du premier tour contrairement au scrutin précédent, portée par les votes de la diaspora qui font démentir les sondages d'opinions, qui donnaient Dodon largement en tête[36].

Le premier tour est par ailleurs marqué par un plus grand éparpillement des voix, principalement en faveur du candidat russophile mais anti-système Renato Usatîi. Le report des voix de ce dernier est jugé décisif pour un second tour pressenti comme très serré[36],[37],[38]. Sans appeler spécifiquement à voter pour Maia Sandu, il appelle le 6 novembre ses électeurs à voter contre Dodon au second tour[39]. À l’étranger, Dodon reçoit le soutien de son homologue russe Vladimir Poutine, qui appelle les Moldaves à reconduire le président sortant tout en accusant les États-Unis d'orchestrer un « scénario révolutionnaire » dans le pays[40],[41].

Second tourModifier

Le second tour voit Maia Sandu faire à nouveau démentir les sondages d'opinions, qui prévoyaient des résultats serrés. La candidate du Parti action et solidarité l'emporte nettement avec une participation de près de 55 %, en hausse de dix points par rapport au premier tour et d’un peu plus d'un point par rapport à 2016. Il s'agit de la première victoire d'une femme à une présidentielle en Moldavie[42],[43].

L'issue du scrutin est perçu comme une baisse de l'influence russe dans le pays[41]. Le bon résultat réalisé par Maia Sandu s’explique en partie par le vote de la diaspora, qui s’est beaucoup plus mobilisée qu’en 2016 et qui s’est prononcée en sa faveur à hauteur de 93 %[32]. La candidate pro-européenne a également bénéficié de sa réputation d’« incorruptible » alors que le président sortant est visé par de multiples accusations de corruption[44],[42].

Igor Dodon félicite sa concurrente au cours d'une conférence de presse organisée le lendemain du scrutin[45]. Le président roumain, Klaus Iohannis, lui emboîte le pas au cours d'une discussion par téléphone suivie d'une invitation à rencontrer Sandu dans la capitale Chișinău une fois celle-ci en fonction[46]. La candidate reçoit notamment les félicitations du président Ukrainien Volodymyr Zelensky, mais aussi du président russe Vladimir Poutine[47].

SuitesModifier

Maia Sandu doit être investie présidente de la république le 23 décembre 2020.

Des élections législatives anticipées sont jugées probables, les forces pro-européennes alliées à la nouvelle présidente étant minoritaires au Parlement élu en 2019[42]

Notes et référencesModifier

  1. (en) Matei Rosca, « Moldova’s new PM sets pro-Western course », sur POLITICO, (consulté le 1er juillet 2019).
  2. (en) Mihai-Razvan Corman, « What happened in Moldova? And what should the EU do about it? », sur openDemocracy, (consulté le 1er novembre 2020).
  3. (en) « Moldova in 2019: Year of Elections May Redefine Politics », sur Balkan Insight, (consulté le 14 septembre 2019).
  4. (en) « Moldovan Socialists Win Chisinau City Hall », sur Balkan Insight (consulté le 12 novembre 2019).
  5. a et b (en) « Moldova’s president nominates ex-adviser for prime minister », sur apnews.com, (consulté le 1er novembre 2020).
  6. a et b (en) « Moldova leader nominates former finance minister as PM candidate », sur euronews, (consulté le 13 novembre 2019).
  7. (en) « Moldova Govt Reshuffle Cements Socialist-Democrat Alliance », sur Balkan Insight, balkaninsight, (consulté le 21 mars 2020).
  8. (en) « Moldovan parliament approves Ion Chicu as new prime minister », sur reuters.com, (consulté le 14 novembre 2019).
  9. (ro) « Diferențe esențiale dintre alegerile parlamentare 2019 și 2014 », sur alegeri.md (consulté le 30 avril 2020).
  10. (ro) Cristina, « Declarațiile lui Dodon, după ce a anunțat că va candida pentru încă un mandat prezidențial », sur Ziarul de Gardă, zdg.md, (consulté le 6 novembre 2020).
  11. « Programme à Dodon », sur dodon.md (consulté le 6 novembre 2020).
  12. (ro) « PSRM anunță că-l susține la alegerile prezidențiale pe Igor Dodon », sur tv8.md (consulté le 6 novembre 2020).
  13. (ro) Alla Ceapai, « Andrei Năstase anunță că va candida la prezidențiale », sur Radio Europa Liberă, europalibera.org (consulté le 6 novembre 2020).
  14. (ro) « Maia Sandu, la lansarea în campanie: „Nu sunt perfectă, dar îmi pasă”. A ținut un discurs și în limba rusă », sur AGORA, AGORA.md, (consulté le 6 novembre 2020).
  15. (ro) « Olesea Stamate a lansat Calendarul Injustiției: O retrospectivă a nedreptăților de la preluarea puterii de către Dodon », sur Maia Sandu Președinte 2020, maia.sandu, (consulté le 6 novembre 2020).
  16. (ro) « Flashmob la Președinție: Tinerii PAS i-au transmis lui Dodon ordinul „Gloria lenii” », sur Maia Sandu Președinte 2020, maia.sandu, (consulté le 6 novembre 2020).
  17. (ro) « PAS il acuza pe Igor Dodon ca utilizeaza resursele administrative pentru a-si face campanie electorala - VIDEO », sur Pro TV (consulté le 6 novembre 2020).
  18. (ro) « Sandu îl acuză pe Dodon că încearcă să fure votul cetățenilor: „Va cheltui 2 milioane de euro pentru a cumpăra voturi din regiunea transnistreană” — Cotidianul », sur Cotidianul, cotidianul.md, (consulté le 6 novembre 2020).
  19. (ro) « Programme à Sandu », sur Maia Sandu Președinte 2020, maia.sandu (consulté le 6 novembre 2020).
  20. (ro) « Renato Usatîi îndeamnă oamenii să-și spună opinia privind candidatura sa la prezidențiale », sur IPN, (consulté le 6 novembre 2020).
  21. (ro) « /VIDEO/ Renato Usatîi s-a lansat în campania electorală: „Eu voi fi sluga poporului meu” », sur tv8.md (consulté le 6 novembre 2020).
  22. a et b (ro) « Programme à Usatîi », sur Renato Usatîi (consulté le 6 novembre 2020).
  23. (ro) « Cum răspunde Igor Dodon la acuzaţiile lui Renato Usatîi privind detoxifierea la o clinică privată de lângă Moscova », sur NewsIN (consulté le 6 novembre 2020).
  24. (ro) « Usatîi îl acuză pe Dodon că folosește polițiștii în campania electorală », sur stiri.md, (consulté le 6 novembre 2020).
  25. (ro) « /VIDEO/ Usatîi îl acuză pe Dodon că a ascuns unele date ale sondajelor de opinie, „făcute la comadă”, care sunt în defavoarea sa », sur tv8.md (consulté le 6 novembre 2020).
  26. (ro) « Usatîi îl acuză pe Dodon de cumpărarea voturilor din stânga Nistrului. Reacția politicianului », sur tv8.md (consulté le 6 novembre 2020).
  27. « Andrei Năstase anunță că o va susține pe Maia Sandu în turul II », sur stiri.md (consulté le 13 novembre 2020).
  28. (ro) « Dorin Chirtoaca isi anunta sustinerea pentru Maia Sandu in al doilea tur al alegerilor prezidentiale: "Sa avem o victorie zdrobitoare fata de Dodon" - VIDEO », sur Pro TV (consulté le 13 novembre 2020).
  29. (ro) « VIDEO. Octavian Ţîcu: Acum chiar îmi doresc ca cetăţenii să voteze o femeie preşedinte al Republicii Moldova », sur TVR MOLDOVA (consulté le 13 novembre 2020).
  30. (ro) « R. Moldova: Renato Usatîi își cheamă alegătorii să voteze împotriva lui Dodon pe 15 noiembrie », sur psnews.ro, (consulté le 15 novembre 2020).
  31. (ro) « /VIDEO/ Pe cine va susține partidul „Șor” în turul II al alegerilor prezidențiale? Anunțul făcut de Ilan Șor », sur tv8.md (consulté le 13 novembre 2020).
  32. a et b (ro) « Alegeri Prezidențiale - rezultate », sur pv.cec.md (consulté le 1er novembre 2020)
  33. (ro) « Comisia Electorală Centrală a Republicii Moldova », sur a.cec.md (consulté le 6 novembre 2020).
  34. « Résultats détaillés », sur alegeri.md (consulté le 15 novembre 2020).
  35. « Second tour de la présidentielle en Moldavie : le pays partagé entre Europe et Russie », sur euronews, (consulté le 16 novembre 2020).
  36. a et b « Présidentielle en Moldavie : la pro-européenne Maia Sandu en tête au premier tour », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 5 novembre 2020).
  37. « La Moldave Maia Sandu fait grincer Moscou ».
  38. « En Moldavie, la pro-européenne Maia Sandu devance le russophile président sortant », sur Libération.fr, Libération, (consulté le 5 novembre 2020).
  39. (ro) « Mobilizare: Și Renato Usatîi își cheamă alegătorii să voteze împotriva lui Dodon pe 15 noiembrie », sur Deschide.MD (consulté le 13 novembre 2020).
  40. (en) Deutsche Welle (www.dw.com), « Moldova election: Pro-EU Maia Sandu wins presidency », sur DW.COM (consulté le 16 novembre 2020).
  41. a et b « Avec l'élection de la pro-européenne Maia Sandu, la Moldavie entre dans une nouvelle ère », sur LExpress.fr, lexpress, (consulté le 16 novembre 2020).
  42. a b et c « En Moldavie, la proeuropéenne Maia Sandu remporte la présidentielle et promet de lutter contre la corruption », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 16 novembre 2020).
  43. « Présidentielle en Moldavie : la candidate pro-européenne emporte le scrutin », sur lemonde.fr, (consulté le 16 novembre 2020).
  44. AFP, « Moldavie: la pro-européenne Sandu remporte la présidentielle », sur Orange Actualités, (consulté le 16 novembre 2020).
  45. « Moldavie: la pro-européenne Sandu remporte la présidentielle », sur lepoint.fr, (consulté le 16 novembre 2020).
  46. (ro) 49, « Klaus Iohannis a discutat la telefon cu Maia Sandu. Șeful statului va avea o vizită oficială la Chișinău », sur digi24.ro (consulté le 16 novembre 2020).
  47. « Election en Moldavie : le président sortant reconnaît sa défaite face à la candidate pro-européenne », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 18 novembre 2020).