Élection présidentielle italienne de 2022

Élection présidentielle italienne de 2022
(1er tour)
Corps électoral et résultats
Inscrits 1 009
Président de la République
Sortant
Sergio Mattarella
Indépendant

L'élection présidentielle italienne de 2022 devrait avoir lieu le afin d'élire au suffrage indirect le président de la République italienne pour un mandat de sept ans.

Éligible pour un second mandat, le président sortant Sergio Mattarella se prononce publiquement contre une éventuelle réélection, les présidents italiens n'effectuant traditionnellement qu'un seul mandat à l'exception notable de son prédécesseur, Giorgio Napolitano.

Grand favori du scrutin, le président du Conseil en exercice, Mario Draghi, fait part de sa disponibilité.

ContexteModifier

 
Le président sortant Sergio Mattarella

InstitutionnelModifier

Le président de la République italienne, chef d'État d'un régime parlementaire, assume un rôle essentiellement honorifique[1],[2], tout en étant considéré par la Constitution italienne comme le garant de l'unité nationale et des institutions. Le président italien joue ainsi un rôle de premier plan à l'issue des élections générales ou lors des crises politiques, le chef de l’État — qui procède aux consultations des groupes parlementaires avant de nommer le président du Conseil des ministres — ayant alors la main sur le processus des négociations en vue de la formation des gouvernements de coalition. Si le président du Conseil doit en dernier lieu obtenir le vote de confiance des deux chambres du Parlement envers son gouvernement, le président de la République dispose ainsi au préalable d'un droit de véto sur la proposition de gouvernement qui lui est faite[3],[4],[5].

Garant des institutions, le président quitte traditionnellement son parti politique s'il était membre de l'un d'entre eux, avant sa prestation de serment. Il en va de même s'il siégeait avant son élection à la Cour constitutionnelle, au Parlement, au gouvernement ou au sein de toute autre institution d'État.

Élection présidentielle de 2015Modifier

 
Prestation de serment de Sergio Mattarella devant les chambres réunies au palais Montecitorio le 3 février 2015.

L'élection présidentielle de janvier 2015 voit la victoire du candidat sans étiquette Sergio Mattarella à l'issue du quatrième tour d'un scrutin organisé de manière anticipé cinq ans avant la date prévue.

L'élection est en effet organisée à la suite de la démission du président Giorgio Napolitano, réélu en 2013 dans le contexte d'une incapacité du collège électoral à s'accorder sur son successeur. Il s'agit alors de la première réélection d'un président sortant depuis l'établissement de la République en 1948, les présidents n'effectuant traditionnellement qu'un seul mandat. Cette dérogation de Giorgio Napolitano à la règle tacite en vigueur donne alors lieu à des manifestations d'opposition. Considérant ce second mandat comme transitoire, il démissionne cependant deux ans plus tard comme annoncé lors de son investiture[6],[7].

Élu à la majorité absolue des suffrages au quatrième tour, le juge constitutionnel Sergio Mattarella, l'emporte sur son principal concurrent, l'ex-juge Ferdinando Imposimato, soutenu par le Mouvement 5 étoiles. La victoire de Mattarella, soutenu par une ample majorité de grands électeurs, est considérée comme un important succès pour le président du Conseil démocrate, Matteo Renzi, à l'origine de cette candidature[8]. Après l'échec de son projet de réforme de la Constitution soumis à référendum, Matteo Renzi quitte cependant le pouvoir au début du mois de décembre 2016[9].

Révision constitutionnelleModifier

Les élections générales de mars 2018 voient la défaite du Parti démocrate, et l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement réunissant le Mouvement 5 étoiles et la Ligue du Nord sous la conduite du président du Conseil Giuseppe Conte. La coalition s'effondre cependant en février 2021, avant d'être remplacé par un nouveau gouvernement qui maintient Giuseppe Conte et le Mouvement 5 étoiles avec le renfort du Parti démocrate, en remplacement de la Ligue qui passe dans l'opposition, ainsi que d'Italia Viva — fondé par Matteo Renzi à l'issue d'une scission d'avec le Parti démocrate — et de Libres et égaux. Un processus de révision constitutionnelle porté par le Mouvement cinq étoile se retrouve ainsi étalé sous ces deux gouvernements avant d'être soumis en septembre 2020 à un référendum constitutionnel approuvé à une large majorité de près de 70 % des votants[10].

La révision de la Constitution fait passer le nombre de parlementaires élus de 945 à 600, en réduisant le nombre de députés et de sénateurs respectivement de 630 à 400 et de 315 à 200. Cette réduction ne devient cependant effective que pour les prochaines élections générales prévues pour mai 2023. Les membres du Parlement procédant à l'élection du président de la République au sein d'un collège électoral réunissant des membres des conseils régionaux, la réduction du nombre de ces derniers est également prévue afin de conserver l'équilibre existant au sein du collège. L'élection présidentielle de 2022 est ainsi la dernière à dépendre d'un collège composé d'un millier de grands électeurs, avant qu'il ne soit considérablement réduit conformément à la révision constitutionnelle de 2020[11].

Candidatures pressentiesModifier

Mario DraghiModifier

 
Mario Draghi

Mario Draghi apparait jusqu'en février 2021 comme le grand favori de la prochaine élection présidentielle. Banquier et économiste de profession, sans appartenance politique, très familier des institutions italiennes au sein desquelles il effectue une longue carrière, Draghi est remarqué pour son efficacité lors de son passage à la tête de la Banque centrale européenne en pleine crise de la dette dans la zone euro. Il bénéficie ainsi d'un large soutien de la classe politique pour sa candidature, dont le succès parait alors assuré[12].

Le , cependant, une crise politique éclate avec le départ d'Italia Viva du gouvernement, Matteo Renzi s'opposant au projet de réforme électorale alors en discussion au Parlement ainsi que sur la gestion par le président du Conseil des fonds européens destinés à la reprise économique post-pandémie de Covid-19. Mis en minorité au Sénat, Giuseppe Conte donne sa démission deux semaines plus tard. Le président Mattarella confie alors à Mario Draghi la formation d'un gouvernement de technocrates bénéficiant d'un large soutien d'unité nationale, avec pour principale mission la gestion du plan de relance de 209 milliards d'euros[13],[14],[15].

Cette tâche étant toujours en cours fin 2021, la candidature de Draghi au scrutin présidentiel fait l'objet d'une grande incertitude, une réélection de Mattarella pour quelques années dans une répétition de la transition assurée par Napolitano étant même évoquée[12]. Le , cependant, Mario Draghi annonçe être disposé à accéder à la présidence de la République lors d'une conférence de presse. Le président du Conseil estime le travail effectué par son gouvernement lors des dix derniers mois suffisant pour mettre en œuvre le plan de relance européen « quelle que soit la personne à la barre »[16]. Il se présente à cette occasion comme un « grand-père […] au service des institutions »[17].

Silvio BerlusconiModifier

 
Silvio Berlusconi

Au sein de la Coalition de centre-droit, réunissant différents partis de droite et d'extrême droite dont Forza Italia, la Ligue et Fratelli d'Italia, la candidature de l'ex-président du Conseil Silvio Berlusconi est évoquée à de multiples reprises début décembre 2021[18],[19],[20]. De nombreuses figures de cette partie de l'échiquier politique, parmi lesquelles Matteo Salvini, Giorgia Meloni ou encore le président de la région Vénétie Luca Zaia[a],[21],[22], se positionnent en faveur d'une telle opportunité si le président de Forza Italia devait être investi comme candidat. Selon des estimations faites quelques semaines avant l'ouverture du scrutin, sa victoire paraît inconcevable lors des trois premiers tours requérant une majorité de 673 suffrages[23].

L'éventuelle candidature de l'homme d'affaires soulève toutefois des oppositions dont celle du secrétaire du Parti démocrate (PD), Enrico Letta qui fait savoir qu’aucun des douze présidents précédents n’était chef de parti[24]. À un autre niveau, le journal de gauche Il Fatto Quotidiano lance une pétition à l'attention des parlementaires pour empêcher un tel scénario qui serait selon le quotidien une menace pour la liberté de la presse, la justice et la protection de la Constitution[25].

Mode de scrutinModifier

Le président de la République italienne est élu pour un mandat de sept ans au suffrage indirect et secret par un collège électoral composé des membres des deux chambres du Parlement — soit 630 députés et 315 sénateurs —, auxquels s'ajoutent 58 délégués régionaux en provenance des vingt régions d'Italie. Ces derniers sont choisis par les conseils régionaux à raison de trois délégués par région, à l'exception de celle du Val d'Aoste qui n'en dispose que d'un[26],[27]. À ce total s'ajoutent enfin les cinq sénateurs à vie nommés, ainsi que les anciens présidents de la République, également sénateurs à vie[b], soit un total en janvier 2022 de 1 009 membres du collège électoral[28],[29]

Lors des trois premiers tours, est élu le candidat réunissant la majorité des deux-tiers du total des membres du collège électoral. À partir du quatrième tour de scrutin, la majorité absolue suffit. Le collège étant composé de 1 009 membres en 2022, la majorité des deux tiers nécessaire aux trois premiers tours est de 674 voix, tandis que la majorité absolue utilisée à partir du quatrième tour est de 506 voix[30],[29]. Si deux présidents – Francesco Cossiga et Carlo Azeglio Ciampi – ont été élus en un seul tour, il en aura fallu plus d'un pour élire neuf des dix autres présidents, dont vingt-trois pour l'élection de Giovanni Leone en 1971, et seize pour celle d'Oscar Luigi Scalfaro en 1992[26].

Le collège électoral est présidé par le président de la Chambre des députés, au côté duquel siège, comme suppléant, le président du Sénat. Tous deux participent au dépouillement à l'issue de chaque tour de scrutin, mais c'est au seul président de la Chambre des députés qu'il revient de présider les séances et de proclamer le vainqueur élu président de la République.

Tout candidat à la présidence de la République doit répondre aux exigences prescrites par l'article 84 de la Constitution : détenir la nationalité italienne, avoir au moins cinquante ans révolus le jour de l'élection, et jouir de ses droits civiques et politiques.

Le président de la République italienne est élu pour un mandat de sept ans, renouvelable sans limitation du nombre de mandat. En pratique, les présidents n'effectuent traditionnellement qu'un seul mandat. Le septennat présidentiel est par ailleurs prolongeable jusqu'à la prochaine législature du Parlement s'il ne reste que trois mois avant la fin de la législature en cours, ou si celle ci est déjà terminée et qu'une nouvelle n'a pas encore débuté[26]. En l'absence d'un successeur élu avant la fin du septennat de Mattarella, l'intérim de la présidence de la République serait exercé par la présidente du Sénat, Elisabetta Casellati, jusqu'à ce que le collège parvienne à s'entendre sur l'élection d'un candidat[31]

Collège électoralModifier

Composition du collège électoral[32]
Parti Grands électeurs
Députés Sénateurs Délégués
régionaux
Total %
Mouvement 5 étoiles (M5S) 159 74
Ligue du Nord (LN) 133 64
Parti démocrate (PD) 95 39
Forza Italia (FI) 77 50
Frères d'Italie (Fdl) 37 21
Italia Viva (IV) 27 16
Autres centre droit 5 0
Coraggio Italia (CI) 24 9
Autres centre gauche-M5S 6 0
Libres et égaux (LeU) 12 6
Pour les autonomies (Aut) 4 8
MAIE-PSI-GI 8 0
+Europa-Action 3 2
Groupe mixte 39 32
Total 630 321 58 1 009 100

DéroulementModifier

La fin du mandat du président Mattarella étant prévue pour le 3 février, sept ans jours pour jours après sa prestation de serment en 2015, le collège électoral est convoqué trente jours auparavant par le président de la Chambre des députés, Roberto Fico, conformément à l'article 85 de la Constitution. À la convocation du 4 janvier 2022 suit un délai informel variant de 15 à 20 jours, au cours duquel les conseils régionaux élisent leurs délégués membres du collège électoral[33].

Le premier tour de l'élection présidentielle est fixé par décret au à 15 heures[29]. Organisé en pleine pandémie de Covid-19, le scrutin voit le millier de grands électeurs soumis à de nouvelles règles à cette occasion, dont notamment la limitation à 200 du nombre de grand électeurs pouvant être présents simultanément dans l'hémicycle. Ceux-ci sont ainsi invités à voter par tranche horaire et ordre alphabétique avant de quitter la salle pour laisser entrer les suivants. Une abstention spécifiquement due aux contaminations ou aux mises en quarantaine est également attendue. Vingt jours avant le scrutin, trente-neuf parlementaires se trouvaient ainsi déjà placés en isolement pour ces raisons[29],[34]. La Constitution italienne ne prévoyant pas la possibilité d'un vote à distance lors de l'élection présidentielle, il existe un risque que le nombre d'absents soit tel qu'aucun candidat ne soit en mesure d'atteindre la majorité requise, y compris à partir du quatrième tour. Cette situation relance notamment les spéculations sur un second mandat de Sergio Mattarella[31].

RésultatsModifier

Résultats de la présidentielle italienne de 2022
Candidat Parti Premier tour Deuxième tour Troisième tour Quatrième tour Cinquième tour
Voix Pourcentage[c] Voix Pourcentage[c] Voix Pourcentage[c] Voix Pourcentage[c] Voix Pourcentage[c]
Votants Inscrits Votants Inscrits Votants Inscrits Votants Inscrits Votants Inscrits
Candidats Partis
Candidats Partis
Suffrages exprimés
Votes blancs
Votes nuls
Total 100 - 100 - 100 - 100 - 100 -
Abstentions
Inscrits / Participation 1009 1009 1009 1009 1009

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Luca Zaia est un membre de la Ligue du Nord (devenue par la suite la Ligue) et représentant une vision plus fédérale de la péninsule. Avec ses nombreux succès électoraux, il est devenu une voix importante au sein du parti padan (voir « Luca Zaia : le prochain leader de la Ligue du nord ? Une conversation. », sur Le Grand Continent, (consulté le )).
  2. Un seul ancien président, Giorgio Napolitano.
  3. a b c d et e La majorité des deux tiers requise au premier, deuxième et troisième tour, ainsi que la majorité absolue aux tours suivant, s'effectue sur la base du total des inscrits.

RéférencesModifier

  1. « Italie : l'élection présidentielle débutera le 24 janvier », sur LEFIGARO, lefigaro, (ISSN 0182-5852, consulté le ).
  2. « Le président de la République italienne, un pouvoir neutre dans l’échiquier politique », Le Petit Journal, .
  3. « Italie : le président de la République, arbitre du jeu politique », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  4. Antoinette Reyners (avec AFP), « Quels sont les pouvoirs du président italien ? », sur La Libre.be, (consulté le ).
  5. « Expliquez-nous... Le Président de la République italienne. », sur Franceinfo, (consulté le ).
  6. « Italie : le président annonce sa future démission », Le Figaro, 31 décembre 2014.
  7. « Italy crisis: President Giorgio Napolitano re-elected », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. (fr) « Mattarella président de la République italienne, le triomphe de Matteo Renzi », Le Monde, .
  9. (it) Alessandro Sala, « Referendum costituzionale 2016 Il No al 60%, la riforma non passa Renzi: «Ho perso io, mi dimetto» », sur Corriere della Sera, (consulté le ).
  10. « Les Italiens adoptent par référendum la diminution d’un tiers du nombre de parlementaires », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  11. (it) « Referendum, quali sono i "correttivi" su cui il Pd chiede di accelerare: dalle rappresentanze in Senato all'elezione del Capo dello Stato », sur Il Fatto Quotidiano, ilFattoQuotidiano, (consulté le ).
  12. a et b « Italie, la succession compliquée du président Mattarella », sur Atalayar (consulté le ).
  13. « En Italie, Mario Draghi officiellement chargé de former un nouveau gouvernement », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  14. « Italie : l'ex-banquier central Mario Draghi appelé au secours », sur Les Echos, (consulté le ).
  15. « Italie, la succession compliquée du président Mattarella », sur Atalayar (consulté le ).
  16. (en) « Italy's Draghi signals he's willing to become president », sur www.msn.com (consulté le ).
  17. « Mario Draghi, le “grand-père” des institutions italiennes », sur Courrier international (consulté le )
  18. (it) « Salvini: "Una donna al Quirinale? Dipende da Berlusconi. Lui si chiama Silvio, non Silvia" », sur La Stampa, (consulté le )
  19. Eric Jozsef, « Présidentielle en Italie : alors que revoilà Silvio Berlusconi », sur Libération (consulté le )
  20. (it) « Quirinale, Meloni: "Berlusconi patriota, non è candidato di bandiera" », sur Tgcom24 (consulté le )
  21. (it) « Quirinale, Salvini avvia i colloqui con i leader e sente Berlusconi », sur rainews (consulté le )
  22. « Quirinale, Zaia: Se la coalizione sceglierà Berlusconi lo voterò », sur tgpadova.telenuovo.it (consulté le )
  23. (it) « Elezioni Quirinale 2022 - Il simulatore », sur lab.gedidigital.it, (consulté le )
  24. (it) Nicola Barone, « Letta: «Al Quirinale mai nessun capo politico, è garante» », sur ilsole24ore.com, (consulté le )
  25. (it) « Berlusconi al Quirinale? No, grazie - Firma la nostra petizione ai parlamentari della Repubblica », sur ilfattoquotidiano.it, (consulté le )
  26. a b et c Jean-Pierre Maury, « Italie, constitution de 1947 République italienne, Digithèque MJP », sur mjp.univ-perp.fr (consulté le ).
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  34. (it) « Verso l’elezione del presidente della Repubblica tra contagi e quarantene », sur www.editorialedomani.it (consulté le ).

Liens externesModifier