Église réformée Saint-Laurent (Lausanne)

église suisse

Église réformée Saint-Laurent (Lausanne)
Image illustrative de l’article Église réformée Saint-Laurent (Lausanne)
Vue extérieure du bâtiment
Présentation
Culte Protestant
Type Église paroissiale
Rattachement Église évangélique réformée du canton de Vaud
Début de la construction 1716
Fin des travaux 1719
Architecte Guillaume Delagrange
Protection Bien culturel d'importance nationale
Site web http://saintlaurenteglise.eerv.ch/
Géographie
Pays Suisse
Canton Vaud
Ville Lausanne
Coordonnées 46° 31′ 20″ nord, 6° 37′ 51″ est
Géolocalisation sur la carte : Lausanne
(Voir situation sur carte : Lausanne)
Église réformée Saint-Laurent (Lausanne)
Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud
(Voir situation sur carte : canton de Vaud)
Église réformée Saint-Laurent (Lausanne)
Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
Église réformée Saint-Laurent (Lausanne)

L'église réformée Saint-Laurent, plus simplement appelée église Saint-Laurent est un temple protestant situé à la place Saint-Laurent, sur le territoire de la ville vaudoise de Lausanne, en Suisse.

HistoireModifier

Selon la chronique du cartulaire de Notre-Dame, l’église Saint-Laurent existe déjà sous l’épiscopat de l’évêque Henri de Bourgogne (985-1019). Elle est en tout cas attestée comme paroissiale en 1228, desservant un quartier en forme de faubourg, qui a pris tout naturellement le nom de son saint protecteur. Ce quartier deviendra l’une des cinq « bannières » de la ville, celle dite de Saint-Laurent.

L’église est la seule à avoir échappé au grand incendie de Lausanne en 1235. Elle est fortifiée durant la guerre de succession épiscopale en 1240. En 1523, l’édifice menaçant ruine, elle est consolidée par un arc-boutant, mais dix ans plus tard déjà, lors de premiers troubles liés à la Réforme, le sanctuaire est vandalisé. Après 1536, devenue propriété de la Ville de Lausanne, le Conseil décide en 1554 de la démolir, en conservant toutefois le clocher, qui gardait toute son utilité. Ce clocher subsiste jusqu’en 1761, d’abord sous forme de tour isolée, puis comme clocher d’un nouveau temple. Le plan Buttet de 1638 le montre encore accompagné de quelques ruines de l’ancienne église[1].

Un nouveau temple est édifié entre 1716 et 1719 d’après les plans de l'architecte Guillaume Delagrange, puis, en suite de la dégradation de la tour médiévale qui lui avait été incorporée pour servir de clocher à l'ouest, la façade principale est encore renouvelée en 1762 par l'architecte Rodolphe de Crousaz[2],[3].

Lors de la révolution vaudoise de 1798, l'église est utilisée quelque temps comme club des « Amis de la liberté », puis sert de caserne[4].

Le temple est inscrit comme bien culturel suisse d'importance nationale[5]. Il fait partie de la paroisse lausannoise de Saint-Laurent – Les Bergières[6].

BibliographieModifier

  • Marcel Grandjean, Les monuments d’art et d’histoire du canton de Vaud I. La ville de Lausanne: introduction, extension urbaine, ponts, fontaines, édifices religieux (sans la cathédrale), hospitaliers, édifices publics : Les monuments d’art et d’histoire du canton de Vaud, vol. I, Bâle, coll. « Les monuments d'art et d'histoire de la Suisse, 51 », , p. 262-274.
  • Marcel Grandjean, Les Temples vaudois. L'architecture réformée dans le Pays de Vaud, Lausanne, Bibliothèque historique vaudoise 89, , p. 286-289.

RéférencesModifier

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