Église Saint-Martin de Langrune-sur-Mer

église située dans le Calvados, en France

L'église Saint-Martin est une église catholique située à Langrune-sur-Mer, en France[1].

Église Saint-Martin de Langrune-sur-Mer
Langrune-sur-mer-eglise.jpg
Vue de l'ouest
Présentation
Type
Religion
Statut patrimonial
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LocalisationModifier

L'église est située dans le département français du Calvados, sur la commune de Langrune-sur-Mer.

HistoriqueModifier

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1840[1].

La famille de Colombières possédait à l’origine les terres de Langrune. Avant de partir en croisade en 1096, Guillaume de Colombières en fit don à l’abbaye de Troarn. La donation fut confirmée par son fils Henry en 1103. On ne sait pas vraiment à quelle époque débuta la construction de l’église, peut-être dès le XIIe. Elle était terminée en 1298 comme l’indique une inscription à l’intérieur de l’église qui atteste que Mahaut, femme d'Adam Flamenc, écuyer, fit un don à l’église[2]. Selon Arcisse de Caumont, le porche, la nef, le chœur et le premier étage de la tour dateraient du XIIIe[3].

Le clocher a été frappé plusieurs fois par la foudre et la flèche détruite vers 1640. Quand Arcisse de Caumont vit l’église dans la première moitié du XIXe siècle comme l’atteste le croquis de 1846, la flèche était tronquée, les quatre clochetons et les quatre lucarnes d’origine avaient disparu. Le clocher fut restauré dans son intégrité avec ses clochetons de 1904 à 1907. Mais le 6 juin 1944, l’église fut de nouveau endommagée, les dégâts furent réparés en 1968.

En 1932, les restes du martyr romain saint Hélidore[4], mort vers 820, furent déposés dans l’église et font depuis l’objet d’un pèlerinage.

DescriptionModifier

L’église est en forme de croix latine. Le portail principal, à l’ouest, est protégé par un porche du XIIe siècle[5] à l’ouverture de plein cintre et au faîte triangulaire dont la forme est répliquée par le pignon de la nef.

Cette nef comporte huit travées et est éclairée par des fenêtres en lancette, simples ouvertures sans aucun apprêt, placées au-dessus d’une rangée d’arcatures aveugles en lancette également. Elle est flanquée de bas-côtés auxquels on accède par des arcades de plein cintre ou à l’ogive à peine prononcée, soutenues par de grosses colonnes cylindriques. Les bas-côtés sont éclairés de simples baies en arc brisé sans colonnettes ni voussures.

Le chœur se termine par une abside à cinq pans, contrairement à la plupart des églises de la campagne normande qui ont souvent un chevet plat. Il est orné d’élégants chapiteaux.

La tour-lanterne, juchée sur la croisée du transept est l’élément le plus remarquable de cet édifice. Seul le premier étage est visible de l’intérieur. Quatre baies en lancette garnies de balustres surplombant une galerie aux ouvertures ornées de la même façon donnent de la lumière. De l’extérieur on aperçoit sur chaque face de la tour, ces deux fenêtres géminées avec rose parées de colonnettes et de voussures et accompagnées de chaque côté d’une arcade aveugle dans le même style. Ce premier étage se termine par une corniche décorée sous laquelle court une frise de trèfles trilobés.

Le second étage de la tour rappelle celui de la tour de l’église Saint-Romain d'Étréham (canton de Trévières, Calvados) avec, sur chaque face, ses deux très hautes fenêtres géminées encadrées par deux arcatures aveugles. Cet étage se termine également par une corniche supérieure richement ornée de guirlandes de vigne et de feuillage, soulignée d’une frise de fleurs crucifères. Des acrotères sont perchés à chaque niveau aux quatre coins de la tour et au milieu de chaque face.

Une flèche octogonale de 23 mètres couronne l’ouvrage. Ajourée de trèfles dont le nombre de lobes va diminuant en hauteur, elle est entourée de quatre clochetons et quatre lucarnes élevés sur des colonnettes qui allègent l’ensemble. Détruits en 1640, ces clochetons et lucarnes ont été reconstruits par l'architecte Anthime de la Roque au début du XXe siècle. Le clocher surmonté de sa flèche d'une hauteur exceptionnelle pour une église de campagne témoigne de la richesse et de la puissance des constructeurs normands au XIIIe siècle[5].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Église », notice no PA00111464, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Le site des clochers de la France - Langrune-sur-Mer (14830) » (consulté le 4 avril 2013)
  3. Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 1, Caen, Hardel, (lire en ligne), p. 376
  4. Yvonne Bocquel, La Côte de Nacre et son arrière pays, Caen, Y. Bocquel, , 215 p. (ISBN 2904150005), p. 127.
  5. a et b Gérard de Banville et Henri Tournouer, « Excursion dans le Bessin », Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne,‎ , p. 51-52 (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2019).

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier