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Église Saint-Martin de Castelnau-d'Estrétefonds

église à Castelnau-d'Estrétefonds (Haute-Garonne)

Église Saint-Martin de Castelnau-d'Estrétefonds
Église Saint-Martin de Castelnau-d'Estrétefonds
Église Saint-Martin de Castelnau-d'Estrétefonds
Présentation
Culte Catholique romain
Protection  Inscrit MH (2001)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Ville Castelnau-d'Estrétefonds
Coordonnées 43° 43′ 35″ nord, 1° 21′ 44″ est

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Église Saint-Martin de Castelnau-d'Estrétefonds

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Église Saint-Martin de Castelnau-d'Estrétefonds

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Église Saint-Martin de Castelnau-d'Estrétefonds

L'église Saint-Martin de Castelnau-d'Estrétefonds est une église catholique, située à Castelnau-d'Estrétefonds dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées. Église a été inscrite au titre des monuments historiques en 2001[1].

HistoireModifier

Ancienne église saint-MartinModifier

Dans le cimetière on peut encore voir les vestiges de l’ancienne église saint-Martin que des traces écrites font remonter au-moins à 961. Ne perdure aujourd’hui qu’une nef romane, une abside du XVe et le clocher mur du XVIe[2].

Le bâtiment actuelModifier

Le terrain alors planté de vigne est acheté par la paroisse le 17 février 1551. En 1646 écroulement de la chapelle nord, en 1771 écroulement de la façade. L'édifice mesure 40x16 m. Reconstruction partielle par Gabriel Bréfeil au milieu du XIXe siècle. L'église est de plan allongé avec un chœur pentagonal. La nef unique est couronnée par des voûtes sur croisées d'ogives, arcs doubleaux et arcs formerets cintrés. L'édifice comporte quatre chapelles couvertes par des voûtes sur croisées d'ogives à liernes et tiercerons. La 5e travée de la nef, formant avant-chœur, est flanquée de sacristies plafonnées. Dans le bas-côté nord, une chapelle haute est ménagée en étage carré au-dessus de l'ancienne sacristie (baie ouvrant sur la nef). Un clocher à flèche de maçonnerie est adossé sur l'élévation sud de la 1re travée de la nef, dont le rez-de-chaussée est occupé par la chapelle des fonts baptismaux. L'escalier d'accès est situé dans une tourelle polygonale indépendante[3].

L'IntérieurModifier

Cette église a la particularité de posséder de nombreux éléments inscrits au titre des monuments historiques.

Le ChœurModifier

Le plafond du chœur a été peint par le peintre de genre Arsène Robert.
L'Ancien maître-autel en bois peint en faux marbre, date de la restauration du chœur en 1812[4]. Il est toujours en activité.
Le maître-autel en marbre construit en 1848 sur un plan d'Auguste Virebent, réalisé par le tailleur de pierre Pierre Gasc[5].
Cet ensemble de cinq verrières a été réalisé en 1865 par le maître verrier toulousain Louis-Victor Gesta, lors des travaux d'embellissement du chœur et d'allongement de ses baies. Les personnages représentés sont: Christ (Sacré-Cœur), Antoine le Grand, saint Joseph, saint Martin de Tours, sainte Germaine, en pied, auréole, et attributs [6].
L'ensemble de la garniture d'autel, de style néo-gothique : 6 chandeliers d'autel et croix d'autel (Christ en croix) en bronze doré de la fin du XIXe siècle[7].
Une piéta en bois doré et vernis faite autour de 1595 (Probablement faisant initialement parti d'un retable) [8].
  • Les cinq peintures monumentales absidiales. Ces cinq tableaux polychromes peint à sec sur un enduit blanc son du peintre Arsène Robert Grand prix de Rome. L'artiste a également officié dans les églises de Saint-Marcel-Paulel, Castelmaurou, ou encore de Beauzelle. L'ensemble est daté de 1870.
Le sacrifice d'Abel - scène biblique tirée de l'Ancien Testament. Caïn et son frère sont figurés à proximité d'autels de pierres amoncelées, dans un paysage champêtre. Caïn se tient de dos tandis qu'Abel prie, agenouillé à côté de l'autel où se consume son offrande. Dieu le Père apparaît, penché vers lui[9].
La Prédication de saint Jean-Baptiste. Seconde des cinq peintures monumentales du chœur. Appuyé sur un bâton cruciforme, saint Jean-Baptiste est revêtu de la mélote en poils de chameau et d' un manteau drapé. Autour de lui se presse une foule de femmes, d'enfants, d' hommes jeunes et de vieillards, certains figurés debout, d'autres assis[10].
Le sermon sur la montagne. Troisième des cinq peintures monumentales du chœur. Le Sermon sur la montagne, est une scène biblique tirée du Nouveau Testament. Le tableau est fortement inspiré d'une toile du Cycle de la vie de saint Jacques, peint vers 1760 par Charles-Joseph Natoire, pour l'église Saint-Jacques-de-Villegoudou à Castres[11].
Le Départ des apôtres allant prêcher l’Évangile - quatrième des cinq peintures monumentales du chœur. Réunis autour de saint Pierre les apôtres partent deux par deux pour prêcher par le monde, l'œuvre est inspirée d'une toile du peintre suisse Charles Gleyre (1807-1875), qui avait obtenu un très grand succès au Salon de Paris, en 1845[12].
Le Triomphe de la Religion - cinquième des cinq peintures monumentales du chœur. Allégorie du triomphe de la Religion sur l'Hérésie, l'œuvre est inspirée d'un élément d'un tableau de Joseph-Marie Vien intitulé saint Denis prêchant la foi en France commandé par l'église saint Roch de Paris[13].

La nefModifier

Saint Pierre apôtre : bronze moulé patiné de noir. Réplique réduite de la statue assise de l'apôtre Pierre par Arnolfo di Cambio, dans la basilique Saint-Pierre de Rome[14].
La Chaire à prêcher, de style néo-gothique. Offerte par la marquise de Cambolas, châtelaine de Castelnau d'Estrétefonds, elle a été achetée en 1871 aux ateliers de Gaston Virebent, céramiste près de Toulouse [15].
Apothéose de saint Martin - Peinture monumentale (Huile du toile) 430cm - Apothéose de saint Martin, emporté au ciel par des anges, en présence de la Trinité. Elle date du dernier quart du XVIIIe siècle[16].
Un buste-reliquaire de saint Blaise. Dernier quart du XVIIe siècle. Le buste est posé sur un piédouche où figure un taureau couché, saint Blaise étant le patron des laboureurs [17].
Châsse de sainte Germaine de Pibrac. Reliquaire en bronze doré et verre contemporaine de la canonisation de sainte Germaine de Pibrac, en 1867[18].

La chapelle des fonts baptismaux : Le socle, la colonne en terre cuite, la vasque en marbre sont d'Auguste Virebent[19].

La sacristieModifier

Côté droit de la nef devant le chœur, elle habite de nombreux éléments historiques.

  • Le reliquaire de saint Déodat. Construit comme un petit tabernacle, à la porte remplacée par une vitre bleuté, le fond derrière la relique est constitué d'un canivet l'ensemble date du XVIIe siècle[20].
  • Ancien Tabernacle du XVIIe - Cet ancien tabernacle présente les mêmes fonds en treillis (reparure) que le buste reliquaire de saint Blaise conservé dans l'église. Ce pourrait être le tabernacle d'un retable détruit de l'ancien maître-autel de l'église, dont la construction est ordonnée en 1698 par Monseigneur Colbert. Ce tabernacle est encore mentionné comme étant extrêmement vieux en 1733[21].
  • Descente de croix et Mise au tombeau. Tableau de la fin du XVIe siècle. Fragment d'un copie d'un tableau de Federico Barocci, dit : Le Baroche[22].

L'orgueModifier

L'orgues de tribune œuvre d'Aristide Cavaillé-Coll exécuté entre 1850 et 1856. L'instrument initialement expérimental à quatre claviers a été modifié pour une ‘’commande urgente’’ successivement par la cathédrale de Luçon, puis de Carcassonne, il a été exposé à l'Exposition universelle de Paris, en 1855. L'orgue est livré, le 1er janvier 1857, au couvent des Carmes de Bagnères-de-Bigorre. Après la fermeture du couvent en 1880, l'instrument est offert à la paroisse de Castelnau-d'Estrétefonds par une généreuse commerçante, Marguerite Raynaud veuve Montès, dont le fils était carme au couvent de Bagnères-de-Bigorre. La console, séparée et tournée vers la nef, comporte deux claviers manuels (grand orgue expressif, 14 jeux ; récit, 6 jeux) et d'un pédalier à l'allemande (4 jeux)[23],[24],[25].

Articles connexesModifier

Liens internesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Église Saint-Martin », notice no PA31000048, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Castelnau-d'Estrétefonds et son église; Image du Patrimoine; Accord Édition (ISBN 2-908695-45-6)
  3. Notice no IA31010003, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Notice no IM31000126, base Palissy, ministère français de la Culture
  5. Notice no IM31000068, base Palissy, ministère français de la Culture
  6. Notice no IM31000084, base Palissy, ministère français de la Culture
  7. Notice no IM31000114, base Palissy, ministère français de la Culture
  8. Notice no IM31000099, base Palissy, ministère français de la Culture
  9. Notice no IM31000071, base Palissy, ministère français de la Culture
  10. Notice no IM31000072, base Palissy, ministère français de la Culture
  11. Notice no IM31000073, base Palissy, ministère français de la Culture
  12. Notice no IM31000074, base Palissy, ministère français de la Culture
  13. Notice no IM31000075, base Palissy, ministère français de la Culture
  14. Notice no IM31000110, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. Notice no IM31000104, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. Notice no IM31000111, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. Notice no IM31000101, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Notice no IM31000112, base Palissy, ministère français de la Culture
  19. Notice no IM31000109, base Palissy, ministère français de la Culture
  20. Notice no IM31000102, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. Notice no IM31000100, base Palissy, ministère français de la Culture
  22. Notice no IM31000097, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. Notice no PM31001465, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. Notice no PM31001110, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. Notice no IM31000122, base Palissy, ministère français de la Culture

Liens externesModifier