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Église Saint-Jean-Baptiste de Retournac

église située en Haute-Loire, en France
Église Saint-Jean-Baptiste de Retournac
Retournac Église Saint-Jean-Baptiste5.JPG
L'église Saint-Jean-Baptiste de Retournac - Vue sur le flanc sud du clocher et de l'abside.
Présentation
Type
Dédicataire
Style
Roman
Religion
Propriétaire
Commune de Retournac
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
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L'église Saint-Jean-Baptiste est une église catholique située à Retournac, en France[1]. De style roman, elle date de la fin du XIIe siècle.

LocalisationModifier

L'église est située dans le département français de la Haute-Loire, sur la commune de Retournac au centre du village.

HistoriqueModifier

Contexte historiqueModifier

La paroisse de Saint-Jean-Baptiste est connue depuis les années 990 par le cartulaire de Chamalières qui cite une donation faite par Girard d'une manse exploitée par un dénommé Bonhomme.

À la fin du XIe siècle et au XIIe siècle, de nombreuses donations sont faites à l'abbaye voisine de Chamalières dans le bourg de Retournac. En 1165, les châteaux de Retournac et d'Artias sont confirmés à l'évêque du Puy par le pape Alexandre III. Retournac va rester jusqu'à la Révolution une coseigneurie entre l'évêque du Puy et la baronnie de Roche-en-Régnier.

En 1446, Jean de Bourbon, évêque du Puy (1443-1485), fonde une collégiale dans l'église Saint-Jean-Baptiste. Le chapitre collégial est supprimé le 9 janvier 1791 « en considération de décisions prises par le Département »[2].

Historique de la collégialeModifier

La nef de l'église, avec son abside et ses deux absidioles, est construite au XIIe siècle. L'église aurait jouxté l’ancien château (aujourd’hui démoli) et aurait été partie constituante des fortifications médiévales, ainsi qu’en témoigne la présence, au sommet du clocher, de trous de boulin destinés à supporter un hourdage.

La nef comporte trois travées et se termine par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four, moins haute et moins large que la nef, sur laquelle se greffent directement, sans déambulatoire, deux absidioles rayonnantes. Les deux premières travées sont voûtées en plein cintre. La poussée des voûtes a entraîné un dévers des murs gouttereaux. Les arcs-doubleaux de la voûte reposent sur des demi-colonnes couronnées de chapiteaux à feuillages. La troisième travée est voûtée par une coupole soigneusement appareillée. Le passage du carré au cercle est assuré par des trompes particulières. Au-dessus de la coupole a été construit un puissant clocher dont le plan est habituel en Velay.

L'édifice est construit en brèche volcanique rouge tirée des carrières voisines de Meycuret et une roche gréseuse ocre jaune.

Des chapelles latérales à caractère funéraire ont ensuite été ajoutées à des dates variables. Elles ont probablement remplacé des chapelles plus anciennes, dont cependant on a réutilisé les trois clefs de voûte pendantes, lesquelles ainsi sont toujours visibles. La plus ancienne semble être celle située au sud de la dernière travée de la nef. Elle doit dater du XVe siècle. Elle est moins large que la travée de la nef. Une autre chapelle est construite en face, côté nord. Elle porte la date de 1674. Les quatre autres chapelles situées de part et d'autre de la nef sont réalisées en une seule campagne.

On trouve la date de 1729 sur la façade. Dans la chapelle de la première travée, à droite, se trouve le caveau de la famille de Vaux, derniers coseigneurs de Retournac.

En même temps que l'on a construit ces chapelles, on a ouvert une porte sur la façade extérieure sud permettant d'accéder à l'église. L'ancien portail de l'église s'ouvrait dans la première travée de la nef, côté sud. La construction des chapelles latérales va supprimer cet accès qui est remplacé par un portail sur la façade occidentale. Au XVIIIe siècle, les murs de la nef sont surélevés pour poser une charpente au-dessus de la voûte. L'abside de l'église n'a pas été modifiée. Ces chapelles ont constitués les bas-côtés.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques le 23 octobre 1907[1].

DécorationModifier

La décoration comprend un tableau représentant une Vierge à l'Enfant, toile de l’école italienne du XVIe siècle, accrochée dans l’absidiole sud et classée au titre d'objet par les Monuments historiques[3].

Les vitraux, de facture contemporaine, en dalle de verre et joint minéral, ont été réalisés par Henri Guérin (1929-2009), peintre et maître verrier à Toulouse. L’ensemble - remarquable en ce qu’il présente, fait unique, 40 ans de la création de cet artiste, dont l’œuvre est visible dans le monde entier - comprend neufs vitraux non figuratifs : dans la nef sud, sur le thème Fleuve et Rivières, Volcans, Forêts (de 1966),

dans le chœur, L'Offrande eucharistique (de 1986),

dans les transepts, Hommage aux dentellières et la Neige (de 2005), et enfin dans la nef nord, trois vitraux de 2006. L'ensemble est complété en 2014 par Matthieu Gasc, un des petits fils d'Henri Guérin, qui a réalisé le petit vitrail en imposte au-dessus de la porte d'entrée du côté sud.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Yves Esquieu, L'église collégiale de Retournac, p. 615-624, dans Congrès archéologique de France. 133e session. Velay. 1975, Société française d'archéologie, Paris, 1976.
  • Dictionnaire des églises de France, Tome IIB, Auvergne - Limousin - Bourbonnais, p. 119, Robert Laffont, Paris, 1966.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Église Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00092817, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Pierre Cubizolles, Le diocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours, p. 144, Créer, Nonette, 2005 (ISBN 2-84819-030-2), 529 pages.
  3. « Tableau : Vierge à l'Enfant », notice no PM43000591, base Palissy, ministère français de la Culture