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Église Notre-Dame-de-Lorette de Paris

église parisienne
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Église Notre-Dame-de-Lorette
Image illustrative de l’article Église Notre-Dame-de-Lorette de Paris
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1823
Fin des travaux 1836
Architecte Louis-Hippolyte Lebas
Style dominant Architecture néoclassique
Protection Logo monument historique Classé MH (1984)
Site web www.notredamedelorette.orgVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 52′ 35″ nord, 2° 20′ 20″ est

Géolocalisation sur la carte : France

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Église Notre-Dame-de-Lorette

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Église Notre-Dame-de-Lorette

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Église Notre-Dame-de-Lorette
Église Notre-Dame-de-Lorette

L’église Notre-Dame-de-Lorette est une église située dans le 9e arrondissement de Paris. Datant du XIXe siècle, d'architecture néoclassique, elle est dédiée à Notre-Dame de Lorette et classée comme monument historique.

LocalisationModifier

Elle est encadrée au sud par la rue de Châteaudun, sur laquelle donne son fronton, au nord par la rue Saint-Lazare, à l'est par la rue Fléchier, et à l'ouest par la rue Bourdaloue.

Elle est desservie par une station de métro qui a pris son nom, Notre-Dame-de-Lorette, sur la ligne 12.

HistoireModifier

La première chapelleModifier

Une première chapelle est construite pour les habitants des Porcherons sur la rue Coquenard (actuelle rue Lamartine). La date de la fondation de cette chapelle n'est pas connue, mais elle était construite en 1646 car une confrérie y est établie à cette date.

En 1790, la chapelle considérée comme une succursale de la paroisse Saint-Pierre de Montmartre, l'une des 52 paroisses urbaines du diocèse de Paris, dont le curé est Simon-Nicolas Castelan[1] a comme unique desservant l'abbé Jean-Claude-Angélique Lapipe, qui prête le serment constitutionnel[2].

L'édifice, vendu comme bien national en 1796 est détruit. L'actuelle no 54 rue Lamartine occupe l'emplacement de l'entrée de l'église[3]. La ville de Paris rachète la chapelle Saint Jean Porte latine, construite vers 1760 au niveau des nos 60-62 de la rue du Faubourg-Montmartre (à proximité de l'actuel carrefour de Châteaudun) pour y établir le culte de Notre-Dame-de-Lorette[4].

L'église actuelleModifier

Bien avant le baron Haussmann, Paris faisait déjà l’objet de grands travaux : le quartier dit des Porcherons où s’élève aujourd’hui l’église se situait hors des murs de la ville. Les établissements ne payant pas l’octroi, les cabarets, les guinguettes fleurissaient le long de la rue des Martyrs. Victor Hugo évoque dans les Contemplations « C’est lundi ; l’homme hier buvait aux Porcherons Un vin plein de fureur, de cris et de jurons. » Tout proche, le quartier de la Nouvelle Athènes, allusion à la contemporaine guerre d'indépendance grecque, est également en plein développement. De nombreux artistes s’y installent.

Les églises les plus proches sont Saint-Pierre de Montmartre au nord ou Saint-Eustache au sud. L’église de la Sainte-Trinité ne sera construite qu'en 1867 et le Sacré-Cœur bien plus tard, en 1914. La construction d’une église devient donc urgente.

En 1821, décision est prise de construire l'église actuelle. Une ordonnance royale du 3 janvier 1822 prescrit la construction de cette église et un concours entre dix architectes est ouvert[5]. Hippolyte Le Bas est le seul architecte à proposer une construction sur pilotis, nécessaire compte tenu de la nature du sol. Ami d'Ingres, Lebas lui demanda de l'aider au choix des artistes qui décoreront l'édifice.
À l'origine l'église devait s'ouvrir au nord, mais le plan fut inversé après le percement de la rue Laffitte depuis Paris.

La première pierre est posée le 25 août 1823 sous le règne de Louis XVIII et la construction s'achève en 1836 sous Louis-Philippe[5].

Le 13 mai 1871, durant la période de la Commune de Paris, l'église est transformée en caserne de la Garde nationale sous le nom de caserne Châteaudun pour une partie et en prison pour les réfractaires au service armée pour une autre partie.

Alfred Caillebotte, demi-frère de Gustave Caillebotte, fut l'un des curés de Notre-Dame-de-Lorette.

L'église a été classée au titre des Monuments Historiques le 28 décembre 1984, dans sa totalité[6].

DescriptionModifier

Le début du XIXe siècle est caractérisé par un néoclassicisme qui transparaît dans l’église Notre-Dame-de-Lorette. Retour à un classicisme antique, certes, mais également retour aux primitifs chrétiens. Les décorations murales sont ainsi peintes directement sur les murs. Le plan est un plan basilical classique sans transept visible de l’extérieur comme à Sainte-Marie-Majeure de Rome. La façade comporte un fronton représentant l'hommage de quatre anges à la Vierge et l'Enfant réalisé par Charles-François Nanteuil. Au-dessus du fronton, des statues rappelant les acrotères antiques représentent les trois vertus théologales: la Charité au centre secourant deux enfants par Charles-René Laitié, l'Espérance avec l'ancre de Philippe Joseph Henri Lemaire, et la Foi avec le calice et l'hostie par Denis Foyatier. La devise Liberté, Égalité, Fraternité au-dessus de l'entrée principale a été rajoutée en 1902.

Classée monument historique en 1984[6], l'église Notre-Dame-de-Lorette est l'église la plus colorée de Paris. Jugée, à l'époque, trop moderne, trop rutilante avec l'éclairage au gaz, ses murs sont entièrement recouverts de décors. Quatre chapelles correspondant aux quatre sacrements importants de la vie du chrétien encadrent la nef. La chapelle du baptême à droite en entrant, la chapelle de l'eucharistie au nord-est, la chapelle du mariage par Victor Orsel au nord-ouest et enfin, au sud-ouest, la chapelle du sacrement des malades par Blondel. Un cycle pictural sur la vie de la Vierge est visible en partie haute dans la nef. La majorité des iconographies sont tirées des écrits apocryphes. Le seul vitrail visible dans cette église est celui de l'oratoire au nord-ouest. Il s'agit de la représentation d'une assomption sortie des ateliers de la manufacture de Sèvres. Un pendant, commandé, sans jamais être réalisé, devait représenter Moïse et les Tables de la Loi. À voir également, le tapis sous l'autel majeur réalisé par la manufacture des Gobelins, ainsi que la Vierge et la chaire en chêne.

En octobre 2013, Notre-Dame-de-Lorette a toutefois été inscrite sur la liste des monuments en péril du World Monument Fund. Son décor est gravement abimé[7].

PersonnalitésModifier

 
Acte de baptême de Georges Bizet en date du 16 mars 1840 en l'église Notre-Dame-de-Lorette à Paris.

À propos du nom de l'égliseModifier

Son nom fait référence à la Sainte Maison de Lorette, la maison de Marie dans laquelle, selon la tradition chrétienne, elle aurait été visitée par le Saint-Esprit pour donner naissance à Jésus.

Le terme lorette (grisette) désigne également une courtisane débutante, à l'inverse du terme lionne qui désignait une courtisane confirmée comme la Païva. En effet, dans la paroisse de l'église, on dénombrait beaucoup de « petites maisons » au XIXe siècle[10].

IconographieModifier

La médaille frappée pour la pose de la première pierre de l'église, due aux graveurs Raymond Gayrard et Joseph-François Domard, montre le projet de façade retenu en 1823. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND 4177).

GalerieModifier

RéférencesModifier

  1. Debure, gendre de feu d'Houry, Almanach Royal pour l'année 1789, Paris, Imp. Veuve d'Houry, s. d., p. 103). Consulter en ligne.
  2. Abbé Delarc, L'Église de Paris pendant la Révolution Française, 1789-1801, Paris, Desclées de Brouwer, s. d. (ca 1900), t. 1, chapitre VII, p. 322. Consulter en ligne.
  3. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, p. 161-162 [lire en ligne]
  4. Ibid., p. 463 [lire en ligne]
  5. a et b Ibid., p. 493-494 [lire en ligne]
  6. a et b « Église Notre-Dame-de-Lorette », notice no PA00088905, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. L’état des églises parisiennes (2) : Notre-Dame-de-Lorette, La Tribune de l'art, 9 octobre 2013.
  8. Acte de baptême no 37 de l'année 1840, registre paroissial de l'église Notre-Dame-de-Lorette.
  9. registre paroissial de l'église Notre-Dame-de-Lorette, cité par http://www.editions-perrin.fr/_docs/9782262034955.pdf.
  10. Balzac, archéologue de Paris

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Aline Dumoulin, Alexandra Ardisson, Jérôme Maingard, Murielle Antonello, Reconnaître Paris, d'église en église, p. 210-213, Massin, Paris, 2008 (ISBN 978-2-7072-0583-4)

Article connexeModifier

Liens externesModifier