Édouard Ponsinet (rugby à XIII)

joueur français de rugby à XIII
Édouard Ponsinet
Description de cette image, également commentée ci-après
Édouard Ponsinet en 1951.
Fiche d'identité
Nom complet Édouard Hipolyte Ponsinet
Naissance
à Carcassonne (France)
Décès (à 82 ans)
à Fontiers-Cabardès (France)
Taille 1,82 m (6 0)
Surnom Ponpon
Poste Deuxième ligne
Carrière en senior
PériodeÉquipeM (Pts)a
1945-??
??-??
Carcassonne
Lézignan
Carrière en équipe nationale
PériodeÉquipeM (Pts)b
1948-1953Drapeau : France France18 (?)

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.

Édouard Ponsinet est un joueur français de rugby à XIII, né le au 53 rue de Verdun à Carcassonne et décédé le à Fontiers-Cabardès où il fut conseiller municipal.

Il acquiert une grande partie de sa notoriété lors de la tournée de l'équipe de France en Australie en 1951, où le deuxième ligne fait même forte impression sur le public et la presse australienne.

A tel point que des clubs australiens veulent le recruter, mais il décline leur offre pour poursuivre sa carrière à Carcassonne[1].

BiographieModifier

Il mesurait 1,82 m pour 98 kg. Il jouait au poste de seconde ligne. Il eut trois filles avec sa première femme, Nora, qui mourut de maladie : Jacquie, Hélène et Sylvie. Seule Sylvie a des enfants : Gaëlle et Solène.

Dans le civil, il est cadre de l'EDF[2].

Né en 1923, il mûrit un potentiel physique exceptionnel sur les pistes d'athlétisme (il courait le 100 mètres en 11 s 3)[2]. En 1943, il est champion de France junior du triathlon[1]. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le rugby à XIII est interdit et c'est à XV, sous les couleurs de l'AS Carcassonne, que Ponsinet fait ses débuts au rugby. En 1944, il remporte le titre de champion de France junior de XV avec l'ASC.

Quand l'AS Carcassonne repasse à XIII, il reste fidèle au club. En 1946, il remporte le premier doublé coupe-championnat de l'histoire de l'ASC. Ponsinet engrangea quelques titres supplémentaires avec l'ASC (championnat 50, 52 et 53, coupes 51 et 52). Puis il choisit de migrer à Lézignan où il a été entraîneur.

En 1950, avec Puig Aubert, il est dans les effectifs du Celtic de Paris[1].

Il fut sélectionné 18 fois en équipe de France et a fait partie du plus grand XIII de France de tous les temps, celui qui avait réalisé une tournée fantastique en Australie, en 1951. Il a formé avec Élie Brousse, une des meilleures deuxièmes lignes de tous les temps[2].

Édouard Ponsinet repose au cimetière La Conte à Carcassonne. Un ouvrage paraitra en 2014 , basé sur des photos, notes et lettres retrouvées par sa fille[1],[3].

ClubModifier

PalmarèsModifier

Équipe de FranceModifier

  • International (18 sélections) de 1948 à 1953[5]
  • Détenteur du Goodwill Trophy (officieux champion du monde) 1951
  • Détenteur de la Coupe Tattersall 1951 (nombre de tests remportés (2/3))

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Bonnery 1996, p. 394.
  2. Bonnery 1996, p. 395.
  3. Bonnery 1996, p. 388.
  4. a et b Bonnery 1996, p. 389.

RéférencesModifier

  1. a b c et d (en) Mike Simpson, « Rugby League international stars : France- Edouard Ponsinet », Rugby League Review, no 145,‎ avril /mai 2020, p. 22 (ISSN 0267-8454)
  2. a b et c Aimé Mouret, Le Who's who du rugby à XIII, Toulouse, Éditions de l'Ixcea, , 291 p. (ISBN 978-2-84918-118-8), « Ponsinet, Edouard », p. 207-208
  3. Jacqueline Ponsinet, Édouard Ponsinet raconte 1951 la tournée héroïque de l'équipe de France de rugby à XIIIème en Australie et Nouvelle-Zélande : Carnet de route, extraits de correspondance, photos, Edilivre-Aparis, (ISBN 2332852956)
  4. André Passamar, dans l'ouvrage cité en « notes et références », dira de cette finale : « Plus belle que moi, tu meurs » (page 26)
  5. André Passamar, L'encyclopédie de Treize Magazine, Toulouse, Sud-Ouest Presse impression, 2ème trimestre 1984, 169 p. (ASIN B0014I5GK6), « Ponsinet, Édouard », p. 130

BibliographieModifier

  • Louis Bonnery, Le rugby à XIII le plus français du monde, Limoux, Cano&Franck, , 489 p. (ASIN B000X3Z932), chap. 16 (« Palmarès nationaux »), p. 383-404

Liens externesModifier