Édouard Daliphard

peintre français

Michel Louis Édouard Daliphard né le à Blangy[1] et mort le à Rouen[2] est un peintre français.

Édouard Daliphard
Naissance
Décès
(à 43 ans)
RouenVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Michel-Louis-Édouard Daliphard
Nationalité
Français
Activité
Formation
Maître

BiographieModifier

 
Incendie du moulin de l'arche 14 (moulin Duvivier) dans la nuit du 2 au sur l'ancien pont de Poissy, , gravure d'après Édouard Daliphard.

Édouard Daliphard étudie d'abord à l'école des beaux-arts de Blangy chez Gustave Morin, puis à l'Académie de Bruxelles dans l'atelier de Joseph Quinaux. Il présente Vue prise à Poissy et Entrée d'un village dans la Campine au Salon de 1864[3]. En 1867, envoie ses croquis à l'album autographique L'art en 1866, dans lequel est publié Une Mare et La Grange Saint-Louis, qui ne parviennent pas à convaincre Alfred Darcel, du Journal de Rouen — pourtant admirateur de Daliphard. La même année, il représente ces mêmes toiles accompagnées de Une matinée de printemps dans la vallée de la Bresle au Salon de Rouen et du Havre. Il obtient une médaille de bronze à ce dernier Salon[4].

En 1868, son père meurt à Blangy-sur-Bresle, ville d'origine de la famille. Sa mère meurt l'année suivante. Ces pertes affectent l'artiste qui utilisera son héritage pour fonder une bibliothèque à Blangy[4].

Il obtient une médaille de 3e classe au Salon de 1873. Il expose trois toiles au Salon de 1874 : Le Printemps au cimetière, Notre-Dame de Paris et La Seine au bac de Juziers[5]. En 1875, il y présente La Mélancolie[6] qui lui vaut une médaille et qui est acquise par le musée des Beaux-Arts de Rouen. Il expose une Entrée de village au crépuscule au Salon de 1876[7].

Il habite 1, rue de Paris à Poissy dans les années 1860, puis 18, rue de la Glacière à Paris.

Édouard Daliphard effectue un long séjour en Orient, d’où il rapporte de nombreuses études et des aquarelles[8].

Vivant entre Blangy, Rouen et Paris, il néglige la peinture — particulièrement une série de 52 estampes de monuments anciens du vieux Rouen — au profit de la politique. Il ambitionne d'accéder à la députation mais il meurt en 1877 d'une maladie rapide[4]. Ses obsèques sont célébrées dans l'église Saint-Godard de Rouen. Il repose au cimetière monumental de Rouen.

Son fonds d'atelier est vendu aux enchères à Blangy-sur-Bresle le .

Œuvres dans les collections publiquesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Victor Flachon (dir.), « Les Départements », La Lanterne, no 116,‎ 1re année (lire en ligne, consulté le ).
  2. « Échos de Paris », Le Gaulois : littéraire et politique, no 3221,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  3. Alfred Darcel, Les Artistes normands au Salon de 1864, Rouen, D. Brière et fils, .
  4. a b et c Académie des sciences, belles-lettres et arts (Rouen), « Précis analytique des travaux de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen », sur Gallica, (consulté le ).
  5. Alfred-Robert de Liesville, Les Artistes normands au Salon de 1874, Paris, Honoré Champion, .
  6. Alfred-Robert de Liesville, Les Artistes normands au Salon de 1875, Paris, Honoré Champion, .
  7. Alfred-Robert de Liesville, Les Artistes normands au Salon de 1876, Paris, Honoré Champion, .
  8. La Chronique des arts et de la curiosité : supplément à la Gazette des beaux-arts, Paris, , 280 p. (lire en ligne), chap. 28, p. 277.
  9. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/03110005701

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Jules Hédou, « Daliphard, peintre rouennais », Précis analytique des travaux de l'Académie des sciences, belles lettres et arts de Rouen pendant l'année 1881-1882,‎ , p. 491-522.

Liens externesModifier