Ouvrir le menu principal

Édith Canat de Chizy

compositrice française

BiographieModifier

Édith Canat de Chizy, outre des études d'art, d'archéologie et de philosophie à la Sorbonne, suit des études musicales au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, où elle obtient les prix d'harmonie, de fugue, de contrepoint, d'analyse, d'orchestration et de composition. Elle est l'élève de Ivo Malec et travaille parallèlement l'électro-acoustique avec Guy Reibel.

En 1983, elle fait la rencontre décisive de Maurice Ohana, à qui elle consacre avec François Porcile une monographie publiée en 2005 aux Éditions Fayard. De nombreux prix et distinctions viennent récompenser son travail parmi lesquels le Prix de composition « Georges Enesco » décerné par la Sacem. En 2006, son concerto pour violon, Exultet, est nominé aux Victoires de la Musique ; Prix de la Tribune Internationale des Compositeurs (pour Yell, en 1990), Prix Paul-Louis Weiller de l’Académie des Beaux-Arts (1992), Coup de cœur de l’Académie Charles-Cros pour son disque, Moving, plusieurs prix décernés par la Sacem dont le Grand Prix de la Musique Symphonique en 2004.

Parmi ses œuvres marquantes, pour la plupart commanditées par l'État, Radio-France, l’Orchestre de Paris, l'IRCAM, des ensembles tels que Musicatreize, les Solistes XXI, le Nederlands Kamerkoor, Sequenza 9.3, Accentus, TM+…, on notera particulièrement ses pièces vocales, ses œuvres pour cordes, notamment ses trois quatuors, et ses pièces symphoniques dont Omen, créée en octobre 2006 par l’Orchestre national de France, et Pierre d’Eclair, créé en mars 2011 par l’Orchestre national de Lyon, ainsi que Over the sea, sa première œuvre avec dispositif électronique créée le 11 mai 2012.

En 2005, elle est reçue à l'Académie des beaux-arts par François-Bernard Mâche au fauteuil de Daniel-Lesur, devenant ainsi la première femme compositeur à être admise à l'Institut de France[1]. Elle est déléguée de l'Académie à la Séance publique annuelle des Cinq Académies en 2008, puis en 2016. Elle est nommée Chevalier de la Légion d'Honneur en 2008 et promue Officier de l'Ordre national du Mérite en 2012.

Au cours de la saison 2009-2010, elle a été compositeur en résidence au Festival international de musique de Besançon Franche-Comté. En septembre 2010, Édith Canat de Chizy est compositrice en résidence à l'orchestre national de Lyon. Le Festival Aspects des Musiques d'Aujourd'hui de Caen lui a consacré une édition monographique en 2016, il lui a commandé un concerto pour percussions et orchestre créé par l'Orchestre de Caen sous la direction de Vahan Mardirossian avec Florent Jodelet en soliste. Violoniste de formation, Édith Canat de Chizy est restée attachée à son instrument, comme en témoigne sa production d'œuvres pour cordes. Elle enseigne la composition au CRR de Paris depuis 2007.

ŒuvresModifier

Musique d'orchestreModifier

  • Alio (2002)
  • De Noche (1993)
  • Deux (2009)
  • Drift (concerto pour clarinette, 2013)
  • Exultet (concerto pour violon, 1995)
  • Intrada La septième trompette (2004)
  • La Ligne d'ombre (2005)
  • Lands Away (concerto pour cymbalum et orchestre à cordes, 1999)
  • Les Rayons du jour (concerto pour alto, 2005)
  • Moïra (concerto pour violoncelle, 1998)
  • Nedjma (2003)
  • Omen (2006)
  • Pierre d'éclair (2010)
  • Siloël (pour orchestre à cordes, 1992)
  • Times (2009)
  • Yell (1985)
  • Front de l'Aube (2017)

Musique d'ensembleModifier

  • La Maison du Miroir (pour ensemble à cordes, 2007)
  • Luceat (pour 10 violons, 1985)
  • Pluie, vapeur, vitesse (2008)
  • Vagues se brisant contre le vent (pour flûte et ensemble, 2006)

Musique de chambreModifier

  • Alive (quatuor à cordes, 2003)
  • Alphaï (pour quintette, 1993)
  • Appels (pour quintette, 1989)
  • Black Light (pour hautbois, alto, contrebasse et piano, 1986)
  • Burning(pour clarinette, piano, violon et violoncelle, 2007)
  • Dance (pour violon et vibraphone, 2006)
  • En bleu et or (pour alto et piano, 2005)
  • Estampes (pour piano et 4 percussions, 1997)
  • Falaises (pour quatuor à cordes et violoncelle principal, 2003)
  • Hallel (trio à cordes, 1991)
  • Kyoran (pour quintette, 1987)
  • Moving (trio à cordes, 2001)
  • Nyx (pour 3 violoncelles, 1984)
  • Nyx (pour 3 violons, 1984)
  • Nyx (pour 3 altos, 1984)
  • Proche invisible (quatuor à cordes n°3, 2010)
  • Saxy (pour saxophone alto en mi bémol et piano), 1985[2]
  • Sextuor à cordes (pour 2 violons, 2 altos et 2 violoncelles, 1982)
  • Tiempo (trio à cordes, 1999)
  • Trance (pour clavecin, cymbalum et percussions, 2009)
  • Vivere (quatuor à cordes, 2001)
  • Wild (alto et violoncelle, 2003)

Musique solisteModifier

  • Tlaloc, pour un percussionniste (1984)
  • Irisations, pour violon seul (1999)
  • Mobiles immobiles, pour piano (1997)
  • Danse de l'aube, pour contrebasse seule (1998)
  • Véga, pour orgue (1999)
  • Formes du vent, pour violoncelle seul (2003)
  • En mille éclats, pour violon seul (2009)
  • Prélude au silence, pour piano (2010)
  • Pour une âme errante, pour orgue (2011)

Œuvres avec électroniqueModifier

  • Le Vol blanc (pour 2 violons, 2010)
  • Over the sea (pour accordéon et trio à cordes, 2012)

Musique vocale et choraleModifier

  • A song of joys (pour chœur mixte et orchestre, 2008)
  • As a blues (arrangement extrait de Corazon Loco, pour soprano et ensemble, 2015)
  • Berceuse - Mon âme est en peine (pour soprano, chœur et orchestre, 2003)
  • Blues (extrait de Corazon Loco, pour 8 voix et percussions, 2015)
  • Canciones (pour 12 voix mixtes, 1992)
  • Clair et Noir (pour 12 voix, clavecin et percussions, 2002)
  • Corazon Loco (pour 8 voix et percussions, 2006)
  • Dancing in the wind (pour double chœur, 2007)
  • Dios (pour chœur de chambre a cappella, 2005)
  • Duerme (pour 12 voix et percussions, 2013)
  • Exil (pour 6 voix solistes et 6 violoncelles, 2000)
  • Heaven (pour 12 voix mixtes et quatuor de saxophones, 2007)
  • L'Invisible (pour 12 voix de femmes et trompette, 2012)
  • La Chanson des orphelins (pour chœur d'enfants, 2005)
  • La Sorcière de Jasmin (pour récitant, chœur mixte et ensemble, 2004)
  • Litanie (pour mezzo-soprano et flûte, 1982)
  • Livre d'Heures (Éditions Hortus, 2007)
  • Llama (pour chœur à 4 voix mixtes, 1986)
  • Messe de l'Ascension (pour soprano, chœur et ensemble, 1996)
  • Ode à Purcell (pour 8 voix mixtes et ensemble, 2001)
  • P'oasis (pour chœur d'enfants, flûte, clarinette et vibraphone, 2007)
  • Prière de Christophe Colomb (pour 4 voix d'hommes, récitant et piano, 2008)
  • Quatrains (pour 12 voix mixtes, 2005)
  • Sombra (pour 3 voix de femmes et alto, 2013)
  • Suite de la nuit (chœur ou chœur d'enfants a cappella et sextuor à cordes ad libitum, 2006)
  • To Gather Paradise (chœur mixte a cappella, 2001)
  • Le Tombeau de Gilles de Rais (drame lyrique en un prologue et trois tableaux, 1993)
  • Voilé, dévoilé (pour soprano et orchestre, 2015)[3]
  • Vuelvete (pour 6 voix a cappella, 2006)

DécorationsModifier

DiscographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Edith Canat de Chizy : 20 ans d’œuvre pour orchestre rassemblés en un album : Times, émission Canal Académie, 7 août 2011.
  2. Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, Paris, 2004, p. 108.
  3. publication: Éditions Henry Lemoine, Paris, 2015 (ISMN: 979-0-2309-9159-9).
  4. Décret du 30 janvier 2008 portant promotion et nomination
  5. Décret du 2 mai 2012 portant promotion et nomination
  6. Arrêté du 25 septembre 2017 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres
  7. Lors de sa sortie ce disque a été distingué par Jacques Bonnaure d'un « Recommandé » dans le magazine Répertoire no 129, novembre 1999, p. 40

Voir aussiModifier