Éditeur de presse

entreprise qui publie des journaux ou d'autres publications périodiques

Un éditeur de presse, ou groupe de presse, est un groupe de médias qui possède et publie plusieurs journaux (quotidiens ou périodiques) de presse écrite (nationale ou régionale).

Un lien entre les différents titres du même éditeur est souvent la régie publicitaire tournée vers les annonceurs[1], qui permet le couplage presse[N 1].

Évolutions récentesModifier

Concurrences nouvellesModifier

Les évolutions technologiques nourrissent la position dominante et offensive des grandes plates-formes, dites « médias sociaux » (Google et Facebook), face auxquelles le modèle économique de la presse – abonnements et publicité – est remis en cause[2]. Pour le préserver ou retrouver la viabilité économique, des logiques d'alliance entre éditeurs de presse[1] entrent progressivement en jeu. Avec l'avènement de la convergence des communications, les éditeurs de presse se sont de plus en plus impliqués dans les autres modes de communications comme la radio, la télévision et Internet.

Concernant la presse quotidienne régionale, en France la constitution de groupes de presse avait souvent abouti à un quasi-monopole local, en même temps qu'à la mise en jeu de synergies entre titres. La libéralisation des ondes radios avait amené une certaine diversité locale, fortement accrue ensuite avec le développement des sites et outils Internet. La presse régionale a souvent beaucoup investi dans la télévision locale, ce qui lui a causé des pertes d’argent importantes[3].

Politique européenneModifier

Contrairement à d’autres secteurs, il n'y a jamais eu de stratégie économique sectorielle européenne pour les médias[2]. Selon ces auteurs, l'UE peut aider les éditeurs de presse et journalistes via un cadre européen, un marché équilibré et une politique industrielle.

L'enjeu principal est une capacité d’innovation rapide. Dans le domaine des investissements technologiques, et certains domaines comme la traduction assistée, les technologies peuvent aider à rendre rentables et autonomes de véritables médias européens, à renforcer les compétences[2].

Des règles du jeu justes, y compris le droit d'auteur, permettront un partage des recettes publicitaires et des abonnements en garantissant un cadre réglementaire équitable. Mais les négociations s'avèrent ardues, et adopter de telles législations prendra du temps.

Éditeurs de presse des pays de l'Union européenneModifier

Du fait des langues nationales le plus souvent différentes, 24 langues officielles de l'Union européenne pour 27 États membres, les groupes de presse majeurs se sont constitués par pays. Plus récemment, des rachats ont amené à la constitution de groupes transfrontières.

La plupart des pays européens aident leur secteur des médias : redevances pour l’audiovisuel ou, parfois, subventions et allégements fiscaux pour la presse. La France est particulièrement active. Comme indiqué plus haut, le défi est désormais technologique et réglementaire pour préserver la vérification des faits et le journalisme d'investigation.

Éditeurs de presse en AllemagneModifier

Le groupe Prisma Media (Prisma Presse jusqu'en ) est une filiale (en France) du groupe de presse allemand Gruner + Jahr, détenu lui-même par Bertelsmann.

Éditeurs de presse en BelgiqueModifier

Le Groupe Rossel est un groupe de presse belge qui possède le Groupe Rossel La Voix, groupe de presse régionale française basé à Lille, cédé par la Socpresse au Groupe Rossel en .

Éditeurs de presse en EspagneModifier

Coopération Le Monde / El País : le groupe de presse Prisa, détenteur (depuis ) en d’une participation dans le capital du groupe Le Monde, souhaitait la revendre[4].

Éditeurs de presse en FranceModifier

Il y a moins d'acteurs (qu'en ) présents à la fois dans la presse quotidienne nationale (PQN) et régionale (PQR).

Concernant les chiffres actualisés d’audience PQR[5], l'Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias (ACPM) publie les audiences presse des groupe de presse.

Concernant les chiffres actualisés d’audience PQN[6], le seul couplage presse indiqué par l'ACPM concerne les audiences presse Le Parisien + Aujourd'hui.

Éditeurs de presse en ItalieModifier

Chiffres d’affairesModifier

AllemagneModifier

FranceModifier

Les principaux éditeurs de presse en 2020Modifier

Les principaux éditeurs de presse en France en 2005Modifier

Les éditeurs sont classés par ordre décroissant de chiffre d'affaires (CA).

Éditeurs dont le CA est supérieur à 1 milliard € :

Éditeurs dont le CA est supérieur à 500 millions € :

Éditeurs dont le CA est inférieur à 500 millions € :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le couplage presse consiste à proposer à un annonceur, ou à son agence, d'utiliser simultanément plusieurs titres de presse comme supports d'une campagne publicitaire. Le couplage presse est souvent proposé sur plusieurs titres d'un même éditeur de presse.
  2. La société HFM est dissoute en 2017 ; via ses filiales actuelles, Lagardère conserve notamment les titres de presse : Paris Match, Le Journal du Dimanche, ELLE, Télé 7 jours.
  3. Après le rachat du groupe Hersant par Serge Dassault, le groupe Socpresse (devenu Dassault media) s’est désengagé des secteurs de la presse quotidienne régionale et de la presse magazine. Le navire amiral du groupe est Le Figaro.

RéférencesModifier

  1. a et b Alexis Delcambre, « Publicité : face à Facebook et Google, les éditeurs de presse regroupent leurs forces », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 22 octobre 2020)
  2. a b et c « « L’Union européenne doit défendre la viabilité économique des médias » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Jean-Marie Charon, « Concentration, innovation, pluralisme : les défis de la PQR », la revue des médias, sur INA, (consulté le 22 octobre 2020)
  4. « L'espagnol Prisa pourrait vendre ses 20% dans Le Monde », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  5. « Classement Audience Presse Quotidienne Régionale », sur ACPM
  6. « Classement Audience Presse Quotidienne Nationale », sur ACPM