École allemande ancienne

L'école allemande ancienne[1],[2] (aussi appelée école continentale[3]) de problèmes d'échecs (1880-1930) regroupe un ensemble de problémistes qui ont privilégié les idéaux exposés pour leurs compositions par Johann Nepomuk Berger en 1884 dans son ouvrage Das Schachproblem und dessen Kunstgerechte Darstellung [4]. En particulier, l'école continentale privilégie l'esthétique du problème (mats purs)[4] au détriment parfois d'autres critères d'appréciation[5]. Conrad Bayer, qui gagna le second concours de composition de problèmes (1855 - 1857), est le fondateur de l'école selon François Le Lionnais et Ernst Maget[6].

Exemples de problèmes d'échecsModifier

Voici[3] un problème de Johann Berger :

Pred, 1881
abcdefgh
88
77
66
55
44
33
22
11
abcdefgh
Les Blancs jouent et font mat en 4 coups[7]

Notes et référencesModifier

  1. Larousse des échecs : Découvrir, approfondir, maîtriser (préf. Joël Lautier), Paris, Éditions Larousse, , 480 p. (ISBN 978-2-03-518207-4), p. 304
  2. Nicolas Giffard et Alain Biénabe, Le Nouveau Guide des échecs. Traité complet, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1710 p. (ISBN 978-2-221-11013-3), p. 1490
  3. a et b Nicolas Giffard et Alain Biénabe, Le Guide des échecs : traité complet, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, (ISBN 9-782221-059135), 1993, p. 1276
  4. a et b François Le Lionnais & Ernst Maget, Dictionnaire des échecs, Presses universitaires de France, 1974, p. 11.
  5. François Le Lionnais & Ernst Maget, Dictionnaire des échecs, Presses universitaires de France, 1974, p. 128.
  6. Opus cité, p. 11 & 135
  7. Jeu réel: 1. De8 (menace 2. Cd1+ Re4 3. Cf3+ dxc4 4. Da8#) 1...dxc4 2. Dc8 (menace 3. Cc2+ ou Cxf5+ suivi de 4. Dc5#) avec 2...Rxd4 3. Dc5 Rxc5 4. Ff2# et 2...Cf3 3. Cxf3 4. Dc5#.