École catholique d'arts et métiers de Lyon

L'École catholique d'Arts et Métiers ou ECAM Lyon est l'une des 205 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[4].

École catholique d'arts et métiers de Lyon
École catholique d'arts et métiers de Lyon.png
Histoire et statut
Fondation
Type
Grande école d'ingénieurs
Forme juridique
Fondation reconnue d'utilité publique en 1977
Fondateur
Président
Yves Colliou
Directeur
Didier Desplanche
Localisation
Campus
Localisation
Pays
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Chiffres-clés
Étudiants
1300[2],dont:
1136 élèves-ingénieurs (2019)[1]
Enseignants
92
Enseignants-chercheurs
38[1]
Divers
Membre de
CGE, CDEFI, Groupe ECAM, FESIC, Université catholique de Lyon, IPL, Alliance des Grandes Ecoles Rhône-Alpes, Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur de l’Université de Lyon, Institut des techniques d’ingénieurs de l’industrie de Lyon, Alliance des Ecoles d’Ingénieurs de Lyon Saint-Etienne, Association internationale des universités Lassaliennes
Site web

Sous tutelle du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation, c'est l’une des rares écoles d’ingénieurs privées en France à avoir le statut de Fondation reconnue d’utilité publique[5].

Elle fait partie du groupe ECAM, en association avec les écoles d'ingénieurs ECAM Rennes - Louis de Broglie, l'ECAM-EPMI, ECAM Strasbourg-Europe et ECAM Bruxelles.

HistoriqueModifier

L'école a été fondée à Reims en 1900 et est installée à Lyon depuis 1946, sur les pentes de Fourvière[6].

Reims (1900-1914)Modifier

C'est à Reims en 1900 que les Frères des écoles chrétiennes ont réalisé leur projet d'école catholique d'arts et métiers. Ils l'ont réalisé à leur manière et selon leurs principes, en fondant l'école sur la large participation de leurs anciens élèves, avec l'appui de quelques notables comme le comte Alfred Werlé, directeur de la maison de Champagne Veuve Clicquot Ponsardin et quelques autres industriels, intéressés par cette formation. Au 1er août 1914, débute la Première Guerre mondiale, dès septembre, la bataille de la Marne, l'incendie de la cathédrale de Reims, le bombardement de la ville feront qu'il ne restera rien de l'école en 1918.

Erquelinnes (depuis 1911)Modifier

Les élèves de l'école de Reims sont transférés à Erquelinnes, en Wallonie (Belgique), à proximité de la frontière franco-belge. L'école est rebaptisée les Arts et Métiers d'Erquelinnes et de Reims (AMER). Le gouvernement belge reconnait l'école, qui touche des subventions, un comité d'industriels belges la soutient, mais la majorité de ses élèves sont toujours des français, qui viennent des écoles professionnelles que les Frères ont pu maintenir malgré la législation française. Les effectifs augmentent jusqu'au début des années 1930 et cette période est une sorte d'apogée de l'école, malgré son isolement relatif en Belgique.

L'histoire des Arts et métiers d'Erquelinnes est marquée par l'invasion de la Belgique le 10 mai 1940 par l'armée allemande qui occupe l’école, ce qui entraîne l'évacuation de l'école et la dispersion des élèves. Son site fut utilisé par les Allemands comme tribunal et comme théâtre d’exécutions. Les bâtiments furent libérés à la fin de la guerre, et elle fut rouverte comme école.

L’école accueille encore de nombreux élèves français mais aussi de nombreux élèves belges, il eut des prêtres jusqu'en 2008. Le centenaire fut fêté en 2011. L'école s’appelle maintenant l’École des Arts et Métiers d'Erquelinnes (EAME).

Lyon (depuis 1940)Modifier

Après cette dispersion, c'est un peu par hasard que l'école s'installe à Lyon. L'équipe des professeurs d'Erquelinnes comptait à l'époque un certain nombre de frères originaires de l'Est de la France et souhaitaient s'y installer. À la fin du mois d'août, le frère Joseph, mandaté par ses supérieurs obtient l'accord du pensionnat Aux Lazaristes à Lyon pour accueillir l'école. Pendant la guerre l'école vit tant bien que mal. Néanmoins en 1943 le frère Arthème-Léonce obtient la reconnaissance du diplôme par la Commission des titres d'ingénieur (CTI). Ainsi naît l’École Catholique d'Arts et Métiers de Lyon. La guerre s'achève enfin et le problème se pose : où installer l'ECAM ? Finalement, après bien des hésitations, la décision est prise en septembre 1946 : l'ECAM restera à Lyon sur la colline de Fourvière, dans la Montée Saint-Barthélémy.

PrésentationModifier

Membre de la CGE, habilitée en 1943 par la CTI à décerner le diplôme d'ingénieur de l'École Catholique d'Arts et Métiers de Lyon, reconnue par l'État en 1962, l'ECAM a toujours fait évoluer sa formation pour répondre aux exigences des industriels.

Le programme et l'organisation des classes préparatoires sont ceux des classes préparatoires PTSI/PT. La formation est doublée d'un contrôle continu.

Depuis 1971, l'ECAM a développé en parallèle la formation professionnelle continue, et un partenariat avec l’ITII de Lyon pour la formation d'ingénieurs en alternance par l'apprentissage.

FormationsModifier

L'ECAM Lyon propose aujourd'hui plusieurs programmes de formation : 5 formations d'ingénieurs dont 2 accessibles en post-bac, 1 Mastère Spécialisé et des programmes de renforcement en formation initiale ou continue.

Les formations d'ingénieurs de l'école sont les suivantes :

Spécialité Statut des élèves
Ingénieur généraliste ECAM Arts et Métiers étudiant
Ingénieur ECAM Engineering (1re formation d'ingénieur de France en 5 ans entièrement dispensée en anglais)
Ingénieur spécialité Génie industriel et Mécanique
(en partenariat avec l'ITII Lyon)
apprenti (en alternance) ou formation continue
Ingénieur spécialité Génie électrique et Mécanique étudiant
Ingénieur spécialité Energie
(en partenariat avec l'ITII Lyon)
apprenti (en alternance) ou formation continue
Ingénieur spécialité Bois apprenti (en alternance) ou formation continue

Le mastère spécialisé de l'ECAM Lyon

  • Mastère Spécialisé Manager de l'Amélioration Continue (ouvert en 2007)

Enfin, l'ECAM Lyon propose des Années Préparatoires Ingénieur (API ECAM) qui permettent de consolider ses acquis académiques pour pouvoir intégrer une école d'ingénieurs. Ce programme en 1 an, accessible en bac+2, est dispensée à différents rythmes :

  • En statut étudiant au centre ECAM à Bourg-en-Bresse : API ECAM Bourg-en-Bresse
  • En statut étudiant (stage continu) au centre ECAM d’Ambérieu-en-Bugey : API ECAM Ambérieu
  • En module préparatoire à l’apprentissage sur l’Ile de la Réunion : API ECAM Ile de la Réunion

Toutes les formations de l'école s'articulent autour de sept départements d'enseignement et d'un laboratoire de recherche - le LabECAM, qui réalisent des prestations technologiques sous contrats avec des industriels, PME/PMI ou grands groupes.

ClassementsModifier

L'école est aujourd'hui classée comme la 4ème école d'ingénieurs généralistes - Post-Bac - française[7].

Par rapport aux 205 autres écoles d'ingénieurs, elle est classée comme suit sur seulement 163 d'entre elles :

Nom 2019 (Rang) 2020 (Rang)
L’Étudiant[8] 45
Usine Nouvelle[9] 23 n.d.

Extension des locaux à LyonModifier

Jusqu'en 2015, l'ECAM disposait de 1,7 ha de terrain sur la colline de Fourvière, ainsi que de 14.300 m2 de surface construite[10]. Depuis, L'ECAM a réalisé une extension de son campus ainsi que d'importants travaux de construction et de réaménagement de locaux[11].

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier