Ouvrir le menu principal

Écluse Notre-Dame-de-la-Garenne

écluse sur la Seine dans le département de l'Eure
Écluse Notre-Dame-de-la-Garenne
ECLUSE ND de LA GARENNE 0804 25.jpg
Le déversoir
La passerelle pour piétons
Géographie
Localisation
Coordonnées
Cours d'eau
Objectifs et impacts
Vocation
Navigation - Énergie
Date de mise en service
Barrage
Hauteur
(lit de rivière)
m
Longueur
201 m
Centrale(s) hydroélectrique(s)
Centrale de Port-Mort
Nombre de turbines
4
Puissance installée
MW
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Arch dam 12x12 nw.svg

L'écluse Notre-Dame-de-la-Garenne ou barrage de Port-Mort [1] est un système combinant barrage, barrage hydroélectrique et écluses, rencontré sur le cours montant de la Seine à 40,495 km en amont du barrage de Poses, au point kilométrique (PK) 161,265, dans le département de l'Eure.

Depuis 1962, année de reconstruction (mécanisation) des installations, une centrale hydroélectrique lui est adjointe.

HistoriqueModifier

Au XVIIIe siècle, le site dispose naturellement d'un déversoir [2]. C'est la raison qui motive le choix de le retenir pour y bâtir un système artificiel de régulation favorisant notamment la navigation fluviale sur la Seine.

Une première écluse moderne remonte à 1848. Pierre Hildevert Hersent, un Eurois, s'y est illustré, lui qui mit au point par la suite, l'emploi de l'air comprimé à haute pression [3] pour les chantiers du même genre qui lui furent confiés. Le premier ouvrage est placé sous la direction de l'ingénieur Henri Emmery [3].

Puis, dès 1864, des réflexions sont menées pour encore mieux maîtriser les conditions de navigation : le bief s'étendant de Notre-Dame à Poses-Amfreville est lors chiffré à 1 241 000 francs [4].

Un rapport du préfet de Seine-et-Oise du 21 août 1865 expose la liste des biefs à construire [5].

L'étude préalable donne ainsi lieu à un marché de travaux divisés en trois lots respectivement attribués aux établissements Prégermain Frères (Saint-Pierre-la-Garenne), l'entreprise suisse de renommée mondiale Conrad Zschokke et, enfin, les établissements Eiffel (3 octobre 1881).

Le barrage et ses écluses sont construits de 1879 à 1889. Le barrage est de type à déversoir mobile, l'eau passant au-dessus de la structure mobile. Il est constitué de poutres métalliques et de bardages de béton. Le chantier est réalisé sous la direction de l'ingénieur Émile Nouguier. Il est mis en service en 1889. Le barrage offre une chute d'eau de 4 mètres.

SituationModifier

 
Les écluses au premier plan
Le système de barrage en arrière-plan

L'ensemble des constructions se situent entre les communes de Saint-Pierre-la-Garenne sur la rive gauche et Port-Mort sur la rive droite, à 12,35 mètres d'altitude. Une passerelle [6] surmonte l'ensemble des installations et permet le passage des piétons et cyclistes au-dessus du fleuve.

En partant de Port-Mort, on rencontre successivement au long des 201 mètres :

  • La centrale hydroélectrique [7]
  • Le barrage proprement dit disposé en 6 passes dont 2 navigables
  • l'île Besac [8]
  • L'échelle de remontée des poissons (ca 2000)
  • Les 3 écluses parallèles et la 4e, la plus large, légèrement en biais, toutes de tailles différentes (la plus ancienne affichant 12 mètres de largeur et une longueur de 113 mètres à l'origine [9].

Caractéristiques techniquesModifier

  • hauteur de retenue de 4 mètres
  • débit moyen : n.d.
  • crue décennale : n.d.
  • crue de 1910 : n.d.
  • étiage quinquennal : n.d.
  • puissance de la centrale électrique : 8 mégawatts, 4 turbines

BiodiversitéModifier

Une échelle à poissons favorise la remontée du saumon et de l’anguille.

Liens externesModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Document VNF citant le l'écluse [1]
  2. Avant l'édification d'un barrage, un gué (suivant les saisons) puis un bac à chaîne permettaient la traversée des riverains. Le gué, dénommé passage de la Garenne est attesté dès 1319 lors d'un échange en faveur de l'abbaye de Mortemer par le roi Philippe V le Long.
  3. a et b Hildevert Hersent « Notice n° LH/1295/59 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  4. Le Constitutionnel : journal du commerce, politique et littéraire, 5 novembre 1864 [2].
  5. Rapports du préfet et de la commission départementale - département de Seine-et-Oise [3].
  6. Fermée depuis 2008 pour causes d'un débat sur le financement du coût d'entretien et de mise à niveau en matière de sécurité du public, sa réouverture est prévue à l'horizon 2018, notamment dans un contexte touristique favorable, la Seine à Vélo [4].
  7. Quand la Seine produit de l’électricité [5].
  8. ZNIEFF 230030978 - L'île Besac sur le site de l’INPN.
  9. Précis historique et statistique des voies navigables de la France …[6].
  10. Vieille écluse de Notre-Dame de la Garenne, par Adrien-Jacques Sauzay - reproduction non trouvée [7]