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Éclans-Nenon

commune française du département du Jura

Éclans-Nenon
Éclans-Nenon
Église Saints-Pierre-et-Paul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Authume
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Dole
Maire
Mandat
Hervé Prat
2014-2018
Code postal 39700
Code commune 39205
Démographie
Gentilé Éclanais-Nenonais
Population
municipale
386 hab. (2016 en diminution de 4,46 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 31″ nord, 5° 36′ 17″ est
Altitude Min. 205 m
Max. 261 m
Superficie 25,83 km2
Localisation

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Éclans-Nenon
Liens
Site web eclans-nenon.fr

Éclans-Nenon est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

SituationModifier

Le village d'Éclans se situe dans une « reculée » rectangulaire de la forêt de Chaux. Il s'organise autour d'une route qui s'y enfonce, longe le château et rejoint plus haut une retenue d'eau dénommée « le grand étang ».

Lieux-dits et écartsModifier

  • Nenon, Échangeot.

HydrographieModifier

  • Le Doubs, en bordure nord de la commune.

HistoireModifier

La commune résulte de la fusion en 1973 d'Éclans et de Nenon.

Un tumulus est cité par divers historiens[1] comme le lieu où les Romains dirigés par Jules César, après leur victoire dans la Plaine de la Lune sur les Séquanais, dirigés par Arioviste, ont réuni leurs morts et les ont brûlés. La terre de ce tumulus était noire et légère alors que celle des environs est rougeâtre et compacte[2].

Le village d'Éclans, autrefois écrit Esclans ou parfois Exclans dans les registres paroissiaux, a été précédé dans l'histoire par celui d'Éclangeot, situé plus près du Doubs.

Parmi les cultures anciennement pratiquées, il y eut celle du chanvre et bien sûr de la vigne, comme en témoigne une vente de biens vers 1606.

L'église d'Eclangeot, placée sous le patronage de saint Germain semble avoir été au départ une dépendance des chevaliers de l'ordre du Temple, dont une commanderie était située non loin de là, à Falletans. Après la suppression de l'ordre des Templiers, leurs biens, ici comme ailleurs, furent récupérés par l’ordre de Malte. Le 11 janvier 1735, l'église et le cimetière de la paroisse d'Eclangeot sont « frappés d'interdit » du fait des inondations du Doubs. Les inhumations se font à Falletans et à Our. En 1780, l'église et le cimetière du village d'Éclans sont bénis. Éclans devient une paroisse à la place de celle d'Éclangeot. L'église d'Éclangeot s'écroula en 1782 et ce fut la chapelle du château voisin, érigée en église paroissiale, qui devint l'actuelle église d'Eclans. En 2006, subsiste sur les lieux du hameau d'Éclangeot un corps de ferme dont le linteau de porte, selon les propriétaires, provient de l'ancien hameau.

Le château des seigneurs d’Éclans a été détruit au XVe siècle par les troupes de Louis XI. Le château actuel a été construit par Charles Petrey, conseiller au parlement de Dole au XVIIe siècle. Rodrigue-Thérèse Masson, baron d’Éclans et de Longvy, issu des Pétrey par son arrière-grand-mère Suzanne Pétrey, transforma le château dans le style de l’époque au XVIIIe. Le dernier seigneur d’Éclans fut Charles François Masson, amateur de chasse à courre, grand dépensier, il organisait de grandes fêtes dans le château et son parc. Ruiné, il dut vendre le château en 1820.

Un bac a relié jusqu'au début du XXe siècle, le lieu-dit d'Éclangeot à la rive d'en face, au lieu-dit Les Aijottes.

Des baraques de bûcherons, charbonniers... (« Les Baraques du IV ») étaient reliées à ce village, comme en témoignent des naissances, mariages et décès signalés dans les registres d'État Civil et Registres paroissiaux. En 1935, le dernier couple d'habitants a quitté la Baraque n° 1 du IV.

ToponymieModifier

Eclangeot (1177 Asclanget)[3].

Eclangeot (Eclans) 1339 ecclesia de Esclangeat TOB XIV°; Esclanget PB ; de Eclans J 1338[4].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Période Identité Etiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Gallet DVD
mars 2008 mars 2014 Christiane Porteret PCF
mars 2014 mars 2018 Hervé Prat[5] NPA puis FI Professeur d'Histoire-Géographie
mars 2018 juin 2018 Virginie Poigeaut (intérim) DVG
juin 2018 mars 2020 Jacky Zasempa LREM Retraité

Le 1er mars 2018, Hervé Prat démissionne de son poste de maire à la suite suite d'un désaccord sur un éventuel accueil de migrants[5],[6]. Virginie Poigeaut occupe le poste par intérim. Des élections partielles sont organisées le 14 juin 2018 ; elles sont remportées par M. Jacky Zasempa[7]

Politique environnementaleModifier

Le maire Hervé Prat, était très investi au niveau de l'environnement.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2016, la commune comptait 386 habitants[Note 1], en diminution de 4,46 % par rapport à 2011 (Jura : -0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520363365482484473458448417
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
385361342311304280259272241
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
255225219204220214166147173
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
154138198222329383388410381
2016 - - - - - - - -
386--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Notes historiques sur la démographieModifier

Après la guerre de Trente Ans, de nombreux villages étaient dévastés. Les recensements de la milice de 1644 signalent comme inhabités les villages d'Eclangeot et Nenon.

Recensement de la population, 9 février 1657[12] :

  • Esclangeot 16 personnes ;
  • Escland (Eclans) : 65 personnes ;
  • Nenon : 48 personnes ;

soit 129 personnes pour l'ensemble des trois lieux.

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • La mairie, l'église, le monument aux morts et la bibliothèque, dans les années 2000, se situent tous sur le même lieu de l'autre côté de la route qui longe un flanc du château.
  • L'église d'Éclans au début du XXe siècle.
  • Château d'Éclans.
  • La forêt de Chaux.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Emmanuel de Toulongeon, membre de l'Institut.
  • La famille de Marenches, originaire d'Italie (Raymond et François Marenchi reprennent en fief par acte du 17 des calendes de juin 1186 diverses terres de Frédéric Barberousse) dont on peut citer en 1562 l'écuyer Constance de Marenches, trésorier général de Bourgogne et Seigneur de Nenon, nommé par Philippe II premier Conseiller à la Cour des Comptes de Dole.

Douze de Marenche furent mayeurs ou maires de Dole entre le XVIe et le XVIIIe siècle.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Armand Marquiset - Dole. Précis statistique de l'Arrondissement. Tome II. Res Universis, 1991.
  • Alfred Vieille - Orchamps et ses environs, Res Universis, 1990.
  • Jean-Claude Charnoz, La Forêt de Chaux. Historique et Généalogie, chez l'auteur.
  • Archives de la collégiale de Dole / Archives du Jura

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Armand Marquiset - Dole. Précis statistique de l'Arrondissement. Tome II. Res Universis, 1991, p. 338 - 339
  2. Ibidem, p. 338
  3. Mémoires de la Société d'Emulation du Doubs, Soc. Emul. Doubs, Besançon, 1913, p. 440
  4. Auguste Vincent.-Toponymie de la France.- Names, Geographical, 1937, 418 p (p. 47)
  5. a et b « Eclans Nenon : le maire Hervé Prat démissionne », Actu.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018).
  6. « Eclans-Nenon et l'accueil des migrants », france 3 Franche-Comté,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018).
  7. « Jacky Zasempa est le nouveau maire d'Éclans-Nenon », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le 15 août 2018).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. La population de Franche-Comté au lendemain de la guerre de Trente Ans, Besançon, 1995, p. 57