Échalot

commune française du département de la Côte-d'Or

Échalot
Échalot
La Mare sur le Brévon et le château.
Blason de Échalot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Marc Tupin
2014-2020
Code postal 21510
Code commune 21237
Démographie
Gentilé Échalotais
Population
municipale
95 hab. (2017 en diminution de 10,38 % par rapport à 2012)
Densité 3,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 46″ nord, 4° 50′ 19″ est
Altitude Min. 368 m
Max. 527 m
Superficie 27,65 km2
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Échalot

Échalot est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

La superficie d’Échalot, situé à 6 kilomètres de Salives, est de 2765 hectares (27,65 km2) avec une altitude comprise entre 368 et 527 mètres. Le Brévon, qui fait partie du bassin versant de la Seine, y prend sa source, alors que le ruisseau de Léry, qui fait partie du bassin versant du Rhône, prend aussi sa source sur la commune, au hameau de Lochère.

Communes limitrophesModifier

  Étalante Minot  
N Salives
O    Échalot    E
S
Poiseul-la-Grange Léry

HistoireModifier

Préhistoire et antiquitéModifier

On n'a retrouvé aucun vestige antérieur à la période gallo-romaine, époque à laquelle une voie antique venant d'Alise-Sainte-Reine coupe le versant sud du finage[1].

Moyen ÂgeModifier

La paroisse est rattachée au bailliage de la Montagne et au diocèse de Langres.

Époque moderneModifier

Guillaume de Chastenay affranchit les habitants en 1559.

Temps présentModifier

Charles de Foucauld enfant séjourne fréquemment au château d'Echalot[1].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Emmanuel de Blic    
1965 1977 Gaston Tavian   Compagnon de la Libération
mars 2001   Marc Tupin    
Les données manquantes sont à compléter.

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D'azur à la gerbe d'or liée de gueules, à la bordure de aussi de gueules.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2017, la commune comptait 95 habitants[Note 1], en diminution de 10,38 % par rapport à 2012 (Côte-d'Or : +1,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
396384396445443405401412374
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
363360332312304269282249245
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
262276247256248224228203187
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017
172144133118951031129995
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

La commune compte 15 monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[6], 2 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[7], et 31 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel [8].

  • Le marais de la Fossilière et le marais de la Lochère sont classés zone naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I.
  • Le château construit entre 1835 et 1840 à l'emplacement d'une ancienne forteresse médiévale démantelée par Henri IV dont subsistent des restes de tours.
  • La maison natale du général de division Rossin construite au cœur du village entre 1830 et 1840 qui servit d'hôpital durant la seconde guerre mondiale. Propriété privée.
  • L'église Paroissiale de L'Assomption, remaniée plusieurs fois du XVe au XIVe siècle[9]. De plan allongé sans transept, elle présente une façade orientée sud-ouest surmontée d'un clocher carré à flèche octogonale. Elle renferme une statuaire remarquable : Vierge à l'Enfant de pierre polychrome du XVe, sainte Catherine en bois polychrome du XVIIe siècle ainsi qu'un groupe saint Joseph et l'Enfant de la même époque. D'autres pièces sont déposées au musée d'art sacré de Dijon[1].
  • La chapelle Saint-Roch à Lochère[10]. Construite autour des années 1500, ce bâtiment de forme classique (plan rectangulaire et clocheton sur le pignon de façade) fut un temps transformée en lavoir. Elle a été rénovée dans sa forme originale.

Personnalités liées à la communeModifier

à  : lieutenant en 2nd à la 1re batterie du 15e régiment d'artillerie
 : lieutenant en 1er au 17e régiment d'artillerie à cheval à Valence, puis à Metz
1870 : il était avec cette batterie à la réserve d'artillerie du groupe à cheval du 2e corps de l'armée du Rhin. Il a participé avec elle aux batailles de Forbach (), Rezanville () et Saint-Privas ()
Il est cité à l'ordre de l'armée pour fait d'armes personnel à la bataille de Forbach : sauvetage de 5 canons de 4 de campagne que deux batteries du 2e corps en position près du bassin de Sternig-Wendel avaient dû laisser sur le terrain à 2 ou 300 mètres d'une lisière de bois que garnissait les tirailleurs prussiens.
Promu capitaine (au choix) le en raison de ce fait et classé à la 8e batterie du 15e régiment (division de Laveaucoupet formant garnison de Metz). Passé 15 jours après, sous la demande du général Gagneaud à la 9e batterie du 5e régiment d'artillerie (batterie de mitrailleuses de la 1re division) du 2e corps d'armée.
Il a participé avec cette batterie aux opérations du siège de Metz.
-  : en captivité à Neustadt (Brandebourg). Il est rentré à Lyon au 5e régiment d'artillerie en voie de réorganisation.
1873 : détaché au dépôt central de l'artillerie comme adjoint au service de l'armement des places et des côtes.
- : commandant la 13e batterie à cheval du 33e régiment d'artillerie
: promu chef d'escadron (au choix) et nommé major du 29e régiment d'artillerie à Laon. Il est chargé de l'organisation du 9e bataillon d'artillerie (1883). Il a organisé ce Corps à Belfort et va le commander pendant 6 ans.
- : chef de service de l'armement des places et des côtes (ministère de la Guerre). Il était en même temps l'adjoint à l'inspecteur permanent des travaux des côtes (général Mismes).
il est secrétaire de la commission de défense du littoral et promu colonel le .
Colonel commandant l'artillerie de la 39e division à Saint-Mihiel en .
Il est nommé au commandement du 40e régiment d'artillerie à l'organisation de ce nouveau corps ().
Général de brigade le , affecté au commandement de l'artillerie du 7e corps d'armée à Besançon puis détaché en 1904 à la tête de la 13e division d'infanterie à Chaumont.
Général de division en 1905, il commande la 13e division d'infanterie à Chaumont.

 
Tableau (extrait) peint par Marie de Foucault de Blic dans l'église d'Échalot
  • Marie de Blic (Marie de Foucault de Blic, dite "Mimi"), connue pour les lettres reçues de son Frère Charles de Foucauld[11]. Des peintures représentant des Saints qu'elle a réalisées au château d'Échalot sont visibles dans l'église.
  • Charles de Blic (1887-1965), amiral français, directeur du Service social des œuvres de la Marine, fils de Marie de Blic.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

BibliographieModifier

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne,  

Liens externesModifier