Spike Lee
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Spike Lee
| Naissance | 20 mars 1957 Atlanta |
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| Nationalité | |
| Profession | Réalisateur |
Spike Lee, de son vrai nom Shelton Jackson Lee, est un scénariste, réalisateur et producteur américain né le 20 mars 1957 à Atlanta (Géorgie, États-Unis). C'est un inconditionnel fan des New York Knicks.
Biographie
Élevé dans un milieu artistique et intellectuel favorisé, Spike Lee a été élève du prestigieux Morehouse College, université destinée à former les élites noires américaines puis de la Tisch School of the Arts, école de cinéma la plus renommée de la côte Est des États-Unis. Il a révélé des acteurs aujourd'hui reconnus comme Denzel Washington, Halle Berry, Samuel L. Jackson ou John Turturro. Admiratif de Michael Jackson, il réalise son clip They Don't Care About Us ainsi qu'un documentaire, Michael Jackson : Bad 25th anniversary, pour fêter les 25 ans de l'album Bad.
Il est né à Fort Greene, un quartier de l'arrondissement de Brooklyn à New York. En 2006, Spike Lee réalise un film documentaire sur La Nouvelle-Orléans touchée par l'ouragan Katrina, Katrina (When the Levees Broke)[1] diffusé sur HBO. Il interviewe plus de cent victimes en parcourant la ville dévastée avec, notamment, Terence Blanchard, trompettiste natif de cette ville, et qui travaille sur la musique de ses films depuis vingt ans. Durant l'été 2009, il tourne son documentaire Kobe Doin' Work sur la préparation et l'implication de la star NBA Kobe Bryant lors d'un match opposant son équipe des Los Angeles Lakers à celle des San Antonio Spurs.
Ses films se focalisent le plus souvent sur la communauté afro-américaine[2] et, en général, sur les problèmes sociaux et identitaires des minorités. Prolifique, son œuvre est souvent polémique avec des films comme She's Gotta Have It (1986), Mo' Better Blues (1990), Malcolm X (1992).
Filmographie
- Longs métrages
- 1983 : Joe's Bed-Stuy Barbershop: We Cut Heads
- 1986 : Nola Darling n'en fait qu'à sa tête (She's Gotta Have It)
- 1988 : School Daze (Classe tous rires)
- 1989 : Do the Right Thing
- 1990 : Mo' Better Blues
- 1991 : Jungle Fever
- 1992 : Malcolm X
- 1994 : Crooklyn
- 1995 : Clockers
- 1996 : Girl 6
- 1996 : Get on the Bus
- 1998 : He Got Game
- 1999 : Summer of Sam
- 2000 : The Very Black Show (Bamboozled)
- 2000 : The Original Kings of Comedy
- 2001 : A Huey P. Newton Story
- 2002 : La 25e heure (25th Hour)
- 2004 : She Hate Me
- 2004 : Sucker Free City
- 2006 : Inside Man : L'Homme de l'intérieur (Inside Man)
- 2008 : Miracle à Santa Anna (Miracle at St. Anna)
- 2012 : Red Hook Summer
- 2013 : Old Boy
- Courts métrages
- 1977 : Last Hustle in Brooklyn (court métrage)
- 1980 : Answer (The Answer) (court métrage)
- 1981 : Sarah (court métrage)
- 1995 : Lumière et compagnie - segment (court métrage)
- 2005 : Les enfants invisibles segment Jesus Children of America (film collectif commissionné par l'Unicef)
- Documentaires
- 1997 : 4 Little Girls
- 2002 : Jim Brown: All-American
- 2009 : Kobe Doin' Work
- 2010 : If God Is Willing and Da Creek Don't Rise
Télévision
- 1998 : Freak (Série TV)
- 2006 : Katrina (When the Levees Broke: A Requiem In Four Acts, diffusion sur HBO en deux parties de deux heures)
- 2012 : Michael Jackson : Bad 25th anniversary (documentaire sur Bad 25)
Clips videos
- 1989 : Public Enemy : Fear of a Black Planet
- 1991 : Prince (musicien) : Money Don't Matter 2 Night
- 1991 : FFF : Marco
- 1996 : Michael Jackson : They Don't Care About Us (Brazil & Jail versions)
- 2009 : Michael Jackson : This Is It
Controverses
Spike Lee a souvent déclenché des controverses, notamment par sa manière « agressive » de défendre la communauté afro-américaine. Il a souvent critiqué les cinéastes les plus réputés d'Hollywood. Quentin Tarantino, qu'il avait dirigé dans Girl 6, en est un bon exemple : Lee lui aurait reproché d'utiliser à outrance les mots « nègre » et « négro » dans ses films Reservoir dogs, Jackie Brown et Pulp Fiction. Selon Lee ce ne sont pas les mots en eux-mêmes qui dérangent, mais l'usage excessif que Tarantino en fait.
Samuel L. Jackson défend ce dernier :
« Je ne pense pas que le mot est offensant placé dans le contexte du film. Les artistes noirs pensent qu’ils sont les seuls autorisés à utiliser ce mot. Jackie Brown est un superbe film rendant hommage aux films de la Blaxploitation. C’est un bon film, chose que Spike n’a pas fait depuis quelques années. »
À la sortie du film Django Unchained de Quentin Tarantino, Lee déclare :
« Je ne peux pas en parler, parce que je n'irai pas le voir. Je ne veux pas le voir. [...] Je pense que ça serait manquer de respect à mes ancêtres. C'est tout ce que j'ai à dire. Je ne peux pas manquer de respect à mes ancêtres. » Puis : « L'esclavage américain n'était pas un western spaghetti de Sergio Leone. C'était un holocauste. Mes ancêtres étaient esclaves. Je leur ferai honneur[3]. »
Louis Farrakhan déclare à ce sujet : « Le film a changé la direction des armes[4]. »
Notes et références
- en:When The Levees Broke: A Requiem In Four Acts
- Il a retrouvé[réf. nécessaire] l'origine de ses ancêtres esclaves venus d'Afrique, précisément du Cameroun.
- « Spike Lee boycotte le nouveau Tarantino » sur lci.tf1.fr.
- Django, sur finalcall.com.