Portail:Psychologie/Lumière sur

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modifierSélection 1

Théodule Ribot est considéré comme le fondateur de la psychologie française.
Théodule Ribot, né à Guingamp le 18 décembre 1839 et mort à Paris le 9 décembre 1916, est un philosophe, généralement considéré comme le fondateur de la psychologie française. Il a créé et dirigé la Revue philosophique.

Théodule Ribot étudie au lycée de Saint-Brieuc, puis entre dans l'administration. Deux ans plus tard, il abandonne ses fonctions et s'installe à Paris. En 1864, il est admis à l'École normale supérieure. Il est reçu agrégé en 1866, puis docteur en 1875.

Il enseigne la philosophie aux lycées de Vesoul et de Laval. Il retourne ensuite à Paris pour se consacrer à ses recherches en psychologie expérimentale. En 1885, il enseigne cette matière à la Sorbonne avant d'obtenir en 1888 la chaire de psychologie expérimentale et comparée au Collège de France.

modifierSélection 2

Carl Gustav Jung fonda le courant de la psychologie analytique.
Carl Gustav Jung est un psychiatre suisse né le à Kesswil, Thurgovie, mort le à Küsnacht, canton de Zurich (Suisse). Penseur influent, il est l'auteur de nombreux ouvrages de psychologie et de psychosociologie en langue allemande. Il est le fondateur du courant de la psychologie analytique.

Son œuvre a été liée avec celle Sigmund Freud, dont il fut l’un des collaborateurs dans ses débuts avant de s'en séparer sur le plan personnel et pour des divergences théoriques. Carl Jung a été un pionnier de la psychologie des profondeurs. Son apport théorique et clinique a souligné la connexion fonctionnelle entre la structure de la psyché et celle de ses productions (c'est-à-dire, ses manifestations culturelles). Ceci l'a amené à introduire dans sa méthodologie des notions provenant de l'anthropologie, de l'alchimie, des rêves, de la mythologie et de la religion, mais aussi à apporter des enrichissements à ces domaines.

modifierSélection 3

Ivan Pavlov
Ivan Petrovitch Pavlov (en russe : Иван Петрович Павлов) (Riazan, 14 septembre 1849 - Saint-Pétersbourg, 27 février 1936) est un médecin et un physiologiste russe, prix Nobel de physiologie ou médecine 1904 et lauréat de la médaille Copley en 1915.

Né dans une de ces familles russes où l'on était pope de père en fils, il fut d'abord élève au séminaire, mais il se passionnait déjà pour les sciences naturelles et la lecture d'un petit livre du professeur Setchenov, Réflexes de l'encéphale, le fit s'inscrire à la Faculté de Physique et de Mathématiques de Saint-Pétersbourg après un bref passage en Faculté de Droit ; il se spécialisa alors en physiologie animale qu'il étudia à l'Académie de chirurgie et de médecine. Des intrigues avaient alors écarté Setchenov, envoyé en disgrâce à Odessa, mais il put bénéficier des cours d'un autre grand maître, son successeur Élie de Cyon, qui fit de lui un virtuose de la technique. Il obtint son diplôme en 1879 et soutint sa thèse de doctorat en 1883. En 1890, il fut nommé titulaire de la chaire de pharmacologie de l'Académie de médecine militaire de Saint-Pétersbourg. Il devint professeur de physiologie puis directeur de l'Institut de médecine expérimentale de Saint-Pétersbourg en 1895 jusqu'à sa mort en 1936.

modifierSélection 4

Kurt Lewin (-) est un psychologue allemand émigré aux États-Unis dans les années 1930.
On lui doit l'expression « dynamique de groupe » et de nombreux travaux sur la Recherche-Action.
En se basant sur l'expérience des tranchées de la Première Guerre mondiale, Lewin démontra que la vision d'un paysage environnant est différente selon que la personne est un soldat dans les tranchées et que l'ennemi peut surgir à n'importe quel moment ou que la personne est un simple promeneur. La représentation de l'environnement dépend fortement des motivations, des attentes et des caractéristiques de l'acteur.

modifierSélection 5

Émile Coué mit au point une technique de traitement mental connue sous le nom d’autosuggestion, application de l'autohypnose.
Émile Coué de la Châtaigneraie, né à Troyes le et mort à Nancy le , est un psychologue et pharmacien français, auteur d’une méthode de guérison et de développement personnel fondée sur l’autosuggestion. À la fois génial et simpliste, il explora au sein de la psychologie moderne des voies originales et nouvelles et fut le précurseur de la psychologie comportementale et de la pensée positive.

modifierSélection 6

Daniel Kahneman, l'un des créateurs de la finance comportementale.
Daniel Kahneman (né le 5 mars 1934 à Tel-Aviv, Israël) est un psychologue et économiste américano-israélien, professeur à l'université de Princeton, lauréat du prix « Nobel d'économie » en 2002, pour ses travaux fondateurs sur la théorie des perspectives, base de la finance comportementale. Il est aussi connu pour ses travaux sur l'économie du bonheur.

Ses principales découvertes, sur les anomalies boursières et les biais cognitifs et émotionnels qui les causent, se sont faites en association avec Amos Tversky. Kahneman, expert en psychologie cognitive et Tversky, expert en psychologie mathématique, développent ensemble des applications des mathématiques à la psychologie et l'économie.

modifierSélection 7

Ernst Heinrich Weber, considéré comme le fondateur de la psychologie expérimentale.
Ernst Heinrich Weber (Wittemberg, 24 juin 1795 - Leipzig, 26 janvier 1878) était un médecin allemand, considéré comme un précurseur de la psychologie expérimentale. Il a aussi contribué avec son jeune frère, le physicien Wilhelm, à la mécanique de la propagation des ondes notamment dans le système sanguin.

Ernst Weber termine ses études de médecine à l'Université de Wittemberg en 1815. A l'université de Leipzig, il est tout d'abord nommé professeur d'anatomie comparée en 1818, puis d'anatomie humaine en 1821 et de physiologie en 1840.

En 1825, il étudie avec son frère Wilhelm Eduard Weber la mécanique de propagation des ondes dans les milieux liquides. A eux deux, ils rédigeront un important ouvrage de synthèse pour l'hydrodynamique dans lequel ils présenteront la première estimation de la vitesse de propagation du sang.

modifierSélection 8

Lev Semionovitch Vygotski, en russe Лев Семёнович Выготский, ( (5 novembre, selon l'ancien calendrier russe) - ) est un psychologue russe connu pour ses recherches en psychologie du développement et sa théorie historico-culturelle du psychisme.

Hors de l’Union soviétique il a été découvert dans les années 1960. C’est un penseur qui a introduit la notion du développement intellectuel de l’enfant comme une fonction des groupes humains plutôt que comme un processus individuel. Ses contributions sont estimées actuellement par les tenants du socio-constructivisme comme primordiales dans l’évolution de notre compréhension du développement de l’enfant.

modifierSélection 9

Erik Erikson
Erik Erikson (né le 15 juin 1902, mort le 12 mai 1994) est un psychanalyste américain, auteur d'une théorie du développement psychosocial en huit stades successifs.

Erik Erikson a été analysé par Anna Freud et formé à Vienne avec Federn, Aichorn, Hartmann, Deutsch, etc. Il n'avait ni formation universitaire ni diplôme de médecine mais, émigré aux États-Unis d'Amérique fuyant la montée du régime nazi en Europe, il devient professeur à Berkeley et à Harvard. Il s'intéressa vivement aux mécanismes de la construction identitaire. Erik Erikson est décédé le 12 mai 1994 à Harwich, Massachusetts, États-Unis.

Œuvres d'Erikson :

  • The life cycle completed. A review, New-York, 1982
  • Identity and the life cycle, New York, rééd. 1980 [1e éd. 1959 ; trad. allemande, Frankfurt 3e 1976]
  • Enfance et société, Neuchâtel 1959, rééd. 1994 (in Actualités psychologiques et pédagogiques).
  • Adolescence et crise. La quête de l’identité, 1994, rééd. 1998, Champs Flammarion Sciences, (ISBN 208081060X)
  • Luther avant Luther, Flammarion, 1992, « Sciences Humaines », (ISBN 2082101487)
  • La vérité de Gandhi : les origines de la non violence, Flammarion, 1974, « Sciences Humaines », (ISBN 2082101959)

modifierSélection 10

Sigmund Freud par Max Halberstadt en 1922
Sigmund Freud (prononciation allemande : ˈsiːkmʊnt ˈfʁɔʏt), né Sigismund Schlomo Freud le à Freiberg, Moravie (Autriche, aujourd'hui Příbor, en République tchèque), et mort le à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue autrichien, pionnier de la psychanalyse.

Médecin viennois d'appartenance juive, Freud fait la rencontre de plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Joseph Breuer, l'influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l'hypnose de l'École de la Salpêtrière vont le conduire peu à peu à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d'inconscient, de rêve et de névrose, le tout se traduisant en une technique de thérapie, la cure psychanalytique.

Freud regroupe une génération de psychothérapeutes, qui, peu à peu, élaborent la psychanalyse, d'abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, Londres et aux États-Unis. En dépit des scissions internes et des critiques émanant de certains psychiatres, notamment, et malgré les années de guerre, la psychanalyse s'installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920. Freud, menacé par le régime nazi, quitte alors Vienne pour s'exiler à Londres, où il meurt en 1939.

modifierSélection 11

Granville Stanley Hall (1844 - 1924) est un philosophe et psychologue américain.

Il a été l'élève de Wilhelm Wundt dans son laboratoire de psychologie expérimentale de Leipzig. Il est l'un des pionniers de la psychologie expérimentale aux États-Unis où il introduit les méthodes de son maître. Il a fait sa thèse avec William James et a voyagé en Europe où, après Wundt, il a rencontré d'autres éminents psychologues. À partir de son retour aux États-Unis, il enseigne dans de prestigieuses universités Harvard, et Johns-Hopkins avant de présider l'université Clark jusqu'à sa mort. Il fonde le premier laboratoire de psychologie expérimentale aux États-Unis ainsi que la revue American Journal of Psychology.

modifierSélection 12

William James (11 janvier 1842 à New York - 26 août 1910 à Chocorua dans le New Hampshire) est un psychologue et philosophe américain, fils d'Henry James, le disciple de Swedenborg, et frère aîné d'Henry James, romancier célèbre.

Docteur en médecine, il s'efforce tout d'abord de constituer une psychologie scientifique (Principes de psychologie, 1890), puis défend les principes du pragmatisme, dont il est un des leaders, notion qu'il emprunte à Charles Sanders Peirce.

modifierSélection 13

La motivation se manifeste habituellement par un déploiement d'énergie.
La motivation est, dans un organisme vivant, la composante ou le processus qui règle son engagement pour une activité précise. Elle en détermine le déclenchement dans une certaine direction avec l'intensité souhaitée et en assure la prolongation jusqu'à l'aboutissement ou l'interruption. Cette notion se distingue du dynamisme, de l'énergie ou du fait d'être actif. La motivation prend de nos jours une place de premier plan dans une organisation. Elle est déterminante de la productivité chez les employés.

Se manifestant habituellement par le déploiement d'une énergie (sous divers aspects telle que l'enthousiasme, l'assiduité, la persévérance), la motivation est trivialement assimilée à une « réserve d'énergie ».

Mais plus qu'une forme « d'énergie potentielle », la motivation est une instance d'intégration et de régulation d'une multitude de paramètres relatifs aux opportunités d'un environnement et aux sollicitations d'une situation. Aussi le rôle de la motivation est-il proportionné aux degrés d'ambiguïté et ambivalence d'une situation : elle doit dissiper la complexité voire la confusion des données et leur conférer différentes valeurs avant d'en tirer une conclusion en termes de comportement : le choix et l'investissement dans la direction préférée.

modifierSélection 14

Caricature représentant un magnétiseur en charlatan
Le magnétisme animal, aussi appelé mesmérisme, est un ensemble d'anciennes théories et pratiques thérapeutiques qui se développèrent de la fin du XVIIIe siècle à la fin du XIXe siècle en Occident et qui eurent un impact important sur le développement de la médecine, de la psychologie et de la parapsychologie.

Le médecin allemand Franz-Anton Mesmer, qui postulait l'existence d'un fluide magnétique universel dont on pouvait faire une utilisation thérapeutique, introduisit l'expression magnétisme animal en 1773. Il avait l'ambition de donner une interprétation rationnelle à des phénomènes que l'on peut décrire sous le terme général de « transe » et qui, tels quels, semblent désigner l'irrationnel ou la magie. Alors qu'il se voulait fondateur de science, ramenant ce qui relevait jusque là du surnaturel à l'étude des propriétés d'un fluide naturel, il est devenu l'archétype du charlatan et le magnétisme animal l'archétype d'une pseudo-science.

Véritable phénomène de société, le magnétisme animal a fait l'objet de nombreuses polémiques, notamment en France, avec la Faculté de Médecine qui a condamné cette pratique pour les médecins dès 1784. Cela n'a pas empêché le magnétisme animal de continuer à se répandre sous diverses formes, certains magnétiseurs continuant à attribuer ses effets au fluide de Mesmer, d'autres les attribuant à la volonté ou à l'imagination du magnétiseur et du magnétisé. Ces derniers sont à l'origine de théories sur l'hypnose développées par des médecins comme James Braid ou Ambroise-Auguste Liébeault. D'autres encore expliquent les phénomènes magnétiques par un contact privilégié avec des « esprits ».

modifierSélection 15

Le Docteur Liébeault debout (à gauche) parmi ses patients dans sa clinique de Nancy en 1873
L'École de Nancy, aussi appelée École de la suggestion, est, avec l'École de la Salpêtrière, l'une des deux grandes écoles ayant contribué à l'« âge d'or » de l'hypnose en France de 1882 à 1892. Cette école est composée du médecin Ambroise-Auguste Liébeault, du professeur de médecine Hippolyte Bernheim, du juriste Jules Liégeois et du médecin Henri Beaunis. La méthode thérapeutique de Liébeault et Bernheim est caractérisée par une hypnose « autoritaire », fondée sur l'usage de suggestions directes du type « Vous commencez à vous sentir très fatigué » ou « Vous commencez à avoir moins mal ».

En 1903, Bernheim considère que l'on ne peut pas distinguer l'hypnose de la suggestibilité et il abandonne progressivement l'hypnose formelle, soutenant que ses effets peuvent tout aussi bien être obtenus à l'état de veille par la suggestion, selon une méthode qu'il désigne du nom de « psychothérapie ». L'École de Nancy a exercé une influence décisive sur le développement de l'hypnose clinique, de la psychologie et de la psychothérapie. Les plus grands cliniciens de l'époque, de Sigmund Freud à Émile Coué en passant par Auguste Forel et Joseph Delbœuf, ont rendu visite à Bernheim et Liébeault pour observer leur travail.

modifierSélection 16

Une Leçon clinique à la Salpêtrière, tableau d'André Brouillet, 1887
L'École de la Salpêtrière, aussi appelée École de Paris, est, avec l'École de Nancy, l'une des deux grandes écoles ayant contribué à l'« âge d'or » de l'hypnose en France de 1882 à 1892. Le chef de file de cette école, le neurologue Jean Martin Charcot, contribue à réhabiliter l'hypnose comme sujet d'étude scientifique en la présentant comme un fait somatique propre à l'hystérie. Charcot utilise également l'hypnose comme méthode d'investigation, pensant mettre ses patientes hystériques dans un « état expérimental » permettant de reproduire et d'interpréter leurs symptômes.

Les travaux de la Salpêtrière introduisent également une nouvelle vision des phénomènes hystériques. Charcot ne considère plus les malades hystériques comme des simulatrices et découvre, à la surprise générale, que l'hystérie n'est pas le privilège des femmes. Enfin, Charcot rattache l'hystérie aux phénomènes de paralysies post-traumatiques, établissant les bases d'une théorie du traumatisme psychique.

Parmi les collaborateurs de Charcot considérés comme les membres de l'École de la Salpêtrière, on compte notamment Joseph Babinski, Paul Richer, Alfred Binet, Charles Féré, Pierre Janet, Georges Gilles de La Tourette, Achille Souques, Jules Cotard, Pierre Marie, Gilbert Ballet, Paul Regnard, Désiré-Magloire Bourneville, Ferdinand Bottey, Paul Brémaud et Amédée Dumontpallier. Les travaux de l'École de la Salpêtrière ont une influence importante sur la plupart des grands cliniciens de l'époque, tels Sigmund Freud, Eugen Bleuler ou Joseph Delbœuf.

Au terme des polémiques qui l'opposent à Hippolyte Bernheim et aux autres membres de l'École de Nancy, Charcot est accusé d'avoir opéré à la manière d'un montreur de foire, dressant ses patientes aux comportements théâtraux qu'il rapporte à l'hypnose. Après sa mort en 1893, la pratique de l'hypnotisme décline dans les milieux médicaux et se voit frappée d'interdit par les fondateurs de la psychologie expérimentale et de la psychanalyse.

modifierSélection 17

Antoine-Denis Chaudet, Œdipe enfant rappelé à la vie par le berger Phorbas qui l'a détaché de l'arbre, 1801.
Le complexe d'Œdipe (prononcé /edip/) (Ödipuskomplex en allemand), parfois contracté dans l'expression « l'Œdipe », est un concept central de la psychanalyse. Théorisé par Sigmund Freud dans sa première topique, il est défini comme le désir inconscient d'entretenir un rapport sexuel avec le parent du sexe opposé (inceste) et celui d'éliminer le parent rival du même sexe (parricide). Ainsi, le fait qu'un garçon tombe amoureux de sa mère et désire tuer son père répond à l'impératif du complexe d'Œdipe.

La légende d'Œdipe qui inspira le drame de Sophocle Œdipe roi, est selon Freud le plus à même de mettre en images le désir universel et inconscient que tout enfant ressent. Pour Georges Politzer « le complexe d'Œdipe n'est ni un « processus » et encore moins un « état », mais un « schéma dramatique » » alors que pour Roger Perron il désigne « le réseau des désirs et des mouvements hostiles dont les objets sont le père et la mère, et des défenses qui s'y opposent » ; il est également la structure centrale du psychisme humain.

La psychanalyse identifie ainsi trois étapes fondamentales de développement psycho-affectif : le stade oral, le stade anal et le stade phallique lors duquel survient chez le garçon, comme chez la fille mais d'une toute autre manière, le complexe d'Œdipe. C'est en effet de 3 à 6 ans environ que le désir libidinal portant sur le parent de sexe opposé apparaît, et que le parent de même sexe est perçu comme un rival. Le complexe connaît ensuite un déclin avec la pré-adolescence : l'enfant affronte le complexe et son désir libidinal se dirige alors vers d'autres objets.

modifierSélection 18

Illustration de la structure des Enfers dans La Divine Comédie de Dante Alighieri, par Sandro Botticelli (1480 ou 1495). Selon Carl Gustav Jung, les enfers représentent dans toutes les cultures l'aspect inquiétant de l'inconscient collectif
L'inconscient collectif est un concept de la psychologie analytique qui s'attache à désigner les fonctionnements humains liés à l'imaginaire et qui sont communs ou partagés quels que soient les époques et les lieux, et qui influencent et conditionnent les représentations individuelles et collectives. Selon le psychiatre suisse Carl Gustav Jung (1875–1961), créateur du concept, l'inconscient collectif constitue « une condition ou une base de la psyché en soi, condition omniprésente, immuable, identique à elle-même en tous lieux ».

Selon Jung, « les instincts et les archétypes constituent l'ensemble de l’inconscient collectif. Je l’appelle « collectif » parce que, au contraire de l’inconscient personnel, il n’est pas fait de contenus individuels plus ou moins uniques ne se reproduisant pas, mais de contenus qui sont universels et qui apparaissent régulièrement ». Jung donne en effet l'épithète de « collectif » à cette partie transpersonnelle de la psyché inconsciente, car ces matériaux se distinguent par leur récurrence d'apparition dans l'histoire humaine et parce qu'ils se manifestent au moyen des archétypes, autre concept central de la psychologie analytique.

Si pour Sigmund Freud, fondateur de la psychanalyse, l'inconscient se caractérise avant tout par le fait qu'il naît du refoulement des pulsions, au contraire, pour Jung, l'inconscient est constitué de tout ce qui n'est pas conscient. Il est inhérent à la réalité et la communication du conscient et de l'inconscient permet le devenir de l'individu.

L'inconscient collectif et le conscient forment par conséquent un « ensemble [qui] constitue la totalité psychique dont nul élément ne peut disparaître sans dommage pour l'individu ». Il a par ailleurs une fonction vitale pour l'homme, notamment parce qu'il exerce une activité compensatrice au Moi. Il est enfin la source du renouveau de l'être, par la compréhension des rêves et le travail de l'individuation. Pour Jung, reconnaître l'existence et l'influence de l'inconscient collectif, c'est reconnaître que « Nous ne sommes pas d'aujourd'hui ni d'hier ; nous sommes d'un âge immense ».

modifierSélection 19

Allégorie alchimique extraite de l'Alchimie de Nicolas Flamel, par le Chevalier Denys Molinier (XVIIIe siècle) et représentant les énergies conscientes et inconscientes se combinant pour guérir la personnalité.
La psychologie analytique (Analytische Psychologie en allemand) est une théorie psychologique élaborée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung à partir de 1913. Créée au départ pour se différencier de la psychanalyse de Sigmund Freud, elle se propose de faire l'investigation de l'inconscient et de l'« âme », c'est-à-dire de la psyché individuelle.

L'histoire de la psychologie analytique est intimement liée à la biographie de Jung. Représentée dans ses débuts par l'« école de Zurich », avec Eugen Bleuler, Franz Riklin, Alphonse Maeder et Jung, la psychologie analytique est d'abord une théorie des complexes psychiques, jusqu'à ce que ce dernier, dès sa rupture avec Freud, en fasse une méthode d'investigation générale des archétypes et de l'inconscient, ainsi qu'une psychothérapie spécifique.

La psychologie analytique, ou « psychologie complexe » (Komplexe Psychologie en allemand), est à l'origine de nombreux développements, en psychologie comme dans d'autres disciplines. Les continuateurs de Jung sont en effet nombreux, et organisés en sociétés nationales dans le monde. Les applications et développements des postulats posés par Jung ont donné naissance à une littérature dense et multidisciplinaire.

La faisant reposer sur une conception objective de la psyché, Jung a établi sa théorie en développant des concepts clés du domaine de la psychologie et de la psychanalyse, tels celui d'« inconscient collectif », d'« archétype » ou de « synchronicité ». Elle se distingue par sa prise en compte des mythes et traditions, révélateurs de la psyché, de toutes les époques et de tous les continents, par le rêve comme élément central de communication avec l'inconscient et par l'existence d'instances psychiques autonomes comme l'anima pour l'homme ou l'animus pour la femme, la persona ou l'ombre, communs aux deux sexes.

modifierSélection 20

Monument en hommage aux victimes du programme Aktion T4 réalisé par Richard Serra à Berlin sur la Tiergartenstraße.
Aktion T4 est le nom donné, après la Seconde Guerre mondiale, à la campagne d'extermination d'adultes handicapés physiques et mentaux par le régime nazi, de à , et qui fait de 70 000 à 80 000 victimes.

Fondée sur un terreau idéologique fertile prônant une politique eugéniste active, antérieure au nazisme mais exacerbée par celui-ci, favorisée par une intense campagne de propagande en faveur de la stérilisation et de l'euthanasie des handicapés, elle est le fruit d'une décision personnelle d'Adolf Hitler ; celui-ci en confie l'exécution à la chancellerie du Führer, dirigée par Philipp Bouhler. Mise en œuvre par des médecins nazis convaincus par les thèses du régime, et du personnel issu de la SS, elle se traduit par des mises à mort à grande échelle au moyen de chambres à gaz spécialement construites à cet effet dans six centres dédiés à ces opérations. Bien que des efforts soient déployés pour garder l'opération secrète, celle-ci devient de plus en plus connue au fil des mois, ce qui suscite des protestations qui contribuent à son arrêt officiel, l'objectif exterminateur que les nazis s'étaient fixé ayant de toute manière été atteint.

Même si l'Aktion T4 cessa officiellement en , l'extermination des handicapés se poursuivit tout au long de la Seconde Guerre mondiale et une partie de ses exécutants participa à la destruction des Juifs d'Europe.

modifierSélection 21

Louis Albert-Lefeuvre, Après le travail, 1885.
Le syndrome d'épuisement professionnel est une maladie caractérisée par un ensemble de signes, de symptômes et de modifications du comportement en milieu professionnel. Des modifications morphologiques, fonctionnelles ou biochimiques de l’organisme du sujet atteint sont observées dans certains cas. Le diagnostic de cet état de fatigue classe cette maladie dans la catégorie des risques psychosociaux professionnels, consécutive à l’exposition à un stress permanent et prolongé. Ce syndrome est nommé burn out syndrome chez les anglophones, d’où l’expression de burnout, et Karōshi (過労死) (littéralement : « mort par la fatigue au travail ») au Japon.

En 1969, le docteur Loretta Bradley est la première à désigner un stress particulier lié au travail sous le terme de burnout. Ce terme est repris en 1974 par le psychanalyste Herbert J. Freudenberger puis par la psychologue Christina Maslach en 1976 dans leurs études des manifestations d’usure professionnelle.

Pour ces premiers observateurs, le syndrome d’épuisement professionnel vise principalement les personnes dont l’activité professionnelle implique un engagement relationnel important comme les travailleurs sociaux, les professions médicales et les enseignants.

L’étude de ces catégories professionnelles a conduit ces chercheurs à considérer les confrontations répétées à la douleur ou à l’échec comme des causes déterminantes dans les cas de manifestation de ce syndrome d’épuisement professionnel. Il est, à l’époque des premières observations, conçu comme un syndrome psychologique spécifique aux professions « aidantes ». Cette notion a prévalu quelque temps et a marqué durablement la conceptualisation du phénomène et l’orientation des premiers travaux de recherche. Mais les connaissances accumulées depuis ces premières observations ont conduit à étendre les risques de manifestations d’un syndrome d’épuisement professionnel à l’ensemble des individus au travail, quelle que soit leur activité.

modifierSélection 22

inscrite dans la structure du cerveau et conditionnant tout schéma de pensée ou de représentation.
L'archétype (prononcé [ar-ké-ti-p']) est un concept appartenant à la psychologie analytique élaborée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung (1875 - 1961) qui le définit comme une « forme de représentation donnée a priori », ou encore comme une « image primordiale » renfermant un thème universel, commun à toutes les cultures humaines mais figuré sous des formes symboliques diverses, et structurant la psyché inconsciente.

L'archétype est pour la psychologie jungienne un processus psychique fondateur des cultures humaines car il renferme les modèles élémentaires de comportements et de représentations issus de l'expérience humaine à toutes les époques de l'histoire, en lien avec un autre concept jungien, celui d'inconscient collectif

Du grec ancien αρχέτυπον arkhêtupon signifiant « modèle primitif », entré dans les langues modernes par l'intermédiaire du latin « archetypum », soit « grandes images », les archétypes apparaissent dans les mythes, mais aussi dans les rêves ; ils y forment des catégories symboliques structurant les cultures et mentalités, et orientant le sujet vers son évolution intérieure, nommée individuation dans la psychologie de Jung. Pour ce dernier, les archétypes sont caractérisés fondamentalement par le fait qu'ils unissent un symbole avec une émotion, ce faisant, ils sont des « potentiels d'énergie psychique » constitutifs de toute activité humaine et orientant la libido. Les archétypes sont ainsi, dans l’espace mental, des dépôts permanents d’expériences continuellement répétées au cours des générations.

modifierSélection 23

Caravage, L’inspiration de saint Mathieu.
L’imagination active est un concept de la psychologie analytique, théorie créée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung. Il s’agit d’une méthode qui permet de donner une forme sensible aux images de l’inconscient et d’élargir ainsi la conscience. Elle consiste ainsi à fixer son attention sur cette émotion, et, plus généralement, sur les fantasmes inconscients portés à la conscience, puis de les laisser se développer librement, sans que la conscience n’interfère. Elle conduit donc à « relier les plans conscients et les plans inconscients » ou à donner vie aux images spontanées.

Selon Elie Humbert, continuateur de Jung, l’imagination active est une « méthode de confrontation avec l’inconscient, élaborée par Jung en 1913. Elle consiste à amener un affect à prendre figure afin que le conscient puisse entrer directement en rapport avec lui. Elle emploie tous les moyens spontanés d’expression : imaginer, peindre, écrire, modeler, jouer, danser, parler etc. Elle ne se contente pas de provoquer l’émergence et ne cherche pas à interpréter. Elle vise à permettre une « explication active » avec les facteurs inconscients et, pour cela, met l’accent sur la nécessité pour le sujet de traiter alors les partenaires imaginaires selon toutes les conditions de la réalité et de se comporter comme dans une situation réelle ». L’imagination active, que Jung nomme au départ la « fonction transcendante », est l’un des piliers théoriques et pratiques de la psychothérapie jungienne, fondée sur la confrontation du sujet avec ses contenus inconscients, dans un dialogue ouvert. Elle devient ainsi « l’expérience solitaire d’un individu libre mis en relation avec lui-même ».

modifierSélection 24

Couverture du premier livre sur le rêve lucide, Les Rêves et les moyens de les diriger, de Léon d'Hervey de Saint-Denys.
Un rêve lucide est un rêve qui se distingue par le fait que le rêveur a conscience d’être en train de rêver. L’utilisation de l’adjectif « lucide » en tant que synonyme de « conscient » a été introduite en 1867 par l’écrivain, sinologue et onirologue français Léon d'Hervey de Saint-Denys, dans son ouvrage Les Rêves et les moyens de les diriger.

La plupart des rêves lucides ont lieu durant la phase de sommeil paradoxal. Ils peuvent survenir fortuitement ou résulter d’un apprentissage. Se savoir rêver offre au rêveur la possibilité d’exercer un contrôle délibéré non seulement sur ses actions mais sur le contenu du rêve et sur son déroulement.

La faculté de reconnaître l’état de rêve durant son sommeil est mentionnée dans les textes bouddhistes au VIIIe siècle après J.-C. En Occident, le rêve lucide a été étudié en laboratoire du sommeil dès la fin des années 1970.

modifierSélection 25

Milton Hyland Erickson, né le à Aurum (Nevada) et mort le à Phoenix (Arizona), est un psychiatre et psychologue américain qui a joué un rôle important dans le renouvellement de l'hypnose clinique et a consacré de nombreux travaux à l'hypnose thérapeutique. Son approche innovante en psychothérapie repose sur la conviction que le patient possède en lui les ressources pour répondre de manière appropriée aux situations qu'il rencontre : il s'agit par conséquent d'utiliser ses compétences et ses possibilités d'adaptation personnelles. Atteint de poliomyélite à l'âge de dix-sept ans, Erickson a été une figure emblématique du « guérisseur blessé », expérimentant sur lui-même, lors de sa rééducation, certains phénomènes qu'il met ensuite en application dans l'hypnose thérapeutique.

Au cours de sa carrière, Erickson a collaboré notamment avec Margaret Mead, Gregory Bateson, Lawrence Kubie, Aldous Huxley, John Weakland, Jay Haley et Ernest Rossi. Il est considéré comme le père des thérapies brèves. Ses travaux ont inspiré plusieurs approches thérapeutiques, dont l'hypnose ericksonienne, la thérapie brève de Palo Alto, la programmation neuro-linguistique et diverses autres techniques de traitement. Parmi ses élèves les plus connus figurent Stephen Gilligan, William O'Hanlon, Stephen Lankton et Jeffrey Zeig.

modifierSélection 26

Alphonse Maeder lors du congrès international de psychanalyse de 1911 à Weimar
Alphonse Maeder (parfois orthographié Alphons Maeder ou Alphonse Mäder), né le 11 septembre 1882 à La Chaux-de-Fonds, en Suisse romande, et mort le à Zurich en Suisse alémanique, est un psychiatre et psychothérapeute suisse affilié à la psychologie analytique. Ses contributions concernent surtout le rêve et sa fonction prospective, mais aussi la relation entre le patient et l'analyste, ainsi que le processus de guérison.

Après ses études de médecine, Maeder devient un pionnier de la psychanalyse. Très proche de Freud au début (ce dernier lui donne en effet la charge de traduire en français les avancées de la psychanalyse), il s'en sépare pourtant en 1913, suivant la conduite de Carl Gustav Jung, duquel il est très proche. En effet, lorsque Maeder formule sa conception d'une « capacité prospective du rêve », dès 1912, Freud le critique sévèrement puis le met en garde contre des dérives mystiques.

Maeder continue ses travaux sur les capacités régulatrice et thérapeutique de la psyché et publie nombre d'ouvrages. Il s'intéresse au symbolisme du rêve, aux capacités d'autoguérison de la psyché, au transfert analytique, à la glossolalie et au lien entre la religion et la psychologie.

modifierSélection 27

Gilbert Lelord (1927-2017), l'un des pionniers de l'étude de l'autisme en France.
L'autisme en France est marqué par un historique témoignant d'une forte influence de la psychanalyse. Avant les premières actions d'intervention et de définition médicale, les personnes autistes — souvent assimilées à des idiots ou, à l'image de Victor de l'Aveyron, des « enfants sauvages » — sont vraisemblablement très marginalisées et victimes de graves violences. Ces premières actions sont mises en place dans les années 1950, notamment par le Pr Roger Misès qui crée les hôpitaux de jour et conçoit la classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent (CFTMEA). L'autisme est popularisé par La Forteresse vide de Bruno Bettelheim, et les conférences qu'il donne en France dans les années 1970. Les premières mesures d'État dans ce domaine sont conduites dans les années 1990, par Simone Veil.

Au début du XXIe siècle, l'approche psychiatrique française — qui assimile l'autisme à une maladie mentale d'origine psychique causée par une mauvaise relation parentale, et préconise un placement en institution spécialisée — est remise en cause par des associations de parents qui saisissent le conseil de l'Europe, en raison de l'exclusion sociale qu'elle entraîne chez ces personnes, et de la culpabilisation des parents par le corps médical. Cela conduit au rattachement de l'autisme au domaine du handicap, ainsi qu'à la mise en place de nouvelles mesures, via quatre « Plans Autisme » dans les années 2000 et 2010. Ils permettent la création d'un Centre Ressources Autisme par région française. L'ancienne classification de l'autisme comme psychose est progressivement abandonnée pour un rapprochement avec la notion de trouble du spectre de l'autisme (TSA), présente dans les classifications internationales, qui prend en compte l'apport des neurosciences et l'évolution des individus dans la société. Les Plans Autisme préconisent la désinstitutionnalisation et une éducation spécialisée adaptée, prévoyant d'augmenter progressivement le taux de scolarisation des enfants, ainsi que l'emploi des adultes. D'après les estimations les plus récentes, 0,7 à 1 % de la population française a un TSA, pour la plupart non-diagnostiqué, entraînant des degrés variables de handicap.

modifierSélection 28

Lacan vu par Pablo Secca
Jacques Lacan, de son nom complet Jacques-Marie Émile Lacan, né le et mort le , est un psychanalyste français.

La thèse de doctorat en psychiatrie qu’il soutient en 1932 reflète en partie l’influence des surréalistes qu’il fréquente. En analyse avec Rudolph Loewenstein, il intègre la Société psychanalytique de Paris (SPP) en 1934 et en est élu membre titulaire en 1938. Ses premières communications concernent son interprétation de l’épreuve du miroir, qui donnent lieu à l’invention du stade du miroir en psychanalyse.

C’est après la Seconde Guerre mondiale que son enseignement de la psychanalyse prend de l’importance. L’aspect polémique de certains de ses thèmes – le retour à Freud, ses idées structuralistes, sa manière d’envisager la cure – conduisent à plusieurs scissions avec la SPP et les instances internationales. Tout en poursuivant ses recherches, Lacan enseigne quasiment jusqu’à sa mort : successivement à l’hôpital Sainte-Anne, à l’École normale supérieure, puis à la Sorbonne.

Figure contestée, Lacan a marqué le paysage intellectuel français et international, tant par les disciples qu’il a suscités que par les rejets qu’il a provoqués.

modifierSélection 29

Michael Lukas Leopold Willmann, Paysage du rêve de Jacob, vers 1691
Le rêve est, au sein de la psychologie analytique, comme de manière générale en psychanalyse, « la voie royale » menant à la compréhension des contenus inconscients. Cependant, pour le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, son interprétation et sa fonction dans la psyché diffèrent de la perspective freudienne.

Jung explique en effet que « la fonction générale des rêves est d'essayer de rétablir notre équilibre psychologique à l'aide d'un matériel onirique qui, d'une façon subtile, reconstitue l'équilibre total de notre psychisme tout entier. C'est ce qu'[il] appelle la fonction complémentaire (ou compensatrice) des rêves dans notre constitution psychique ». En ce sens, le rêve participe du développement de la personnalité, en même temps qu'il lie le sujet au vaste réservoir imaginaire qu'est l'inconscient collectif. Selon l'analyste Thomas B. Kirsch, « Jung considère le rêve comme un phénomène psychique naturel et normal, qui décrit la situation intérieure du rêveur [et en fait un] autoportrait spontané, sous forme symbolique, de l'état présent de son inconscient ».

modifierSélection 30

Richard Dawkins, né le 26 mars 1941 à Nairobi, est un éthologiste britannique, vulgarisateur et théoricien de l’évolution, membre de la Royal Society.

Professeur à l’université d’Oxford, Richard Dawkins est l’un des académiciens britanniques les plus célèbres.

Il acquiert la consécration avec son livre de 1976 intitulé The Selfish Gene (français : Le Gène égoïste), qui popularise la théorie de l’évolution centrée sur les gènes et introduit le terme de « mème ». En 1982, il développe cette théorie dans son ouvrage Phénotype étendu puis publie en 2006 The God Delusion (français : Pour en finir avec Dieu), vendu à plus d’un million d’exemplaires.

Il est reconnu comme un ardent défenseur du rationalisme, de la pensée scientifique et de l’athéisme. Il est aussi l’un des principaux critiques du dessein intelligent, du créationnisme, des religions et des pseudo-sciences dans le monde anglo-saxon.

modifierSélection 31

Le Tribunal de la Sottise de Gérard de Lairesse.
Le rasoir d'Hanlon est une règle de raisonnement permettant d'éliminer des hypothèses. Formulée en 1980 par le programmeur américain Robert J. Hanlon, cette règle s'énonce de la manière suivante :

« Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer ».

L'attribution à Hanlon a été mise en question dans un premier temps, certains auteurs y voyant plutôt une corruption du nom de Robert A. Heinlein, l'auteur d'une considération assez proche. La règle tire son nom du rasoir d'Ockham, qui pose un principe de simplicité, tant au niveau métaphysique, en recommandant de ne pas multiplier les conjectures sur les entités, qu'au niveau méthodologique, en recommandant de ne pas multiplier les hypothèses. Elle revient donc à considérer soit qu'il est plus simple et donc plus plausible de supposer la bêtise plutôt que la malveillance, la première étant plus vraisemblable en général, soit qu'il est inutile d'ajouter la conjecture d'une intention maligne à celle d'un manque de compétence. Cette règle ne caractérise toutefois la bêtise qu'au plan du comportement. D'autres notions, celles de biais cognitif, de principe de charité ou d'effet pervers, permettent d'éviter que l'opposition entre malveillance et bêtise ne devienne un faux dilemme.

modifierSélection 32

Femmes passant un test d'intelligence générale (Allemagne, 1931).
L'intelligence humaine est caractérisée par plusieurs aptitudes, surtout cognitives, qui permettent à l'individu humain d'apprendre, de former des concepts, de comprendre, d'appliquer la logique et la raison. Elle comprend la capacité à reconnaître des tendances, comprendre les idées, planifier, résoudre des problèmes, prendre des décisions, de conserver des informations, et d'utiliser la langue pour communiquer.

En psychologie scientifique, l'intelligence a été très étudiée par la psychométrie qui a donné naissance aux mesures de quotient intellectuel ou QI. Depuis le début du XXe siècle des milliers d'études ont été menées dans le monde, donnant lieu à des méta-analyses de grande ampleur. Ces méta-analyses ont donné naissance au modèle de l'intelligence fluide et cristallisée de Raymond Cattell et John L. Horn dans les années 1960, suivi du modèle à trois strates de John Carroll (1993). Les deux modèles sont combinés dans le modèle de Cattell-Horn-Carroll (CHC), où une faculté générale d'intelligence (facteur g) est prédite par plusieurs fonctions cognitives générales, elles-mêmes mesurées par des fonctions cognitives spécifiques.

Les théories sur l'intelligence et les tests d'intelligence ont des applications très nombreuses en psychopathologie (déficience intellectuelle), éducation (comprendre l'échec scolaire), et orientation scolaire ou professionnelle.

Plusieurs grandes controverses génèrent de nombreuses études scientifiques : les interactions entre la génétique et l'environnement et leur impact sur le développement de l'intelligence ; les différences entre les groupes et entre les générations (effet Flynn) ou encore les relations entre santé physique et santé cognitive (épidémiologie cognitive)...

modifierSélection 33

Par leur style parental, le père et la mère influencent le développement et les performances de leurs enfants.
Le style parental est un concept de la psychologie qui désigne les conduites ou groupes de conduites que les parents utilisent pour élever leur enfant et qui influencent les résultats de l'enfant dans plusieurs domaines.

Plusieurs théories et beaucoup d'opinions ont été avancées sur les meilleurs moyens d'élever des enfants. Les théories sont influencées par les contextes historiques et culturels ainsi que par les idéologies sur l'enfance. Succédant aux écrits de John Locke en au Royaume-Uni, qui prône l'éducation et la discipline raisonnée, et de Jean-Jacques Rousseau qui au contraire condamne l'intervention excessive des adultes dans la vie enfantine, nombre de philosophes, puis éducateurs, médecins psychiatres, psychologues ou journalistes-écrivains ont publié leurs opinions sur les conduites parentales qu'ils pensaient optimales pour le développement de l'enfant.

La psychanalyse, les recherches sur l'attachement, puis les recherches empiriques des premiers psychologues du développement ont mis en évidence des relations systématiques entre l'affection parentale et le contrôle parental, d'une part, et les comportements et réussites ultérieurs des enfants d'autre part. Les travaux de Diana Baumrind, débutés dans les années 1960, et la typologie mise en évidence, complétée par Maccoby et Martin (), sont les plus souvent cités. Selon Baumrind, les parents qui offrent à leurs enfants suffisamment de soutien et d'indépendance tout en faisant preuve d'une certaine fermeté (ou contrôle) de leurs comportements, ont des enfants qui ont de meilleurs résultats dans plusieurs domaines.

modifierSélection 34

À l'adolescence, les relations avec les pairs prennent une grande importance.
La psychologie de l'adolescent, discipline apparentée à la psychologie de l'enfant, a pour objet d'étude les processus de pensée et les comportements de l'adolescent, son développement psychologique et ses problèmes éventuels.

Avec l'entrée dans la puberté, les changements physiques, comme la maturation des organes sexuels, la poussée de croissance et la maturation du cerveau, accompagnent des changements cognitifs, affectifs et sociaux. L'adolescent développe sa capacité à penser de façon abstraite et à raisonner de manière plus efficace et scientifique. Il développe son jugement moral. Les relations avec les pairs prennent une grande importance, accompagnant une indépendance accrue vis-à-vis des parents, et les premières relations amoureuses et expériences sexuelles. L'adolescence est une période de recherche d'identité et de choix d'orientation. La discipline étudie ces changements dans une perspective développementale.

La psychologie de l'adolescence a également pour objet l'étude des comportements à risque – comme la consommation de toxiques (tabagisme, alcool, drogues) ou les rapports sexuels non protégés – et des moyens mis en place pour prévenir ou pour réduire ces comportements. La principale cause de mortalité des adolescents dans le monde est l'accident de la route puis viennent d'autres causes d'origine sociale et comportementale dites évitables, c'est pourquoi la prise de risque est si importante à comprendre et à prévenir chez l'adolescent.

La discipline s'intéresse aussi à...

modifierSélection 35

Madeleine Pelletier
Madeleine Pelletier, née le à Paris et morte le à Épinay-sur-Orge est en 1906 la première femme médecin diplômée en psychiatrie en France. Elle est également connue pour ses multiples engagements politiques et philosophiques et fait partie des féministes les plus engagées au regard de la majorité des féministes françaises du XXe siècle.

Elle interrompt très jeune ses études et fréquente dans son adolescence les groupes socialistes et anarchistes qui forment les idées qui restent les siennes jusqu'à sa mort. À vingt ans, elle décide de reprendre ses études malgré sa pauvreté, et parvient à devenir médecin. Cette réussite sociale ne la satisfait cependant pas et elle multiplie ses engagements dans la société. En 1906, elle est initiée franc-maçonne, est choisie comme présidente d'une association féministe et devient membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). Au sein de la franc-maçonnerie comme à la SFIO, elle cherche à faire avancer la cause des femmes. Ses prises de position lui valent de fortes inimitiés au sein même de sa famille politique ou dans les rangs de la franc-maçonnerie. Les tentatives de mise à l'écart dans ces deux groupes l'incitent à se rapprocher des mouvements anarchistes et à changer de loge maçonnique.

En 1917, elle s'enthousiasme pour la révolution d'Octobre en Russie et entreprend un voyage plein d'espérance pour admirer la réalisation de son idéal. Toutefois, la situation catastrophique du pays la fait déchanter, bien qu'elle conserve toujours la foi dans l'« idéal communiste ». Rentrée en France, elle reprend la lutte pour une société communiste avec des libertaires. Elle combat aussi la montée du fascisme sans cesser son combat féministe.

Pour faire connaître ses idées, elle écrit de nombreux articles, publie des essais, des romans et des pièces de théâtre. Cet activisme est brisé en 1937...

modifierSélection 36

Elisabeth Loftus, en 2011.
Elizabeth F. Loftus, née Elizabeth Fishman le 16 octobre 1944 à Los Angeles, est une psychologue cognitiviste américaine, spécialiste de la mémoire humaine. Elle a mené d'abondantes recherches sur la malléabilité des souvenirs. Loftus est surtout connue pour son travail pionnier sur l'effet de désinformation sur les souvenirs et les témoignages, y compris des souvenirs retrouvés d'abus sexuel durant l'enfance. En plus de son travail prolifique en laboratoire, Loftus s'est beaucoup impliquée dans la sensibilisation du personnel judiciaire aux résultats de ses recherches. Elle a été consultée ou a fourni des témoignages en tant qu'expert sur des centaines de dossiers. Elle est reconnue dans le monde entier pour son travail et a reçu de nombreux prix et titres honorifiques. En 2002, Loftus est classée 58e sur la liste des 100 chercheurs en psychologie les plus influents du 20e siècle de la Revue de psychologie générale (US) et la première femme de ce classement.

modifierSélection 37

Le niveau de politisation des parents exerce une influence conséquente sur la transmission de l'identité politique aux enfants.
L'identité politique est une forme d'identité sociale marquant l'appartenance à certains groupes ayant en commun une lutte pour une certaine forme de pouvoir. Cela peut recouvrir une identification à un parti politique mais concerne également les prises de position relatives à des questions politiques spécifiques, aux positions par rapport au nationalisme, aux relations interethniques ou à des axes idéologiques plus abstraits.

Les identités politiques se développent chez les individus et évoluent au fil du temps. À ce titre, de nombreuses recherches se sont intéressées à l'influence parentale dans l'identification politique des individus. Outre cette socialisation à la politique par la famille, l'influence sur ces types d'identité de facteurs personnels comme la génétique ou certains traits de personnalité a également fait l'objet de nombreux débats.

Au cours de leur vie et des expériences, certains individus sont amenés à prendre des trajectoires politiques particulières et parfois à changer d'identification politique. Le militantisme et la radicalisation sont deux formes et expressions que peuvent prendre les identités politiques.

Hormis les influences familiales et personnelles, certains facteurs plus généraux peuvent également avoir un impact sur l'identité politique d'un individu...

modifierSélection 38

La dysharmonie psychotique est un diagnostic médical (plus précisément une entité nosographique) en pédopsychiatrie, défini en France en 1966, réservé à des enfants et adolescents ayant un développement « dysharmonique et hétérogène » sans handicap mental. Le nom de dysharmonie évolutive est quant à lui employé pour les enfants ou adolescents qui ne présentent pas de fonctionnement psychotique ou névrotique organisé de façon régulière. L'un des aspects centraux des dysharmonies est la réversibilité potentielle de ce trouble au cours du développement de l'enfant. L'appellation de « dysharmonie psychotique » (DP) ne fait pas consensus parmi les spécialistes...

modifierSélection 39

Portrait de Burrhus Frederic Skinner.
Burrhus Frederic Skinner est un psychologue et un penseur américain. Penseur influent du behaviorisme (notamment du « behaviorisme radical »), il a été fortement influencé par les travaux d'Ivan Pavlov et ceux du premier comportementaliste John Watson.

Il a été élu par ses pairs comme l'un des psychologues les plus importants du XXe siècle et aussi comme l'un des scientifiques les plus influents de ce siècle...

modifierSélection 40

Eleanor Emmons Maccoby, née le , à Tacoma, est une psychologue américaine et professeure de psychologie du développement. Elle est connue pour ses travaux de recherche dans le domaine de l'enfance et de la famille en psychologie. Elle est spécialisée dans le domaine de la différences des sexes et du genre, les relations parent-enfant, la psychologie de l'enfant et le développement social du point de vue de l'enfant.

Elle a obtenu son master et son doctorat à l'université du Michigan. Elle a préparé sa thèse doctorale dans le laboratoire de Skinner, à Harvard, avant de s'orienter vers la psychologie de développement. Elle a effectué sa carrière universitaire et ses travaux de recherche à l'université Stanford, où elle a occupé la chaire « Barbara Kimball Browning Professor ». Son ouvrage le plus connu est The Development of Sex Differences (1966). Elle a obtenu plusieurs prix, notamment, en 2000, elle est lauréate du prix qui porte son nom, le Maccoby Award, de l'Association américaine de psychologie...

modifierSélection 41

Eleanor Gibson (1993)
Eleanor Jack Gibson, née le à Peoria (Illinois), et morte le , est une psychologue américaine et professeure de psychologie, qui s'est intéressée à l'apprentissage de la lecture et de perception de l'apprentissage chez les nourrissons et les tout-petits.

Sa contribution la mieux connue à la psychologie est le « Visual Cliff », qui étudie la perception de la profondeur et de déficiences visuelles ou motrices à la fois de l'homme et des espèces animales. Cela a conduit à une nouvelle compréhension du développement perceptif chez les bébés. L'environnement fournit de l'information pour le système sensoriel de développer avec l'augmentation de stimuli, de sorte que le développement perceptif correspond à des stimuli environnementaux. Les nourrissons se développent à partir de l'adaptation à leur environnement.

Une enquête de la Review of General Psychology de 2002, concernant les 100 psychologues les plus éminents du XXe siècle la classe à la 74e place, ex-aequo avec Paul E. Meehl...

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