Montpellier

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Montpellier
La place de la Comédie.
La place de la Comédie.
Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Languedoc-Roussillon (préfecture)
Département Hérault (préfecture)
Arrondissement Montpellier (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de dix cantons
Code commune 34172
Code postal 34000, 34070, 34080, 34090
Maire
Mandat en cours
Hélène Mandroux
2008 - 2014
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Site web www.montpellier.fr
Démographie
Population 255 080 hab. (2009)
Densité 4 485 hab./km2
Aire urbaine 536 592 hab. (2008)
Gentilé Montpelliérains
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 43″ N 3° 52′ 38″ E / 43.6119444444444, 3.8772222222222243° 36′ 43″ Nord
       3° 52′ 38″ Est
/ 43.6119444444444, 3.87722222222222
Altitudes mini. 8[1] m — maxi. 119[2] m
Superficie 56,88 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Montpellier (en occitan Montpelhièr) est une ville du sud de la France, chef-lieu du département de l’Hérault et de la région Languedoc-Roussillon. Montpellier se situe sur un grand axe de communication joignant l'Espagne à l'ouest, à l'Italie à l'est. Proche de la mer Méditerranée (7,1 km), cette ville a comme proches voisines : Béziers à 69 km au sud-ouest[3] et Nîmes à 52 km au nord-est[3].

Les habitants de Montpellier sont appelés les Montpelliérains et les Montpelliéraines et leur surnom est clapassièrs ou clapassencs.

La commune compte 255 080 habitants au recensement de 2009 et son agglomération 383 972 habitants[4] en 2008, dans la nouvelle délimitation de 2010. Elle est donc la huitième commune la plus peuplée de France et son agglomération (unité urbaine au sens de l'Insee) est la quinzième du pays par population. La communauté d'agglomération de Montpellier comptait, quant à elle, 409 113 habitants en 2008, selon les chiffres de l'Insee[5]. Montpellier est au centre d'une aire urbaine de 536 592 habitants[6], ce qui montre son influence sur le territoire : elle se classe ainsi au quinzième rang national.

Toponymie

Le nom actuel de Montpellier vient du mot en latin Montepestelario tel qu'il apparaît dans un acte conservé aux archives municipales de Montpellier. Il s’agit de l'acte de donation de ce mont, situé entre Lez et Mosson, par le comte et la comtesse de Mauguio, à Guilhem Ier de Montpellier, en 985, date où déjà quelques mas de cultivateurs sommairement implantés y formaient une manse.

Cette donation sera d'ailleurs l'acte fondateur de la dynastie des Guilhem.

En occitan la ville s'appelle Montpelhièr, mais est surnommée Clapas ou Lo Clapàs. C'est pourquoi les Montpelliérains sont parfois surnommés clapassiencs ou clapassièrs.

Géographie

Montpellier est la huitième commune de France par sa population intra-muros et également la plus peuplée du Languedoc-Roussillon et de l'Hérault. Parmi ces huit villes, Montpellier est la ville qui enregistre en pourcentage la plus forte croissance démographique (source : Insee 2009).

Situation

L'opéra Comédie

La ville se situe à 12 km de la mer Méditerranée (Palavas-les-Flots) par voie express et à 75 km du Mont Aigoual (1 567 m), situé dans le département du Gard (station de ski de Prat Peyrot). Montpellier est à 75 km d'Alès, 52 km de Nîmes (Gard), 30 km de Sète, 69 km de Béziers[7], 168 km de Marseille (Bouches-du-Rhône), 248 km de Toulouse (Haute-Garonne) ou encore à 350 km environ de Barcelone. Elle est également à 750 km de Paris.

Aujourd'hui huitième ville de France par sa population intra-muros et troisième ville française de l'axe méditerranéen (après Marseille et Nice), elle est l'une des rares villes de plus de 100 000 habitants dont la population a augmenté de façon ininterrompue depuis une cinquantaine d'années. Elle a plus que doublé sur cette période pour atteindre 255 080 habitants au 1er janvier 2009 selon le recensement de l'INSEE. Avec 55 000 étudiants, c'est également la seconde ville universitaire de France après Poitiers en considérant la proportion d'étudiants à la population totale (21 %).

Montpellier vu par le satellite Spot

Montpellier est proche de la mer Méditerranée (12 km). Culminant à 57 m à la place du Peyrou (ancienne place Royale où trône la statue de Louis XIV), la ville a commencé à se développer sur deux collines : Montpellier et Montpellieret, certaines rues sont à forte dénivellation. Elle est surnommée : Lo Clapàs, « le tas de pierres » en occitan, en raison de son matériau de base, la pierre de Castries, qui est un calcaire coquillier, blanc crème à l'origine mais qui adopte une patine dorée en vieillissant. Le territoire actuel s'étend jusqu'à des collines qui dominent l'ancienne ville : le Lunaret, Montmaur et le Plan-des-Quatre-Seigneurs au nord, les quartiers de La Paillade et de la Mosson et les Hauts-de-Massane au nord-ouest, culminant à près de 110 mètres d'altitude[2] au château d'eau de la Paillade contre 57 m aux Jardins du Peyrou.

Montpellier est située entre deux cours d'eau : le Lez à l'est et la Mosson à l'ouest. Son paysage est surtout marqué par le pic Saint-Loup (658 m), situé à 25 kilomètres au nord de la ville et visible depuis la promenade du Peyrou ainsi que de la terrasse du toit du Corum au bout des allées de l'Esplanade.

Montpellier s'étend en direction du rivage maritime avec la création de nouveaux quartiers à l'est puis au sud du centre-ville (successivement Antigone, Richter puis Port Marianne), et sous l'impulsion de Georges Frêche, qui a déclaré en 1977 vouloir faire de Montpellier « la façade maritime entre Gênes et Barcelone ».

Le territoire communal s'étend sur une superficie de 5 688 hectares, soit la 724e commune de France par sa superficie (sur 36 682)[8]. Bien qu'elle ne soit pas la commune la plus étendue de la région ni du département, la superficie est néanmoins plus importante que Lyon (4 787 ha), Lille (3 483 ha) ou Bordeaux (4 936 ha). Le territoire communal est urbanisé environ aux trois cinquièmes, mais cette urbanisation est en forte croissance. Le reste du territoire communal est composé d'espaces verts, d'espaces naturels protégés (rives du Lez, réserve zoologique du Lunaret et bois de Montmaur) et de zones agricoles. Environ 180 hectares de terrains sont encore à dominante agricole, principalement plantés en vignes. Ses principales localisations sont à l'est (Montaubérou, Valédeau, Flaugergues), au sud de l'autoroute A9 (Méjanelle, Mogère, Première écluse), au nord (Plan des 4 seigneurs, Domaine de La Valette), à l'extrême sud (Petit Grès) et à l'ouest (Château-Bon, Bionne, Rieucoulon).

Communes limitrophes

Grabels Montferrier-sur-Lez

Saint-Clément-de-Rivière

Clapiers

Castelnau-le-Lez


Juvignac Montpellier Saint-Aunès


Saint-Jean-de-Védas Lattes Mauguio

Climat

Tableau comparatif des données climatiques de Montpellier[9]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Montpellier 2 686 699 2 23 19
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Relevé météorologique de Montpellier - Fréjorgues (34) - altitude 3m
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,2 3,3 4,9 7,8 11,2 14,6 17,1 16,7 14,2 10,6 5,9 2,8 9,3
Température moyenne (°C) 6,6 7,8 9,8 12,6 16,1 19,9 22,8 22,2 19,4 15,4 10,3 7,2 14,2
Température maximale moyenne (°C) 11,1 12,4 14,7 17,5 21,1 25,3 28,4 27,7 24,7 20,2 14,7 11,7 19,1
Ensoleillement (h) 147 153 208 230 271 310 350 310 237 187 146 137 2 686
Humidité relative (%) 75 73 68 68 70 66 63 66 72 77 75 76 70,75
Précipitations (mm) 72,3 72,3 55 54,9 52,1 33 20 41,7 62,3 109,5 62,8 63,3 699,2
Nombre de jours avec pluie 6,7 5,4 5,7 5,9 5,2 3,7 2,4 3,5 3,9 6,5 4,8 5,5 59,2
Nombre de jours d'orage 0,5 0,3 0,7 1,6 2,5 2,9 3,2 3,9 2,9 2,9 1 0,7 23,1
Nombre de jours avec neige 0,6 0,7 0,3 0 0 0 0 0 0 0 0,1 0,7 2,4
Nombre de jours avec gel 9,9 6,9 3,1 0,1 0 0 0 0 0 0 3,1 8,5 31,6
Nombre de jours avec brouillard 1,4 1,3 1,8 0,9 1,1 0,9 1,4 1,6 2,8 2,2 1,6 1,8 18,8
Record de froid (°C)
(année du record)
-11,8
(1985)
-17,8
(1963)
-9,6
(1971)
-1,7
(1970)
0,6
(1967)
5,4
(1956)
8,4
(1962)
8,2
(1955)
3,8
(1972)
-0,7
(1974)
-5,0
(1985)
-12,4
(1962)
-17,8
Record de chaleur (°C)
(année du record)
21,2
(2002)
22,5
(2012)
27,4
(1997)
30,4
(2011)
35,1
(2006)
37,2
(2003)
37,5
(1990)
36,8
(1987)
36,3
(1983)
31,8
(1997)
27,1
(1970)
22
(1961)
37,5
Record de pluie en 24 h (mm)
(année du record)
115,0
(1979)
55,4
(1967)
120,2
(1971)
68,4
(1980)
120,1
(1968)
150,2
(1968)
57,0
(1982)
79,8
(1964)
177,2
(1968)
148,1
(1979)
143,4
(1963)
89,7
(1962)
177,2
Record de vent (km/h)
(année du record)
101
(1981)
130
(1984)
115
(1982)
101
(1986)
86
(1985)
86
(1994)
101
(1986)
86
(1985)
133
(1992)
119
(1987)
126
(1982)
104
(1984)
133
Source : Le climat à Montpellier-Frejorgues (en °C et mm, moyennes mensuelles 1961/1990 et records depuis 1960)
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11.1
2.2
72.3
 
 
 
12.4
3.3
72.3
 
 
 
14.7
4.9
55
 
 
 
17.5
7.8
54.9
 
 
 
21.1
11.2
52.1
 
 
 
25.3
14.6
33
 
 
 
28.4
17.1
20
 
 
 
27.7
16.7
41.7
 
 
 
24.7
14.2
62.3
 
 
 
20.2
10.6
109.5
 
 
 
14.7
5.9
62.8
 
 
 
11.7
2.8
63.3
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Le climat de Montpellier est typiquement méditerranéen.

Il en découle des jours de précipitations peu nombreux mais des averses parfois violentes, notamment en automne de septembre à décembre lors de ce que l'on appelle un épisode cévenol, causant fréquemment des inondations dans les points bas de la ville (en moyenne, 2 à 3 épisodes méditerranéens par an). Au contraire, l'été est souvent très sec, avec seulement quelques précipitations en août liées aux orages.

Le taux d'ensoleillement journalier moyen est de 7 h 22, largement supérieur à la moyenne française de 4 h 46[10]. En outre, relativement "protégée" du Mistral et de la Tramontane par l'avancée des reliefs cévenols, Montpellier est la ville la moins ventée du golfe du Lion. De plus, la proximité de la mer favorise l'installation de la brise marine qui tempère les excès thermiques en été.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Montpellier.

Lors de la construction de la ligne 2 du tramway de Montpellier, une fouille a été réalisée rue de la Fontaine-du-Pila. Les archéologues ont découvert que ce lieu avait été occupé il y a 11 500 ans par des humains au bord du Verdanson. Des chasseurs y avaient installés leur campement[11].

Débuts de la ville au Moyen Âge

La Tour des Pins, un des derniers vestiges (avec la tour de la Babote) de la "Commune Clôture", enceinte fortifiée qui enserrait la ville au Moyen Âge, construite dès 1196
La maison Justin Boch sur la place Saint Côme
La place de la Comédie vide, au matin.


C'est en 985, dans une donation du comté de Melgueil, qu'apparaît pour la première fois le nom de Montpellier. Le 26 novembre 985, le comte Bernard de Melgueil (Mauguio) octroie au chevalier Guilhem en échange de son dévouement l'ancien territoire situé entre l'antique Voie Domitienne, le Lez et La Mosson. Ses héritiers construiront sur leur nouveau fief un véritable bourg fortifié, doté d'un château et d'une chapelle qui deviendra la ville de Montpellier.

Bien plus jeune que ses voisines de la région comme Nîmes, Narbonne, Béziers ou Carcassonne, existant à l'époque romaine, Montpellier n'est née qu'au cours du XIe siècle. Située entre l'Espagne et l'Italie, proche de la Via Domitia et du port romain de Lattes, la ville connaît rapidement un important développement économique et culturel, attirant doreurs, orfèvres, drapiers et changeurs. Elle devient ainsi un centre d'échanges entre le nord de l'Europe, l'Espagne et le bassin méditerranéen. En effet, via des canaux et le Lez, elle est reliée par les eaux à Lattes et la mer, mais aussi à Aigues-Mortes dans le courant du XIIIe siècle, ce qui lui permet de devenir une importante ville marchande à partir du XIIe siècle. La ville n'avait que deux ports fluviaux, l'un à Montpellier même, le Port Juvénal (qui était situé au niveau de l'Hôtel de Région), l'autre à Lattes à l'emplacement de l'actuel Port Ariane. Montpellier était essentielle dans le commerce des épices au sein du Royaume de France, ce qui permit aux Montpelliérains d'acquérir une connaissance particulière des plantes et épices venant essentiellement d'Orient, d'Extrême-Orient et même d'Afrique. La ville était le principal port d'entrée des épices dans le royaume de France, les autres ports côtiers du Languedoc étant moins importants, et Marseille faisant alors partie du comté de Provence était placé sous l'autorité du royaume de Bourgogne et du Saint Empire.

L'église principale Notre-Dame-des-Tables constitue une étape renommée pour les pèlerins partant vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Cet afflux de pèlerins provoque la naissance et l'extension d'institutions charitables et hospitalières. Des médecins juifs et arabes chassés d'Espagne se retrouvent à l'École de Médecine de Montpellier, faculté fondée en 1220 par le cardinal Conrad, légat du pape Honorius III. Montpellier était en effet très cosmopolite déjà au XIIe siècle. En 1160, Benjamin de Tudèle qui visite le sud de la France, note que la ville est « fort fréquentée par toutes les nations, tant chrétiennes que mahométanes et qu'on y trouve des négociants venants notamment du pays des Algarbes (Al Andalus et le Maghreb) de toute l'Égypte et de la terre d'Israël ». De plus des tombes juives et musulmanes témoignent de cette présence. Une stèle découverte à Aniane datant du XIIe siècle, porte notamment le nom du défunt, un certain Ibn Ayyûb, jeune tâlib (étudiant en religion), une des branches des études théologiques et juridiques que proposait l'université de Montpellier à l'époque[12].

La renommée de son université de médecine, probablement la deuxième plus ancienne d'Europe après celle de Salerne en Campanie, est déjà immense à la fin du XIIIe siècle, grâce à la valeur cosmopolite de la ville qui accueillait des savants de toutes les confessions.

Guilhem VIII meurt le 9 novembre 1202, sans avoir réussi à faire légitimer par le Pape Innocent III son second mariage avec Agnès de Castille. Il a donc pour seule héritière légitime la fille issue de son premier mariage avec Eudoxie Comnène, Marie. Il charge pourtant certains magistrats de la ville d'assurer la régence en attendant que son jeune fils Guilhem, issu de son mariage avec Agnès de Castille, soit en âge de lui succéder. Cette situation dure jusqu'au début de l'année 1204. C'est alors que se produit, dans des circonstances assez obscures, une rupture majeure dans l'histoire de la ville.

Dans les premiers mois de l’année, sans que l’on en connaisse vraiment les raisons ni les circonstances, une révolte éclata, aboutissant à l’expulsion du parti d’Agnès de Castille. Pierre II d'Aragon était présent lors de la cérémonie d'abdication de Guilhem IX au profit de Marie de Montpellier, il est donc probable qu'il ait exercé des pressions politiques. L'Aragon a cherché tout au long du XIIe siècle à prendre possession de la Provence et du Languedoc, en concurrence avec les comtes de Toulouse, pour constituer un État puissant sur la Méditerranée. Des notables de la ville reconnurent Marie comme seigneur légitime de la ville. Mais le mariage était indispensable selon la logique de l’époque, qui ne reconnaissait jamais officiellement de véritable autorité aux femmes, et un mariage fut rapidement organisé entre l'héritière de la seigneurie et Pierre II d'Aragon (1176-1213), homme dynamique et roi d’un pays en plein essor. Celui-ci n’hésita bien évidemment pas une seconde. Le mariage eut lieu le 15 juin 1204 dans l’église originelle rebaptisée Notre-Dame des Tables et, à cette occasion, les Montpelliérains obtinrent l’autorisation de préparer un recueil de leurs droits, coutumes et privilèges. Ce texte fut présenté au couple le 15 août 1204, et approuvé par le nouveau seigneur de Montpellier. On l’appelle la Grande Charte (Magna Carta), et c’est le document qui fonde le gouvernement communal de Montpellier. C'est donc un document majeur pour la ville.

C'est sous la souveraineté des rois d'Aragon puis de Majorque que la ville connaît de 1204 à 1349 son apogée. Jacques Ier, fils de Pierre II et de Marie, natif de Montpellier, considère la ville comme « la meilleure ville de l'univers », et y entretient une cour brillante. Il nomme, en 1262, comme lieutenant-gouverneur de la ville le seigneur Guillaume de Roquefeuil. Sous l'administration municipale du consulat, la ville se développe prodigieusement : elle s'enrichit beaucoup grâce au commerce méditerranéen et notamment la vente de draps écarlates et d'épices, et sa population quadruple. La ville devient une des plus peuplées du royaume de France avec Toulouse et Rouen.

Dès cette époque, aux XIIe et XIIIe siècles, Montpellier était connue et reconnue pour son savoir-faire dans les produits culinaires composés d'épices. Montpellier s'est, très tôt, spécialisée dans la réalisation de produits à très haute valeur ajoutée. La rareté et le coût élevé que représentent les épices en font un objet de choix pour diverses compositions dont Montpellier deviendra la ville experte. Parmi ceux-ci, un vin était particulièrement prisé : le Garhiofilatum. Il s'agit d'un vin élevé avec des épices rares venant du bout du monde. La renommée de ce savoir-faire était telle que ce vin s'est exporté jusqu'en Angleterre, où le roi Henri III notamment le demandait pour ses réceptions royales. En des temps où les transports étaient longs, coûteux et dangereux, seuls des produits de grande qualité faisaient l'objet de telles demandes. Au XIVe siècle encore, les rois de France et les Papes d'Avignon appréciaient beaucoup les vins de Montpellier, bien plus réputés que ceux des côtes du Rhône qui à l'époque étaient médiocres.

Jacques Ier ayant résolu de partager ses États entre ses deux fils Pierre et Jacques, la Seigneurie de Montpellier devint possession de Jacques II, Roi de Majorque et Comte de Roussillon, en 1276. La ville restera sous tutelle du royaume de Majorque jusqu'en 1349, date à laquelle Jacques III de Majorque, ruiné, la vendit à Philippe VI de Valois.

En 1289, les Écoles de Médecine et de Droit de Montpellier, réputées comme centres d'érudition ouverts aux pensées juive et arabe, se voient accorder le statut officiel d'Universités par le pape Nicolas IV. C'est une consécration pour les centres d'enseignement et de savoir de la ville : désormais les diplômes montpelliérains sont reconnus dans toute la Chrétienté.

La période de prospérité de la ville s'achève au cours de la seconde moitié du XIVe siècle : la grande peste touche de plein fouet la ville comme le reste de l'Europe, décimant à plusieurs reprises environ un tiers de la population; à la fin du siècle Montpellier n'est plus que l'ombre d'elle-même, comme en témoigne Pétrarque, qui y passe dans les années 1360 et est horrifié par le changement qu'il découvre dans une ville qu'il avait beaucoup apprécié.

De la Renaissance aux guerres de religion

La Citadelle de Montpellier (actuel Lycée Joffre)
L'esplanade du Peyrou par Charles Auguste Daviler.

Au XVe siècle, la ville se redresse économiquement grâce à l'activité du port voisin de Lattes et au génie mercantile de Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles VII. Ce dernier aussi séjourna à Montpellier, en mars 1436, pour cet objectif[13]. Louis XI, quant à lui, ordonna la création d'une Cour des aides à Montpellier, par ses lettres patentes le 12 septembre 1467[14]. La Faculté de Médecine de Montpellier bénéficie même, en 1593, de la création d'un Jardin des Plantes, aujourd'hui le plus ancien de France.

Après que le siège épiscopal de Maguelone a été supprimé en 1536, il s'établit à Montpellier. La cathédrale Saint-Pierre est alors construite sur le site de l'église du monastère Saint-Benoît, fondée en 1364. De l’ancien édifice gothique consacré par Urbain V, pape d’Avignon, ne subsistent que le massif de façade et les deux tours-clochers. Son plan est inspiré du modèle méridional, et des influences avignonnaises sont manifestes, notamment dans la forme et la sobriété des arcs et des supports des colonnes.

Au XVIe siècle, la Réforme protestante gagne beaucoup d'adhérents et Montpellier devient un bastion du protestantisme et de la résistance à la couronne catholique française. Un des plus beaux temples de l'époque est construit (à l'emplacement de la préfecture actuelle). Mais au cours des décennies suivantes, les guerres de religion entraînent la destruction quasi totale de tous les édifices catholiques situés à l'intérieur des murailles de la ville. La cathédrale Saint-Pierre est la seule à ne pas être détruite, même si elle en souffre durablement.

En 1572-1576, la ville bénéficie de l’alliance des protestants du Languedoc avec le gouverneur Montmorency-Damville, catholique conciliant. Mais la trahison de ce dernier, qui s’allie au roi en 1576, provoque le soulèvement de la ville qui rejette son autorité. François de Châtillon la défend contre le long siège du gouverneur du Languedoc. Il commence par raser la citadelle. Quand la situation devient difficile, il fait une sortie, parcourt les Cévennes et va jusqu’à Bergerac pour recruter des renforts, et réussit à les ramener dans la ville[15].

En 1598, l'édit de Nantes désigne Montpellier comme une des places fortes où le culte protestant est reconnus. S'ensuivent une vingtaine d'années de calme, rompues lors d'une dernière guerre de religion. En 1622, Louis XIII dirige le siège de la ville rebelle, qui capitule au terme d'un pilonnage intense de deux mois. L'autorité du roi est rétablie et est symbolisée par la construction d'une puissante citadelle (Lycée Joffre actuel). C'est aussi le retour de la domination catholique définitivement assurée par l'édit de Fontainebleau de 1685, par la destruction de tous les temples protestants et le bannissement des pasteurs. Depuis, la ville est restée majoritairement catholique, mais comme toutes les autres villes de la région elle englobe d'une forte minorité protestante (et aussi, plus récemment, musulmane).

XVIIe et XVIIIe siècles

L'Arc de triomphe, façade ouest

Une fois achevée la pacification de Montpellier, la noblesse, fière de son nouveau statut, fait construire de nombreux hôtels particuliers, particulièrement élégants et dont l’architecture est très caractéristique du centre historique. L’un des plus beaux, l’hôtel de Guidais, peut être admiré à l’angle ouest de la promenade du Peyrou. Propriété de la famille Molinier, il n’a pas été subdivisé. Il fut la résidence de l’avant-dernier Grand Maître de l’ordre de Malte, Hompech, qui y mourut. Le magnifique jardin et la maison typique du classicisme languedocien peuvent être visités.

La place de la Comédie et l’Arc de triomphe-Esplanade du Peyrou datent du XVIIe siècle (architecte Augustin-Charles d'Aviler). C’est aussi le cas de la place Jean Jaurès, construite sur le site de l’ancienne église Notre-Dame des Tables, détruite au cours des guerres de religion, et de la promenade royale du Peyrou construite sur ordre de Louis XIV et en son honneur, à l’extérieur des fortifications. Pour alimenter la ville et ses jardins, un aqueduc, dénommé « Les Arceaux », achemine l’eau depuis Saint-Clément-de-Rivière. Élaboré au milieu du XVIIIe siècle par les ingénieurs Clapier et Henri Pitot, inauguré et mis en service le 7 décembre 1765, il aboutit au superbe château d’eau qui domine l’esplanade du Peyrou (architecte : Jean-Antoine Giral).

Jusqu’à la Révolution française, Montpellier est le siège des États de Languedoc.

Au XIXe siècle

Musée Fabre - Le bâtiment et l'entrée principale (ancien collège des Jésuites)
La rue Foch, une rue typiquement "hausmannienne", qui fut percée à la fin du Second Empire

Le développement de la viticulture au XIXe siècle favorise la constitution de fortunes et se traduit par une métamorphose urbaine considérable.

La sensibilité au développement culturel suit aussi avec la création du musée Fabre, principal musée d'art de Montpellier, fondé par le maire, le marquis de Dax d'Axat (1767-1847), premier président de la Société des Beaux-Arts, et le baron Fabre (1766-1837). Il ouvre au public en 1828 dans l'hôtel de Massilian, hôtel particulier du XVIIIe siècle, situé à l'est de l'Écusson, le centre historique de Montpellier, et donnant sur l'Esplanade, à proximité immédiate de la Place de la Comédie, à la suite d'une donation de ce dernier, François-Xavier Fabre (1766-1837), peintre et collectionneur, faite à la ville de Montpellier et acceptée par le maire en janvier 1825, après une délibération spécifique menée sur ce sujet par le conseil municipal. Le marquis de Dax d'Axat, maire, tint à faire entrer Fabre au conseil municipal en 1828, alors qu'il était devenu la même année baron, par lettres patentes du roi Charles X et Officier de la Légion d'honneur[16].

L'édification du Palais de Justice et de la préfecture le long de la percée de la rue Foch, des églises Sainte-Anne (dont la flèche du clocher néo-roman atteint 69 mètres et permet, aujourd'hui encore, de repérer la ville de loin) et Saint-Roch, de la gare, la reconstruction du théâtre après l'incendie de 1881 par Cassien Bernard, élève de Charles Garnier, et le réaménagement total de la place de la Comédie par la même occasion, bordée d'immeubles et de grands magasins haussmanniens en sont les parfaits exemples.

S'inspirant des travaux du baron Haussmann à Paris, des travaux sont effectués sous l'impulsion du maire, Jules Pagézy, pour créer de larges avenues au sein de l'Écusson et doter la ville de nouveaux bâtiments administratifs parfois monumentaux (par exemple le palais de justice et la préfecture). Si les travaux sont inachevés, on leur doit malgré tout la rue Foch (ancienne "voie impériale" reliant la préfecture à la promenade du Peyrou via l'arc de triomphe), la rue de la Loge bordée par les halles métalliques Castellane de type Baltard (inaugurées dès 1855) qui débouche sur la célèbre place de la Comédie dont l'actuel Grand Théâtre, à l'architecture et aux décors très "Second Empire" fut inauguré en 1888 en remplacement de l'ancien théâtre XVIIIe de Jacques Philippe Mareschal incendié en 1881 (à voir, notamment, le riche foyer et la salle de spectacles à l'italienne ; cet intérieur, très représentatif des arts décoratifs des années 1880 et remarquable de qualité, mérite cependant une importante restauration). Citons encore la rue de la République et la rue Maguelone qui donnent accès à la gare et sa colonnade (1844) donnant sur le square Planchon dominé par le grand temple protestant. La ville s'étend ensuite vers ses faubourgs (Courreau, Saunerie, Figuerolles, Boutonnet, Saint-Jaumes) et autour de la gare (Méditerranée, boulevard de Strasbourg).

En 1880, la ville en pleine expansion ouvre un réseau publique de tramways hippomobiles. En 1897, la première ligne de tramway électrifié est ouverte. Elles vont se multiplier et former le premier réseau de tramway de Montpellier, fort de 5 lignes, qui sera fermé en 1949, suite au manque d'entretien durant la Seconde Guerre Mondiale et à l'avènement de l'automobile, après-guerre.

Le phylloxéra d'abord, et la surproduction viticole ensuite, apportent pour quelques décennies un coup d'arrêt à l'expansion de Montpellier. Dans la lancée de la construction du nouveau théâtre, la ville se lance, néanmoins, dans le réaménagement urbanistique total et somptuaire de l'ensemble de la place de la Comédie entre 1885 et 1900, à l'architecture typiquement "parisienne" du Second Empire (hausmannienne) et de la Troisième République (utilisation de l'ardoise et du zinc pour les toitures). Une note, pour les visiteurs, parfois étonnante pour ne pas dire "exotique" dans une ville méridionale à l'exemple du surprenant et original immeuble dit du " scaphandrier " édifié en 1898. Son surnom est dû à sa rotonde d'angle coiffée d'une extravagante coupole en ardoises et zinc en forme de "bulbe". Cet élément d'architecture, pour le moins remarquable, vient d'être entièrement restauré. On notera que la place de la Comédie a obtenu, il y a déjà plusieurs années, un prix récompensant la qualité et la mise en valeur de son architecture par les éclairages nocturnes de ses façades et du théâtre.

Au XXe siècle

Manifestation du 9 juin 1907

Caricature représentant Marcelin Albert en Don Quichotte lors de la manifestation de Montpellier.
Manifestation du Midi viticole d'avril à juin 1907, par Pierre Dantoine.

La date du 9 juin 1907, avec le gigantesque rassemblement de Montpellier, va marquer l'apogée de la contestation vigneronne dans la Midi de la France. La place de la Comédie est envahie par une foule estimée entre 600 000 et 800 000 personnes. C'est la plus grande manifestation de la Troisième République. Dans son discours, Ernest Ferroul, en tant que maire de Narbonne, appelle à la démission de tous ses collègues du Languedoc-Roussillon. Il prône ouvertement la désobéissance civique. Quant à Marcelin Albert, il prononce un tel discours que le journaliste du Figaro en fut bouleversé et écrivit : « C’était fou, sublime, terrifiant »[17].

La révolte vigneronne reçoit l'aval de toutes les tendances politiques, des royalistes aux radicaux, tous soutiennent activement le mouvement. Tout le Languedoc est ligué contre Clemenceau, président du Conseil. L'Église catholique ouvre même les portes de sa cathédrale et de ses églises. Un communiqué de l'évêque Anatole de Cabrières, fait savoir qu'y seront accueillis pour y passer la nuit les femmes, les enfants et les viticulteurs grévistes[17],[18].

Le même jour, de l'autre côté de la Méditerranée, près de 50 000 personnes défilent dans les rues d'Alger pour soutenir leurs collègues métropolitains[17]. Le bruit ayant couru que l'armée était prête à intervenir, Pierre Le Roy de Boiseaumarié, avocat de formation, futur président de l'INAO et de l'OIV, dont la famille était installée à Vendargues, mit le feu à la porte du palais de justice de Montpellier pour empêcher la troupe, qui s'était cantonnée à l'intérieur, de tirer sur les manifestants[19].

Seconde Guerre mondiale

Durant la Seconde Guerre Mondiale, la ville fait partie de la Zone Libre, peu à peu soumise aux intérêts allemands, de par la collaboration du régime en place.

Le 13 février 1941, le maréchal Pétain, accompagné de l'amiral Darlan, rencontre le général Franco à Montpellier.

En 1943, le réseau de tramways de la ville, peu entretenu à cause des restrictions de guerre est victime d'un accident (déraillement d'un tramway du à un manque d'adhérence des roues aux rails, provoquant une collision entre deux rames). Ce drame cause la mort de 7 personnes.

La ville a toujours été un centre de résistance important. En témoigne l'activité de Jean Moulin, célèbre résistant français établi à Montpellier pendant une importante partie de la Guerre et dont le portrait photographique le plus célèbre a été réalisé sur la Promenade du Peyrou, à proximité d'un pilier de l'aqueduc des Arceaux.

La ville de Montpellier est bombardée plusieurs fois pendant la Seconde Guerre mondiale:

La préfecture de Montpellier où exerça Jean Moulin, et au balcon de laquelle Philippe Pétain et Francisco Franco se sont serré la main.

La ville est libérée par la 1re DFL (division française libre)[20].

Développement de la ville de 1945 à 1999.

Au XXIème siècle.

Emblèmes

Blasons

Blason de la ville de Montpellier, Hérault Montpellier
  • Description : D'azur à la vierge de carnation vêtue d'une robe de gueules et d'un manteau du champ, assise sur un trône antique d'or, tenant l'Enfant Jésus aussi de carnation vêtu d'azur, le tout surmonté des lettres A et M onciales d'argent et soutenu en pointe d'un écusson du même chargé d'un tourteau de gueules.
  • La vierge représentée est Notre-Dame des Tables, nommée ainsi en raison des tables des changeurs (de monnaies) qui se situaient à proximité de l'église Notre-Dame.
  • Les lettres A et M signifient "Ave Maria".
  • L'écusson d'argent au tourteau de gueules Image du blason des seigneurs de Montpellier constitue les armes des seigneurs de Montpellier (les Guilhem).
Blason de Montpellier

Pendant le 1er Empire, le blason de Montpellier changea légèrement. Montpellier fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient "D'azur à la vierge de carnation vêtue d'une robe de gueules et d'un manteau du champ, assise sur un trône antique d'or, tenant l'Enfant Jésus aussi de carnation vêtu d'azur, le tout surmonté des lettres A et M onciales d'argent et soutenu en pointe d'un écusson du même chargé d'un tourteau de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or"[21].

Logotype

logo de la ville de Montpellier Montpellier
  • Description : Sur un fond carré bleu, une lettre majuscule "M" en blanc, traversée par une ligne blanche.
  • Déclinaisons du logo :
    • SERM (Société d'Équipement de la Région Montpelliéraine)
    • Parc d'activités Euromédecine :
    • Montpellier Cœur de ville
    • Office de Tourisme de Montpellier
    • Montpellier Hérault Sport Club
    • District de Montpellier
    • Maisons pour tous
    • Montpellier écologie
    • Maison de l'Europe de Montpellier

Devises

Devise ancienne
« VIRGO MATER, NATVM ORA, VT NOS JVVET OMNI HORA. » (Vierge mère, priez votre Fils, pour qu'il nous vienne en aide à toute heure)
« De temps immémorial, les armes de Montpellier étoient la Vierge, assise sur une chaise antique d'or, tenant le Petit-Jésus entre ses bras, ayant sous ses pieds un écusson chargé d'un Torteau de gueules, que nos Anciens-Guillaumes avoient pris pour armes dans leurs expéditions à la Terre-Sainte. » À la demande des catholiques, ces armoiries ont été rétablies, en 1627, par M. de Fossez, gouverneur de Montpellier. La ville de Montpellier n'a pas de devise héraldique proprement dite ; mais on trouve sur d'anciens sceaux des consuls (XIIIe siècle) la légende ci-dessous : VIRGO MATER, NATVM ORA, VT NOS JVVET OMNI HORA. On l'a quelquefois considérée comme la devise de la Ville et parfois aussi fait figurer autour de l'écu municipal. Note de Charles de Tourtoulon, Aix-en-Provence, 1896..
Slogans récents

Saint patron

Démographie

Une croissance continue.

Au cours de la première moitié du XXe siècle, la croissance de Montpellier se fait à un rythme plutôt calme : 0,47 % par an en moyenne. À la fin du XIXe siècle et au debut du XXe siècle, elle n'est même pas la ville la plus peuplée du Languedoc, Nîmes la devançant de quelques milliers d'habitants. Par la suite, après la Seconde Guerre mondiale, avec notamment l'installation déterminante d'IBM et la restructuration de ses universités durant les années 1960, elle devient cinq fois plus importante : 2,2 % par an de 1954 au recensement de 1999. Un premier record est établi avec une croissance démographique annuelle de 5,3 % entre 1962 et 1968[22], due en grande partie à l'arrivée des Pieds-Noirs d'Afrique du Nord et à l'immigration du Maghreb et d'Espagne (la plus grande communauté espagnole de France se situe d'ailleurs dans la commune voisine de Mauguio).

D'après le dernier recensement de l'Insee, Montpellier compte 255 080 habitants en 2009, ce qui en fait la huitième ville française hors agglomération. Sa croissance annuelle est toujours très importante, oscillant entre 1 et 2 % depuis 1999, soit la deuxième croissance démographique française pour une ville de plus de 100 000 habitants, juste après Toulouse (avec toutefois un ralentissement de la croissance depuis 2006, à l'instar de cette dernière ville).

En 2008, la ville compte également 36 087 immigrés soit 14,3 % de sa population (dont 2,8 % nés en Europe et 11,5 % nés hors d'Europe, principalement originaires du Maghreb). Elle se place donc loin devant les moyennes nationale (8,5 %) et régionale (8,9 %) et en quatrième position parmi les villes de plus de 200 000 habitants juste derrière Paris (20 %), Strasbourg (19 %) et Nice (15,9 %)[23].

Le recensement de 2008 évalue à 383 972 habitants la population de l'unité urbaine (c'est-à-dire l'agglomération au sens géographique et statistique), soit le 15e rang français, à 409 113 habitants la population de Montpellier Agglomération (la communauté d'agglomération), et à 536 592 habitants la population de l'aire urbaine[24] (soit le 15e rang français).

Le recensement de 2006 précise que 21,9 % de la population montpelliéraine ont entre 0 et 19 ans, 62,7 % entre 20 et 59 ans, et 15,4 % ont 60 ans et plus[25]. Si la proportion de jeunes de moins de 20 ans est équivalente à celle de la région (qui en compte 22,1 %), la présence des universités fait que la ville attire de nombreux jeunes adultes. Ainsi, 46,1 % des Montpelliérains sont âgés de moins de 30 ans et seulement 15,4 % plus de 60 ans. La ville est ainsi plus jeune que sa région : le Languedoc-Roussillon compte en effet 33,3 % de moins de 30 ans et 26,9 % de plus de 60 ans[26]. Il faut également souligner que Montpellier accueille sur son territoire près de 55 000 étudiants qui sont, pour la plupart, inclus dans le recensement de population. C'est ainsi que l'on constate, par exemple, une grande différence entre le nombre total d'habitants (252 998 en janvier 2008) et le nombre d'inscrits sur les listes électorales (136 192 électeurs inscrits en juin 2009 sur la commune de Montpellier[27]).

Évolution démographique
1100 1180 1270 1348 1373 1382 1396 1404 1470 1600 1700
5 000 9 000 35 000 40 000 17 500 15 000 17 000 15 000 13 000 20 000 22 000
-*** -*** -*** -*** -*** -*** -*** -*** -*** -*** -***
*** Les nombres avancés avant 1806 sont des approximations tirées d'études historiques faites à partir de sources non chiffrées ; ils n'ont donc aucune valeur absolue.
1789 1806 1820 1876 1901 1911 1921 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009
29 500 33 264 35 123 55 258 75 950 80 230 81 548 90 787 93 102 97 501 118 864 161 910 191 354 197 231 207 996 225 392 251 634 255 080[28]
-*** -** 0,39 %** 0,81 %** 1,28 %** 0,55 %** 0,16 %** 0,72 %** 0,25 %** 0,58 %** 2,51 %** 5,29 %** 2,42 %** 0,43 %** 0,67 %** 0,93 %** 1,66 %** 0,46 %**
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes
* Enquête annuelle (nouveau mode de calcul du recensement) **Croissance annuelle par rapport au précédent recensement
  • Les nombres avancés avant 1806 sont des approximations tirées d'études historiques faites à partir de sources non chiffrées ; ils n'ont donc aucune valeur absolue.
Histogramme
(Élaboration graphique par Wikipédia)

Administration

Ancienne mairie de Montpellier (1972-2011)
Mairie de Montpellier depuis novembre 2011

Montpellier est la ville centre de la Communauté d'agglomération de Montpellier, qui compte 31 communes et 409 113 habitants en 2008. En 2010, la commune de Montpellier a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[29].

Maires

Liste des maires de Montpellier depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Émile Martin
1945 1953 Paul Boulet MRP Professeur d'Université
mars 1953 1959 Jean Zuccarelli PRV Avocat
mars 1959 1977 François Delmas UDF Avocat
mars 1977 2004 Georges Frêche PS Professeur d'Université
depuis avril 2004 Hélène Mandroux PS Médecin


Organisation politique

Conseil municipal de Montpellier (2008-2014)

Groupe Président Effectif Statut
PS, MDC et Apparentés Max Lévita 31 majorité
Société Civile Perla Danan 6 majorité
PCF Michel Passet 5 majorité
Centriste, MoDem et PRG Marc Dufour 5 majorité
UMP, Non-inscrits et Gauche moderne Jacques Domergue 9 opposition
EELV, NPA et FASE Jean-Louis Roumégas 5 opposition

Découpages administratifs

Les cantons

Le découpage des cantons

Montpellier est divisée en 10 cantons :

Les cantons de Montpellier
Canton de Montpellier-1 Canton de Montpellier-2 Canton de Montpellier-3 Canton de Montpellier-4
Canton de Montpellier-5 Canton de Montpellier-6 Canton de Montpellier-7 Canton de Montpellier-8
Canton de Montpellier-9 Canton de Montpellier-10
Autres cantons de l'Hérault


Les circonscriptions

Montpellier est divisée en quatre circonscriptions législatives :

Justice

Plusieurs juridictions ont leurs sièges en ville :

Agglomération de Montpellier

La place de la Comédie illuminée pour Noël

Économie

Montpellier a une économie diversifiée, ce qui correspond à un fonctionnement de ville moderne, et son industrie est très spécialisée dans le tertiaire supérieur : TIC, multimédias, biotechnologies, pharmacie. L'agglomération accueille notamment les sièges sociaux français de Dell (troisième constructeur mondial d'ordinateur), de Vestas (leader mondial de fabrication d'éolienne) et de l'équipementier sportif japonais Asics. Dans le domaine de la santé, le numéro deux mondial en ophtamologie Bausch & Lomb suite à l'acquisition du Laboratoire Chauvin et Horiba Medical fabriquant d'automate d'analyses médicales, filiale du groupe japonais Horiba, sont présents à Montpellier. Elle accueille aussi des centres de recherche de grandes entreprises internationales tel Alstom (Alstom Grid) et Sanofi (pôle neuroscience et cancérologie). Bien qu'ayant une position excentrée par rapport à la dorsale historico-économique européenne qui va de Londres à la Vénétie, ce qui est un inconvénient et sa taille relativement faible par rapport aux grandes villes méditerranéennes proches telles Marseille, Barcelone ou Gênes, elle tire son épingle du jeu et se situe au quart supérieur des villes européennes (étude sur les villes européennes 2004 DATAR). Montpellier est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Montpellier. Elle gère l’aéroport de Montpellier et l’Eurogare. Elle gère aussi le groupe Sup de Co, le CFA Commerce et distribution et le CFA de l’Hôtellerie et de la restauration. Avec 1000 salariés, IBM est un des premiers employeurs privés de la ville.

Montpellier est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie du Languedoc-Roussillon.

Montpellier est classée, selon une étude de la DIACT, comme une des métropoles régionales intermédiaires les plus attractives. Le classement ECER-Banque Populaire a élu Montpellier, 5e ville française préférée des entrepreneurs en 2010[30].

Enseignement supérieur

Le Pôle universitaire de Montpellier et du Languedoc-Roussillon regroupe les établissements d'enseignement supérieur de la ville et de la Région Languedoc-Roussillon.

Population étudiante

Montpellier est le 7e pôle universitaire de France après Paris, Lyon, Toulouse, Lille, Marseille et Bordeaux. On estime à près de 55 000 le nombre d'étudiants présents dans les trois universités montpelliéraines et les écoles supérieures (École supérieure de commerce, École nationale supérieure d'architecture, École nationale supérieure d'agronomie, École nationale supérieure de chimie, écoles privées...).

Son point fort est le nombre d'étudiants par rapport à la population soit 21 % (la seule ville européenne équivalente est Bologne, ce sont les deux plus vieilles universités d'Europe). Mais en France, la ville la plus étudiante est Poitiers, avec 22 % d'étudiants par rapport à la population totale.

Le taux de poursuite d'études supérieures dans l'académie de Montpellier est supérieur à la moyenne nationale (52,9 % contre 47,8 %)[31].

40 % des étudiants de Montpellier ne sont pas originaires de la région Languedoc-Roussillon, et 17 % sont de nationalité étrangère. Parmi les étudiants étrangers, une majorité vient d'un pays hors de l'Union européenne et 47 % sont africains.

Classes préparatoires

Le lycée Joffre

Le lycée Joffre

Le lycée Joffre accueille environ 800 élèves en classes préparatoires scientifiques, littéraires et commerciales.

Les classes scientifiques (500 élèves taupins) de Joffre existent depuis plus de deux cents ans. Les classes préparatoires littéraires (hypokhâgnes, khâgnes) comptent 200 élèves et les classes commerciales une centaine.

Le lycée Jean-Mermoz

Le lycée Mermoz propose des classes préparatoires scientifiques (PTSI-PT), ainsi que des classes préparatoires juridiques et économiques (préparation à l'ENS de Cachan).

Le lycée Jules-Guesde, anc. du Mas de Tesse

Le lycée Jules-Guesde propose des classes préparatoires économiques et commerciales option technologique et littéraires, ces dernières en partenariat avec l'Université Montpellier III.

Le lycée privé Notre-Dame de la Merci

Le lycée La Merci propose depuis 1991 des classes préparatoires scientifiques et commerciales.

Universités

La Faculté de Médecine de Montpellier (Université Montpellier 1)
L'Université Paul Valéry-Montpellier 3

Montpellier est dotée de trois universités :

La renommée des universités montpelliéraines est importante, notamment dans le domaine de la recherche médicale et scientifique, et ce depuis le Moyen Âge.

L'UFR de médecine de Montpellier (université Montpellier 1) est la plus ancienne faculté de médecine en activité au monde. Les cours de médecine et de droit débutèrent dès le XIIe siècle et la faculté fut instituée en 1220. Dès 1340, en avance sur le reste de l'Europe, elle créa un cours d'anatomie qui fit rapidement sa renommée et, en 1556, elle fut la première à se doter d'un amphithéâtre consacré à l'examen des cadavres. C'est à Montpellier que fut réalisée la première autopsie d'étude sur corps humain, au secret de la religion qui interdisait toute intervention sur des personnes décédées. Cette faculté a compté d'illustres étudiants et de grands praticiens, parmi lesquels Arnaud de Villeneuve, Guy de Chauliac (père de la chirurgie médicale[réf. nécessaire]), Nostradamus, François Rabelais (médecin humaniste), François de Lapeyronie (chirurgien du roi), Paul-Joseph Barthez (médecin personnel de Louis XVI et de Napoléon Ier).

Les bibliothèques des universités font partie de la BIU. L'UFR de médecine abrite une importante bibliothèque de 900 volumes manuscrits, dont 300 incunables, et 100 000 volumes imprimés antérieurs à 1800.

Grandes Écoles

Enseignement supérieur Privé

Transports

En voiture

Depuis l'été 2004, la quasi totalité du centre historique est piétonnier et n'est accessible aux riverains motorisés et aux livreurs qu'à des horaires fixes. Il est donc fortement recommandé aux touristes de laisser leur véhicule en dehors de la ville (il existe plusieurs parkings destinés à cela) ou, mieux, de venir en train. Les transports en commun au sein de la ville sont idéaux pour se déplacer l'esprit tranquille.

Transports urbains

Tramway de Montpellier : la ligne 1
Tramway de Montpellier : la ligne 2

La société Transports de l'agglomération de Montpellier (TAM) organise le réseau de transports publics de l'agglomération de Montpellier (bus, tramway, vélos en libre-service, automobiles partagées) ainsi que plusieurs parcs de stationnement. Certains services sont assurés avec les matériels et personnels de TaM, d'autres sont sous-traités à des entreprises privées, ou délégués à l'opérateur du département : Hérault-Transport.

La ville de Montpellier est desservie notamment par :

Chemin de fer

Article détaillé : Gare de Montpellier-Saint-Roch.

La gare voyageur de Montpellier est la gare Saint-Roch, baptisée ainsi en mars 2005. Elle permet notamment d'effectuer le trajet de Montpellier à Paris-Gare de Lyon par TGV en 3 h 15 depuis la dernière extension de la LGV Méditerranée en 2001.

Pour l'instant le tronçon Barcelone-Nîmes (passant par Montpellier) de ligne de grande vitesse reste à l'état de projet à cause de décisions ministérielles successives. Il est en concurrence avec le tronçon Nîmes-Narbonne-Toulouse-Bordeaux mais surtout avec le tronçon Bordeaux-Saint Sébastien.

De la gare de marchandises est issue la zone industrielle des Prés d'Arènes au sud de la ville.

Auparavant, de la fin du XIXe siècle au début de la seconde moitié du XXe siècle, Montpellier a été le terminus de plusieurs des lignes de la Compagnie de chemin de fer d'intérêt local du département de l'Hérault, gérée par le conseil général de l'Hérault, dont le célèbre « Petit Train de Palavas ».

Aériens

Montpellier possède un aéroport millionnaire en passagers et qui dessert de nombreuses villes européennes.

Urbanisme

Centre-ville historique, lieux et monuments

La tour de la Babote

Le centre historique de Montpellier est appelé l'Écusson. Ce nom est dû à sa forme en écu, bouclier médiéval et symbole héraldique. Ce centre historique reste très fortement marqué aujourd'hui dans le bâti montpelliérain car il est resté le cœur de la ville depuis le début du XIIIe siècle, et n'a pas subi de fortes destructions (hormis celles des églises lors des guerres de religion) contrairement aux faubourgs qui ont été détruits de nombreuses fois et intégralement du XIVe au XVIIe siècle. Il est limité par une série de boulevards qui suivent le tracé des anciennes murailles de la ville, comme c'est le cas de la majorité des villes européennes. De ces puissantes fortifications jamais prises, démantelées en partie sur ordre de Richelieu après le siège de 1622, il ne reste que 2 éléments notables:

La porte situé au débouché de la rue de l'Université (porte de la Salinière) n'est pas médiévale; les portes d'enceinte médiévales étaient toujours surmontées de tours. Elle a été bâtie à la fin du XVIIIe siècle par souci esthétique et en souvenir. Au XVIIe siècle, sur cette même ligne de l'ancienne fortification, est bâti l'Arc de triomphe ouvrant la vieille ville sur les Jardins du Peyrou, qui remplace lui aussi l'ancienne porte médiévale.

L'extrême centre de l'écusson a été bâti en « circulade » (rues Rebuffy, du Bayle, du Petit Scel, Philippy...).

On entend souvent dire que Montpellier compte peu de grands monuments et c'est vrai. Mais il est également certain que le patrimoine montpelliérain est largement ignoré et par conséquent très peu mis en valeur. Tous les anciens châteaux et palais que comptait la ville ont disparu, la plupart du temps détruits volontairement par les habitants; le principal palais se situait à l'emplacement du palais de justice. Mais la grande richesse de Montpellier n'est pas dans ses monuments mais dans l'ensemble de son bâti : la grande majorité des bâtiments de l'Écusson est d'origine médiévale, et même si très peu n'ont pas été remaniés depuis le Moyen Âge, il suffit d'ouvrir les yeux pour voir encore présentes dans les murs des dizaines de fenêtres de forme typiquement médiévale et des centaines de salles voûtées dont une bonne part sont également d'époque médiévale. La quasi totalité des bâtiments du centre sont, sur des bases médiévales solides, d'époque moderne. Il est impossible d'énumérer ici tous les immeubles et hôtels particuliers classés, mais on pourrait dire que presque toutes les rues de l'Écusson valent le détour, et c'est bien cela qui fait la richesse de la ville. Peu de villes de France peuvent se vanter d'avoir un patrimoine global aussi important, d'autant plus lorsqu'il jouit d'une aire piétonne aussi forte.

Ainsi on peut mentionner parmi les plus beaux endroits et éléments patrimoniaux de Montpellier :

Quartiers de la ville

Le quartier de la ZUP La Paillade qui regroupe près de 10% de la population de Montpellier

Depuis 2001, la commune de Montpellier est officiellement divisée en sept quartiers, eux-mêmes divisés en sous-quartiers. Chacun est doté d'un conseil de quartier et d'un adjoint au maire délégué.

Il est le cœur historique et économique de la ville de Montpellier.

Ce quartier essentiellement résidentiel se situe au Sud-Ouest de la ville de Montpellier et connaît une croissance importante avec le développement de la zone de l'Ovalie (création d'un important stade de rugby, construction d'immeubles...)

Ce quartier, majoritairement résidentiel accueille les classe moyennes de Montpellier, excepté le Petit Bard qui reste un quartier pauvre.

Ce quartier, situé à la périphérie nord-ouest de la ville, a longtemps été un des quartiers les plus pauvres de Montpellier. Aujourd'hui, le développement exponentiel des Hauts-de-Massane, quartier résidentiel aisé et le réaménagement progressif de la Paillade (création d'espaces verts et mise en service de deux lignes de Tramway) ont relevé le niveau de vie de ses habitants.

Ce quartier aisé est essentiellement résidentiel mais accueille aussi de nombreuses infrastructures universitaires et de grands espaces publiques (zoo, palais des sports...).

Ce quartier, encore inexistant il y a 50 ans est en pleine expansion. Des infrastructures commerciales s'y développent massivement et de nombreux immeubles y sont en construction. Les trois lignes de tramway de la ville de Montpellier y circulent et rendent très attractifs les espaces commerciaux qui s'y développent.

Ce quartier situé au Sud-Est de Montpellier est essentiellement résidentiel. L'autoroute A9 et la voie rapide Montpellier-Carnon en font une « porte d'entrée » de Montpellier.

Nouveaux quartiers et ZAC

Le centre commercial du quartier Antigone

Du fait de sa forte croissance démographique, la ville a fait d'énormes acquisitions foncières au cours des dernières décennies, développant la ville vers le sud et la mer. Ce sont des quartiers entiers qui sortent de terre au fil des ans. La mairie construit ces nouveaux quartiers sous forme de ZAC (zone d'aménagement concertée). À l'heure actuelle, il n'y a pas moins d'une quinzaine de ZAC programmées et une grande partie sont déjà en construction[35].

La ville dans sa politique de se développer vers la mer, un bon nombre de ces ZAC se trouve dans le quartier Port Marianne :

On peut également y noter les ZAC Rive-Gauche et République en projet et concertations, qui vont venir continuer de développer le quartier dans les années à venir.

Un nouveau projet a récemment vu le jour : en 2011, la nouvelle mairie à Port Marianne sera prête et il est prévu un renouvellement urbain du secteur de la mairie/Polygone, avec une tour écologique de 100 m de haut, un nouveau passage entre la Comédie et Antigone ainsi qu'un îlot de tours comprises entre 10 et 15 étages. L'îlot Du-Guesclin aux abords du viaduc du tramway dans ce même quartier devrait également faire peau neuve avec de nouveaux immeubles et aménagements ; le but du projet vise également à créer une cohérence et une continuité urbaine entre la Comédie, le Polygone, et la gare[36].

Culture

Musée Fabre - Le bâtiment de l'ancien collège des Jésuites
Réunion de famille de Frédéric Bazille, peint au mas de Méric au nord-est du centre de Montpellier.

Voir également Compétence culturelle de l'Agglo de Montpellier.

Musées

Châteaux et « Folies »

Article détaillé : Folie (Montpellier).

Montpellier et les artistes

Le Couvent des Ursulines, siège du centre chorégraphique national de Montpellier

Montpellier attire de plus en plus d’artistes, confirmés ou en devenir.

Montpellier est aussi une ville où se déroulent de nombreux festivals, dont certains de rayonnement international. Les artistes locaux aussi participent à ces événements culturels de qualité, que la ville accueille pour de nombreuses disciplines artistiques (cf. ci-dessous).

Festivals et manifestations culturelles

Vue sur le Carré Sainte-Anne.

Équipements culturels

Cinémas

Académie des sciences et lettres de Montpellier

Créée en 1706, sous le nom de Société royale des sciences, elle a repris vie en 1846 sous son nom actuel. Elle est composée de 90 membres titulaires.

Gastronomie montpelliéraine

On connaît quelques friandises typiques de Montpellier, comme les grisettes (bonbons au miel et à la réglisse) ou les oreillettes mais on connaît moins les plats traditionnels de la capitale du Languedoc-Roussillon qui sont pourtant nombreux et riches de saveurs. Parfumées d’aromates de garrigue et relevées d’épices, les recettes de Montpellier sont quasiment tombées dans l’oubli parce qu’elles ne sont pas commercialisées dans les restaurants de la ville et que les Montpelliérains d'origine sont en proportion minoritaire dans leur propre cité. Ces recettes ont été transmises de génération en génération, souvent oralement, dans les familles installées depuis plusieurs siècles dans la ville. La tradition culinaire est restée vivace dans les familles montpelliéraines, qui aiment se retrouver le dimanche autour de plus de 30 plats typiques, dont les principaux sont :

Médias

L'Émetteur de Bionne, principal émetteur de télévision et de radiodiffusion de Montpellier, située dans le quartier de la Martelle (plus haute structure de la ville, hauteur : 114 mètres)

Presse écrite :

Médias audiovisuels :

Médias web 2.0 :

Autres

Vie religieuse

Catholique

Procession lors de la fête de la Saint Roch, Montpellier, 17 août 2007

La sainte patronne de Montpellier est la Vierge Marie sous le vocable Notre-Dame des Tables; elle en est l'emblème de la ville (cf. blasonnement plus haut). Cependant, le premier des saints patrons de la cité fut saint Roch; il en est, aujourd'hui, le patron secondaire fêté le 16 août à l'occasion de nombreuses processions données dans la ville.

A Montpellier, se situe le siège de l'archidiocèse éponyme dont la cathédrale Saint-Pierre est l'église-mère; cependant, c'est la basilique Notre-Dame des Tables qui reste l'église-mère de la ville. La cathédrale Saint-Pierre constitue également une des étapes de la Via Tolosana du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Il y a longtemps, Montpellier faisait partie du diocèse de Maguelone avant de voir sa situation évoluer au fil des siècles:

Montpellier a, du point de vue catholique, une riche histoire qu'elle relève du passé avec la fondation de structures telles que l' Ordre des hospitaliers du Saint-Esprit (vers 1180) ou la Confrérie de l'Arche du Saint-Esprit; ou, plutôt du présent grâce à des associations telles que la Confrerie des Pénitents blancs de Montpellier. Au XIVe siècle, Montpellier se dota d'un couvent de Dominicains qui devint, plus tard, le lycée René-Gosse. La Maison Notre-Dame de la Merci est ce qui subsiste de l'implantation originelle (vers 1240) de l'Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci.

La cathédrale Saint-Pierre est érigée en archidiocèse métropolitain le 8 décembre 2002 par décret de la Congrégation pour les évêques. La Province ecclésiastique de Montpellier comprend à présent les diocèses suffragants de Mende et de Perpignan-Elne (auparavant suffragants d’Albi), de Nîmes (auparavant suffragant d’Avignon) et de Carcassonne (auparavant suffragant de Toulouse).

En sus des lieux de culte ordinaires, des messes selon le rite tridentin sont menées en l'église Sainte-Eulalie et en la chapelle de la Villa Sainte-Christine par l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre qui administre aussi le « Cours Notre-Dame[41]  ». Rassemblant environ 120 enfants, cette école primaire libre relève de l'enseignement hors contrat.

Orthodoxe

La chapelle Sainte-Philothée est utilisée par le culte chrétien orthodoxe du Métropole orthodoxe grecque de France dépendant de l'Église orthodoxe de Constantinople.

Montpelliérains célèbres

Personnes nées à Montpellier

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Montpellier.

Personnalités vivant ou ayant vécu à Montpellier

François Rabelais

Sport

Montpellier est l'une des villes les plus compétitives sur le plan sportif de haut niveau.

Elle a accueilli des rencontres du Championnat du monde de volley-ball en 1986, de la Coupe du monde de football en 1998, du Championnat du monde de handball en 2001 et de la Coupe du monde de rugby en 2007.

Le 17 octobre 2010 a eu lieu le premier marathon de Montpellier. Du 19 au 25 septembre 2011 se sont déroulés les championnats du monde de gymnastique rythmique. Le 16 octobre 2011 a eu lieu le second marathon de Montpellier. Du 23 au 27 mai 2012 se dérouleront les championnats d'Europe de gymnastique artistique masculine.

Principales installations sportives

Le stade de la Mosson.
La piscine olympique d'Antigone.
Le Park&Suites Arena.



Le stade Yves-du-Manoir.

Principaux clubs de sport

Ainsi qu'un autre club le MUC Montpellier Université Club faisant partie de l'UFOLEP.

Vie militaire

Unités militaires ayant tenu garnison à Montpellier :

Jumelages

Ancien panneau près de l'Office de tourisme de Montpellier, sur l'Esplanade Charles de Gaulle.

La ville de Montpellier est jumelée avec :

Notes et références

  1. Sur la carte topographique n°2743ET, titrée Montpellier, au 1/25 000e, (IGN, 3e édition, 2004), l'altitude minimale à Montpellier correspondrait aux rives du Lez à la limite avec la commune de Lattes. La route départementale 21, passant à proximité, est cotée à 9 mètres d'altitude à un emplacement où le Lez est endigué.
  2. a et b Sur la carte topographique n°2743ET, titrée Montpellier, au 1/25 000e, (IGN, 3e édition, 2004), un point d'altitude « 109 » est marqué au nord-est de Montpellier, près du château d'eau des « Hauts de la Paillade ». Dans ce secteur, une lecture des courbes de niveau donnerait une altitude maximale entre 110 et 120 mètres.
  3. a et b Itinéraire au départ de Montpellier - ViaMichelin
  4. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Unité urbaine de Montpellier
  5. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Communauté d'agglomération de Montpellier
  6. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Aire urbaine de Montpellier
  7. Distance entre Béziers et les plus grandes villes Françaises - La Commune, la Mairie de Béziers et sa ville (France / Languedoc-Roussillon)
  8. Liste des communes françaises par superficie
  9. Montpellier - Frejorgues sur www.infoclimat.fr, infoclimat.fr. Consulté le 5 février 2012
  10. La population et la géographie de Montpellier - Portail Ville de Montpellier
  11. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 97
  12. Mohammed Arkoun, Histoire de l'Islam et des musulmans en France du Moyen Âge à nos jours, 2006, page 47
  13. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA132
  14. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA10 Lettres patentes de Louis XI, Paris, le 12 septembre 1467
  15. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9), p. 326
  16. a et b Louis de La Roque, Armorial de la noblesse de Languedoc, Généralité de Montpellier, Volume 1 et 2, Paris, Félix Seguin, 1860
  17. a, b et c Midi 1907, l'histoire d'une révolte vigneronne
  18. La crise viticole de 1907 sur le site histoireduroussillon.free.fr
  19. 1907 à Vendargues
  20. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 32
  21. http://www.euraldic.com/txt_vbh019_montpellier.html
  22. Insee, 2002 - http://www.insee.fr/fr/insee_regions/languedoc/rfc/docs/doc_travail_atlas.pdf
  23. Commune : Montpellier - 34172 IMG1B - Les immigrés par sexe, âge et pays de naissance
  24. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Aire urbaine de Montpellier délimitation 2010
  25. http://www.recensement-2006.insee.fr/chiffresCles.action?codeMessage=5&zoneSearchField=MONTPELLIER&codeZone=34172-COM&normalizedSearch=&idTheme=3&rechercher=Rechercher Insee - Recensement de la population de 2006 - Évolution et structure de la population de Montpellier
  26. http://www.recensement-2006.insee.fr/chiffresCles.action?codeMessage=6&zoneSearchField=LANGUEDOC+ROUSSILLON&codeZone=91-REG&normalizedSearch=&idTheme=3&rechercher=Rechercher Insee - Recensement de la population de 2006 Évolution et structure de la population du Languedoc-Roussillon
  27. Résultats des élections européennes de 2009 sur Montpellier
  28. Population légale municipale au recensement de 2009, consulté le 29 décembre 2011
  29. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  30. Classement ECER 2010
  31. INSEE, 2003 - http://www.insee.fr/fr/insee_regions/languedoc/rfc/docs/syn0302.pdf
  32. Supexup publie tous ses résultats aux examens : voir supexup.fr et sites du Rectorat de montpellier et de la Fédération européenne des écoles.
  33. Gazette de montpellier, 2 octobre 2008
  34. Site officiel de la TAM
  35. Site de la ville de Montpellier
  36. http://www.montpellier.fr/uploads/Document/WEB_CHEMIN_5720_1215181693.pdf
  37. site internet du département de l'Hérault
  38. http://www.explorimmoneuf.com/ib-neuf/ibn-080801-marche-midi-1.php
  39. http://www.campus-montpellier.fr/
  40. Site officiel du Carmel de Montpellier
  41. Site du Cours Notre-Dame]
  42. Armorial du Souvenir
  43. voir ce lien, rubrique « Histoire(s) » (en remontant plus haut sur la page), où figurent deux clichés de la statue prise à Louisville aux États-Unis[1]
  44. voir ces liens attestant de ce nom[2](se rendre à la p. 84, IX, sur ce dernier lien),[3]
  45. Sur l'histoire de la statue de Louis XVI à Montpellier : Roland Jolivet, Montpellier secrète et dévoilée, 2003, ISBN 2-9513984-3-3, pages 40-45.
  46. Montpellierplus, 18 décembre 2008, n° 608, p. 6.
  47. Montpellierplus, 27 septembre 2011, n° 1205, p. 3.

Voir aussi

Bibliographie

Histoire de la ville

Géographie

Actualités

Liens externes

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