Hipster

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Hipster est un terme des années 1940 qui désignait à l'origine les amateurs de jazz et en particulier du bebop qui devint populaire dans ces années-là. Le hipster adoptait le mode de vie du musicien de jazz, notamment la manière de se vêtir, l'argot, l'usage de drogues, l'attitude détendue (« cool »), l'humour sarcastique, la pauvreté de rigueur et des codes de conduite sexuelle libre. Les premiers hipsters étaient généralement de jeunes blancs qui adoptaient le style des noirs urbains de l'époque. Ceux qui vinrent ensuite ne connaissaient pas forcément l'origine culturelle de ce mode de vie.

Le terme hipster a été réactualisé dans les années 1990 et 2000 pour décrire une classe de jeunes hommes et jeunes femmes d'une vingtaine d’années, de classe moyenne (supérieure), instruits, installés dans une ville, bien qu’ils proviennent parfois de toutes les parties du pays.

Origine du terme

Selon certaines sources, le mot hip serait originaire du Sénégal (probablement wolof) qui signifiait voir ou de hipi qui voulait dire ouvrir les yeux[1].

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Style de vie du hipster des années 1940-1950

L'auteur Frank Tirro, dans son livre Jazz, définit le hipster ainsi :

Pour le hipster, Charlie Parker était la référence. Le hipster est un homme souterrain. Il est à la Seconde Guerre mondiale ce que le dadaïste était à la première. Il est amoral, anarchiste, doux et civilisé au point d'en être décadent. Il est toujours dix pas en avant des autres à cause de sa conscience, ce qui peut le conduire à rejeter une femme après l'avoir rencontrée parce qu'il sait où tout cela va mener, alors pourquoi commencer ? Il connaît l'hypocrisie de la bureaucratie, la haine implicite des religions, quelle valeur lui reste-t-il à part traverser la vie en évitant la douleur, surveiller ses émotions, « être cool » et chercher des moyens de "planer". Il cherche quelque chose qui transcende toutes ces conneries et il le trouve dans le Jazz[2].

Le hipster commençait pratiquement toujours ses phrases par « comme si » (like), indiquant que ce qui allait suivre était la description d'une illusion[3].

Quand les premiers hipsters commencèrent à vieillir, ils inventèrent le terme hippie pour désigner la jeune génération de hipster de manière un peu péjorative. Les enfants du baby boom l'adoptèrent cependant positivement et le terme devint tout aussi « cool » à sa manière.

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Style de vie du hipster contemporain

Jeune hipster avec un vélo rétro et des lunettes de nerd.

En 2010, en France, un article indique que : « le terme est en train de s’imposer dans le paysage hexagonal. » Et le décrit comme « le nouveau sociotype fourre-tout »[4].

Aujourd'hui, les jeunes adultes hipsters s’intéressent à la culture et la mode « non-mainstream » (bien qu'en réalité ils soient justement le côté mainstream de la culture underground[réf. souhaitée]), souvent en provenance des milieux indépendants anglo-saxons. Cela comprend plus spécifiquement le rock indépendant, la musique alternative et électronique ; les films d’auteurs ; les tendances culturelles émergentes en matière de jeux, de sites Internet ; et une bonne connaissance littéraire et artistique.

Le terme « hipster » est aujourd'hui utilisé de manière contradictoire, rendant difficile une définition précise d’une culture identifiable parce qu'elle est un mélange de styles, se revendiquant elle-même comme « en mutation ». En effet, la particularité des hipsters est d’être considérés comme « inclassables » même s'ils reprennent les codes de générations précédentes avec une touche « rétro » revendiquée.

Leurs valeurs sont : « la pensée indépendante, la contre-culture, la politique progressiste, la créativité, l’intelligence, un humour acide et décalé »[réf. nécessaire]. Cela se traduit aussi dans les choix vestimentaires: ils rejettent les attitudes « ignorantes ou incultes » du consommateur considéré comme lambda. Cela peut-être au risque de s'enfermer dans la contestation de ce qui est connu, et ils sont ainsi souvent caricaturés comme étant des « haters ».

En 2011 en France, un article titre « La mort du « hipster », ce subversif de pacotille, est imminente »[5].

Cette mort annoncée du hipster pourrait simplement venir du fait que le style hipster, qui est par définition à contre courant, est justement devenu branché, à la mode, ce qui va a l'encontre de l'essence même du hipster.

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Références

  1. Prentiss Riddle: Language: Hip means "enlightened" in Wolof à partir de Hip: The History de John Leland
  2. Jazz a History de Frank Tirro, Norton 1977
  3. Marty Jezer dans The Dark Ages: Life In The U.S. 1945-1960
  4. Pister le hipster, Slate, 22 novembre 2010
  5. Alléluia ! La mort du « hipster », ce subversif de pacotille, est imminente, Rue89, 19 décembre 2011
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Dernière modification le 6 mai 2013, à 15:43